Superficiel et léger

J’ai envie de glace au yaourt, de parler course à pied, balades en montagne, dessin, cuisine et musique. Photo évidemment. J’ai envie d’un grand plongeon dans une eau transparente, comme les images de Corse des prospectus Corsica Ferries. A écrire cela je pense au Bleu presque transparent de Murakami ce qui n’a rien à voir. Et je raconte n’importe quoi ; je fais une pause et je reviens.

Et je reviens.

Je me demande si cet endroit ne m’a pas échappé. Régulièrement j’hésite à poster certains articles que je considère comme ne collant pas avec l’ensemble. Pas assez profond, pas assez noir, pas assez ceci et pas assez cela. Abyme de stupidité sans fond, l’idée est bien de lâcher ce qu’on a envie. Que les robots ne sachent pas où nous caser importe peu. N’importe pas en fait. Etre inclassable serait une preuve de… je ne sais pas. Preuve de rien. D’ailleurs je me demande déjà quelle catégorie et quels tags coller à ce billet pour qu’il soit classé. La boucle est bouclée, ou rompue suivant le point de vue. A force de s’exposer le nombril dans l’extimité des internets il faudrait prendre garde à ne pas se voir soi-même par le prisme partiel de ce que l’on écrit. Passer du journal ordinaire à la schizophrénie ordinaire.

Tout ceci ne m’enlève pas mes envies. Je vous laisse vous débrouiller avec ce texte, je vais aller me chercher une glace. Bisous.

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