Sauterelle, bisaïgue, plomb et ciseaux

Mercredi nous avons suivit un stage découverte du métier de charpentier. J’ai ramassé Sam à 8h30 devant chez lui puis nous avons pris la direction d’Echirolles où siège la Fédération compagnnonique des métiers du bâtiment.

Arrivés sur place, après avoir cherché l’entrée quelques minutes nous avons trouvé notre formateur à l’angle d’un couloir. On discute un peu, on s’explique un peu puis il nous fait rentrer dans une pièce. Et là :

  • C’est une classe
  • Il y a des élèves
  • Ils sont jeunes
  • Il y a un sujet qui nous attend
  • Sam n’a pas de stylo
  • Je n’ai pas de stylo

On doit faire un plan à l’échelle 1/2 à partir de côtes qui nous sont données. Sam apprendra pour le coup que 714 divisé par 2 ne fait 307, mais c’est une autre histoire. Du papier, un crayon, une règle, une équerre et une gomme. Stupeur : qu’est ce que c’est que tout ça.

Après cette mise en route intellectuelle, on rediscute un peu, on se réexplique, et on passe à l’atelier. Il faut dessiner sur toutes les poutres les coups de scie à donner, les morceaux à faire tomber, les endroits à évider. Pour ça on utilise la règle et la sauterelle qui nous permet de repiquer des angles à partir de notre dessin du matin. Après s’être planté dix fois, avoir re-mesuré vingt, notre tas de bois est prêt. Y’a plus qu’à scier.

Y’a plus qu’à.

Après une pause déjeuner au Mac Do -mon estomac s’en rappelle encore- du coin, on retourne à nos scies, nos ciseaux, nos clous et nos marteaux. Et, il faut bien l’avouer, on est vraiment pas doués. On ne sait pas scier droit, le ciseau à bois éclate autant le bois que nos petits muscles atrophiés, on s’y reprends plusieurs fois, le formateur vient rattraper nos erreurs.

Au final les pièces ne s’emboîtent pas comme elles devraient mais en mettant le tout sous pression avec un serre-joint ça passe.

On cloue.

Le soir j’appelle Sam pour savoir si il est aussi défait que moi. C’est pire : ça me rassure.

Le 13 en force
A la traîne