Pacte écologique

Je viens de terminer la lecture du livre de Nicolas Hulot Pour un pacte Ecologique.

Des constats, des chiffres, des propositions, un discours posé : j’adhère.

L’idée maîtresse est que la crise écologique est mère des problèmes à venir :

conflits pour l’accès aux ressources
conflits pour l’accès à l’eau
conflits pour l’accès aux énergies
problèmes pour nourrir la population mondiale et notamment, dans les pays les plus pauvres
maladies émergentes
augmentation des flux migratoires
A ce titre, on peut noter que, pour la première fois, mardi 17 avril 2007, le Conseil de sécurité de l’ONU a présenté, le changement climatique comme une menace potentielle pour la paix et la sécurité internationales.

Merveilleux.

Parmi les sources de cette crise écologique on peut citer :

  • une économie basée sur le cycle achat-consommation-poubelle et construite sur l’idée qu’une croissance infinie est possible
  • une énergie peu chère
  • un morcellement du territoire en zones résidentielles, d’activités, commerciales et de loisir
  • une agriculture non respectueuse de l’environnement, massivement consommatrice d’hydrocarbures
  • j’en passe

Je voulais surtout souligner un passage qui explique une des choses qui me pèse le plus : l’immobilisme de mes concitoyens

La difficulté à admettre la gravité du défi tient, par ailleurs, aux conditions socioculturelles contemporaines, dont certaines plongent leurs racines dans les siècles passés. Nos sociétés continuent de porter des présupposés qui empêchent de reconnaître la réalité des enjeux. Par exemple, la croyance persistance que la nature est un réservoir de ressources illimitées et à la seule disposition de l’espèce humaine, que notre espèce est indépendante ou au-dessus des lois naturelles, que l’homme tout-puissant sera capable de résoudre l’ensemble des problèmes grâce à son intelligence et aux apports de sa science et de sa technologie.

Cette situation d’incompréhension, de sous-perception , voire de déni des problèmes écologiques, est largement accentuée par la perte de contact direct avec la nature chez un nombre de plus en plus important de nos contemporains. La moitié de la population mondiale vit désormais en milieu urbain et artificialisé (près de 80% en France). Parmi ces populations urbanisées figurent des générations qui n’ont jamais vécu en relation avec la nature, si ce n’est au cours de loisirs dans des espaces aménagés ou au travers de quelques émissions de télévision. Le milieu naturel tend ainsi à devenir un univers lointain, abstrait, réduit à une toile de fond des activités humaines ou une esthétique virtuelle. La conscience des interactions entre les agissements humains et leurs impacts sur ce milieu s’avère alors très limitée, et la déresponsabilisation peut se généraliser.

Je vous invite à signer le pacte écologique.

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