Action discrète et l’identité nationale

Je profite de mon velotaff hebdomadaire (ou plus si affinités) pour écouter mes podcasts en retard. La liste est longue car pour les podcasts c’est un peu comme pour les blogs, je m’abonne puis je croule sous les lectures.

Parenthèse – Je viens de faire les comptes, j’ai 184 flux dans mon netvibes et une dizaine d’abonnements podcasts ; c’est finalement sans rapport. Je lis, mais j’écoute peu donc. Fin de la parenthèse

Ce matin j’en suis rendu à Eclectick, l’émission du 16 janvier 2010. Il a été indirectement question du débat sur l’identité nationale avec l’intervention des gens de Action Discrète (émission humoristique diffusée sur Canal+).

Ils ont participé au débat sur l’identité nationale organisé à Troyes, en décembre 2009 sous la direction du préfet de l’Aube, Christian Rouyer, ce qui donne à peu près ça:

– Quand j’entend ce que j’entends ; quand je vois ce que je vois, j’ai honte d’être Français. Et j’en suis fier ! J’en suis fier !
– Non, il n’y a pas de quoi être fier monsieur. Moi je suis fier de vous dire que si vous avez honte, et bien je n’en suis pas fier.
– Et bien moi, j’ai honte pour vous monsieur.
– Je suis fier de ne pas avoir honte monsieur.
– Et bien moi j’ai honte de ne pas être fier.
– Et bien c’est honteux !
– C’est vous qui êtes honteux monsieur ! J’ai honte pour vous.
– Moi je n’ai pas honte de vous dire que vous n’êtes pas fier et que c’est ça qui fait la honte d’un pays. Avoir honte de la fierté qu’on devrait avoir alors qu’on a honte de sa fierté. C’est honteux monsieur.
– Vous pouvez répéter ça monsieur ?
– Je dis que avoir honte de la fierté qu’on devrait avoir pour un pays et bien c’est la honte. Et y’a pas de quoi être fier !
– La honte d’être fier c’est la fierté d’avoir honte !

… le grand n’importe quoi.

– C’est une honte d’être fier d’avoir honte, monsieur ! C’est ça la honte.
– Non ! C’est vous la honte monsieur !
– Et vous ne faites pas le fier.
– Je suis Français moi monsieur !

… et de chanter la marseillaise.

– C’est français ça monsieur !

Bref, c’est le grand n’importe que et c’est le genre de petites choses qui me ferait regretter de ne pas avoir la télé.

Les jours de grèves
Boîte à mots