Quelques poux en provenance de l’école, séances de shampoings, nettoyage de couettes et inspection des crânes.
Les poux: plaisir d’offrir, joie de recevoir.
Quelques poux en provenance de l’école, séances de shampoings, nettoyage de couettes et inspection des crânes.
Les poux: plaisir d’offrir, joie de recevoir.
Hier après-midi j’ai vendu mon Twin Reverb, échangé le silverface contre une improbable liasse de billets de cinquante qui traine encore sur le bureau. Cet ampli je l’avais acheté au lycée, un essai sur le carrelage marron de La Boîte à Musique m’avait donné l’envie, j’étais revenu, revenu encore. Je ne me souviens plus trop comment j’avais présenté la chose à mes parents, surement naîvement d’un tiens au fait qui ne trompe personne. Le livret A avait surement dû en prendre un coup aussi. J’avais acheté mon premier ampli à lampes. J’ai oublié l’année.
Quatre 6L6, des 12AX7, des 12AU7 et 12AT7, deux gros HPs JBL et un transfo énorme. Reverb à ressort et vibrato. Un intransportable pavé de quarante kilos. Mais un intransportable pavé qui sonne.
Ca faisait quelques années qu’il végétait, faute de temps, de trop de puissance pour la vie en appart et de trop lourd. A quoi bon garder ? Autant qu’il serve. Le plus logique était la vente. Vendu.
Pour moi c’est une page qui se tourne. Sans pour autant me mettre en bas, l’avoir vu partir fait quelque chose. Si j’avais changé plus souvent ou plusieurs fois il y aurait probablement eu moins d’affectif, quand on a l’habitude de se séparer des choses on les charge moins en sentiments, mais je suis plutôt du genre à garder, du genre à utiliser l’objet comme support du souvenir. Taré.
Vendredi soir j’ai joué une dernière fois, fait cette vidéo pour le fun, pour la mémoire. Une petit improvisation tranquille, la guitare mal accordée et quelques pains rythmiques. So long mate.
Allez savoir pourquoi ça fait deux heures que j’ai le On va s’aimer de Gilbert Montagné dans la tête.
Retour d’une semaine de ski dans le massif de la Tarentaise avec les filles et leur cousines. Une semaine entre ski, luge, club piou-piou et passage d’ourson. Vue sur le Mont-Blanc et passage à 2013 en raclette. C’était chouette.
La semaine au ski, je ne devais pas avoir fait ça depuis mes quinze ans. Mon oncle emmenait les trois cousins une semaine à l’Alpe d’Huez. Avec sept mois d’écart l’un de nous était grand préma pour bénéficier du tarif famille nombreuse sur les forfaits. On skiait, on lugeait, on patinait, on jouait à Ys sur la Master System de mes cousins et on dormait dans des lits à étage. C’était encore des années en 19 mais casiers à ski, moon-boots et télésièges n’ont pas tellement changé.

J’avais oublié les rainures laissées par les dameuses et le bruit du pas qui s’y pose. Genre scronch, scronch. Bonne année à tous, de beaux projets, des amis et tout ce qui va avec. De mon côté je vais essayer de caser mes pieds un peu partout.
On a fait quelques jolies sorties au cinéma ces dernières semaines, Les enfants loups – Ame et Yuki, Les cinq légendes avec les filles et Jours de pêche en Patagonie hier soir en amoureux.
Les enfants loups – Ame et Yuki de Mamoru Hosoda
Je ne vous fais pas le synopsis de cette histoire d’homme-loup, des enfants issus de ces amours étrange: les enfants loups c’est avant tout l’histoire d’une maman. L’histoire d’une maman, de ses enfants. L’histoire du choix. L’homme-loup japonais contrairement au loup-garou européen fait le choix de l’un ou de l’autre sans monstruosité. J’avais un peu peur que les transformations soient quand même un peu rudes pour les filles, ambiance Manimal qui se change en panthère, mais ici les enfants passent de l’un à l’autre en secouant la tête. Naturel et joli.

Une des choses qui m’a marqué dans ce film c’est l’importance donnée aux livres et au savoir. L’histoire débute sur les bancs d’une université, prise de notes et bibliothèque, Hana revient toujours vers les livres quand elle doute. Au final le savoir livresque est quand même remis en question face au savoir pratique des gens de la campagne ou face au savoir du maître mais il y a un rapport particulier à cette connaissance disponible du livre. En parlant de campagne, on retrouve un peu l’ambiance du voisin Totoro de Miyazaki.
Une autre chose qui m’a marqué c’est l’importance du silence. Ce n’est pas un film silencieux à proprement parler mais il y a du silence, des personnages suggérés plus que dessinés, du flou. Il s’en dégage une ambiance particulière.
Les enfants loups c’est un film sur la famille, un film sur le sens de la vie, un film sur le soi, un film sur le choix. Un beau film tout simplement.
Les cinq Légendes
C’est sûr que l’histoire alliance de gentils pour combattre le grand méchant de retour n’est pas vraiment neuve mais dans l’ambiance fin d’année/Noël j’ai trouvé assez chouette de s’émerveiller un peu. D’autant que le côté en s’unissant tous on va gagner donne toujours la chair de poule au bon public que je suis. Ceci dit ce que j’ai vraiment apprécié dans le film c’est, à un moment où ma grande s’interroge sur l’existence de tout ça, le discours sur les belles histoires qui n’existent que si on y croit. En d’autres termes ça n’existe pas mais on fait comme si parce que c’est chouette.

Ça me rappelle les noëls où gamins nos parents nous laissaient, au retour de chez les grands-parents, dans la voiture, dans le noir du garage pour aller voir si il est passé. Excitation maximale. J’ai oublié dans quelles circonstances j’ai pu avoir tel ou tel cadeau mais je me souviens très bien de cette attente. Insupportable et magique.
Jours de pêche en Patagonie de Carlos Sorin
Plus sobrement appelé Dias de pesca en VO, j’imagine que l’ajout de la Patagonie au titre est là pour attirer l’amateur de voyage, le Jours de pêche est un film bizarre. Il ne se passe rien. Rien au sens d’une intrigue, d’une énigme ou d’un rebondissement. C’est la vie qui passe. La vie d’un homme qui voyage vers le sud pour aller voir sa fille. On s’arrête dans des stations-services le long de routes infinies. On croise d’autres gens. On discute. On s’entraîne au lancer dans de petits ports où sont amarrés d’énormes bateaux.

Visuellement ça m’a rappelé notre voyage en Islande. Le côté station-service et port de pêche probablement. Par son rapport à l’intime ça m’a rappelé un autre film de Carlos Sorin, Historias minimas. Je ne saurais dire pourquoi le film m’a tant plu. C’est touchant.

L’étrange orange. Potimaron.
Un blog moribond c’est comme un vieux copain. On le croise au hasard et on voudrait parler encore comme si c’était hier. Rire fort en parlant de demain, comme un bon vieux temps qui serait toujours là. Dans les faits ça se passe toujours dans une sorte de malaise et de qu-est-ce-tu-deviens douloureux. Il y en aurait pourtant des choses à raconter, à se raconter.
Ca m’est arrivé une foi de croiser un copain perdu de vue et que ça se passe bien, comme dans un roman de Anna Gavalda. Nez à nez à l’ouverture d’une porte de métro un vendredi soir où j’étais à Paris pour une formation, aller boire un café et parler de tout, comme hier, assis sur la banquette en skaï mitée d’un bistrot, face à la Gare de Lyon. Une fois. Il faut dire que ça n’était pas un ami proche, c’est probablement ça qui nous a sauvé du malaise, la conversation était aussi intime et distante qu’avant.
Bref, de passage sur le blog en cette période de vacances, deux trois photos de Londres et un joyeux Noël.



Pour le week-end une jolie vidéo qui me place étrangement entre le bonheur et le spleen. La faute au piano probablement, la mélodie des mots aussi. Argentine, Chili, Bolivie.
A deux minutes vingt-huit: le bruit du vent.
Je n’ose imaginer le temps passer en editing pour monter des mois de rushs, ni le temps passé pendant le voyage attends faut que je film ça !. C’est d’ailleurs un truc que j’ai du mal à faire, arrêter tout le monde pour mes envies d’images. J’imagine que la perspective est différente quand on part avec le but avoué d’en faire.
South America.
Je voulais faire un billet sur le mariage pour tous, expression que je trouve plus respectueuse que celle de mariage gay qui sous-tend que ce mariage là serait spécial, différent, autre. Ce n’est pas le mariage qui est gay mais bien les gens qui se marient ; après je peux concevoir que mariage gay cela fasse plus vendeur, plus problème sociétal.
Bref.
Je voulais donc faire un billet sur le sujet jusqu’à ce que je me rappelle de ça. Arguing on the internet. Even if you win, you’re still retarded..
Anyway.
On m’a montré une homosexualité contre nature. On m’a parlé de l’Institution du mariage. Après j’ai surtout vu des gens crier.
Je voulais donc faire un billet sur le sujet, parler de droit et de république, parler de cette étrange peur de l’égalité mais finalement le plus évident est quand même que quand Pierre aime Paul ou quand Thérèse pense à Marie, on parle avant tout d’amour. Il me semble que le mariage c’est surtout ça.
Loin de moi l’idée de transformer ce blog en blog culinaire (quoique), mais la fournée de pancakes de ce samedi matin m’a fait envie. Comme j’ai tendance à mémoriser plus facilement les recettes à nombres ronds ou quand tout est multiple de tout, voici la recette des pancakes 25, adaptation perso pour mémoire défaillante d’une recette choppé sur internet :
Pour ceux qui regardent aux calories, pas la peine de couper en sucre et beurre j’ai déjà divisé en deux mais bon il faudra quand même prévoir 25 séances de trail pour compenser tout ça.
Pour la préparation je ne me complique pas, je la fait au robot avec le couteau métal. Tout dans la cuve et feu :
Après normalement ça doit reposer une heure au frais, mais à moins de se lever à 6 heures du matin le samedi ou d’aimer déjeuner à onze heures ça me parait difficilement jouable. Perso j’ai fait reposer dix minutes et c’était parfait.
Pour la cuisson :
En terme de quantité ça nous a fait un peu plus de trois pancakes par personne (on est quatre) mais ça dépendra de la taille de vos louches.
Et voilà !
On croise souvent des couleurs, certaines nous arrêtent, d’autre pas. Mon trip c’est les couleurs naturelles, comprendre fruits, légumes, forêts, nuages et plumes, qui semblent artificielles -pour ne pas dire sur-naturelles- de par leur rendu. La photo ne rend pas grâce à ce violet incroyable, le chou rouge, mais le téléphone était plus accessible que l’appareil.

Étrange d’ailleurs comme les pellicules et capteurs ont du mal avec certaines nuances. Ça vaudrait le coût de voir ce que ça rend avec quelque chose de plus évolué que mon téléphone.
Sur ma pile de livre il y a, entre autre choses, les Petites leçons de culture générale par Eric Cobast. Je ne me souviens plus trop comment le bouquin a atterri là, encore une histoire de couverture -elle est si jolie en bleu rayé vert- sans doute. Plutôt agréable et facile avec une organisation systématique en définir, composer, approfondir, ça se lit comme un petit sablé avec le café: par petits chapitres.
Parfois des raisons de sourire, de s’énerver ou pleurer, selon le cas, selon le mood du jour. Intéressant toujours.
Chapitre six, la culture:
L’art est métis. Par définition d’abord , puisqu’il réclame le mélange d’un savoir-faire, une technique, et de ce qui ne peut ni s’acquérir ni se transmettre, le génie. Ainsi l’artiste est il fondamentalement un « homme mêlé » qui sait également puiser son énergie créatrice dans la rencontre de l’inconnu, voire de l’inattendu. Le métissage est aussi le coeur de son inspiration (…)
La culture peut elle faire l’objet de ces vastes marchandages ? La réponse n’est sans doute pas à chercher du côté de l’indignation vertueuse qui s’offense de voir les créations reléguées à l’état de simples produits. L’art et l’argent ont depuis longtemps partie liée ! C’est plutôt la nature du marché qui ne laisse pas d’inquiéter (…) Contre le métis, bel hybride fascinant, il oppose le « standard ».
(…)
Le mot « philistin » (…) désigne (…) « un état d’esprit qui juge tout en terme d’utilité immédiate et de valeurs matérielles et n’a donc d’yeux pour des objets et des occupations aussi inutiles que ceux relevant de la nature et de l’art ». Le philistin, voilà donc l’ennemi tout désigné de l’artiste. Au XIXème siècle, le mot sonne en effet comme la pire insulte (…) il incarne toutes les valeurs d’une société « bourgeoise » et pour cela même exécrée. C’est contre lui que l’artiste se constitue et produit une oeuvre à l’inutilité flamboyante.
Avec l’air des masses, il devient utile de se distinguer, et le philistin ressent ce besoin comme les autres. La culture apporte ainsi de la valeur qu’elle peut ajouter. Elle devient signe extérieur d’exception, le principe même de son rejet du philistin est pour ce dernier un nouvel indice du prix qu’il convient de lui accorder. (…) Enfin reconnue, la culture l’est à titre de « marchandise », elle se découvre n’être qu’un signe extérieur de richesse.
(…)
En donnant du prix à ceux qui n’avaient d’autre objectif que de le dévaluer, M. Homais a montré sa grandeur d’âme, il a surtout montré que tout s’achète : rien ne résiste plus très longtemps à l’esprit de calcul. La force du fonds de commerce, c’est qu’il est sans fond !
Joie et bonheur !
Note: Si d’aventure M. Cobast passait par là, j’espère qu’il ne prendra pas ombrage des (nombreuses) lignes copiées ici.

Depuis juillet et la rencontre avec le sieur Guitoune la fréquence d’entraînement a quelque peu augmenté: 71 kms pour 1468 mètres de dénivelé positif en aôut, 102 kms pour 4278 mètres en septembre et 104 kms pour 4691 mètres en octobre.
Vu l’allure que ça prend on devrait être au Mont Blanc pour novembre.
Notre terrain de jeux se situe plus ou moins à la verticale de Montbonnot, droit dans la pente sur le Saint Eynard et les chemins forestiers qu’on trouve un peu partout. C’est assez varié avec de la piste, des sentiers un peu gras, des pierriers, des ruisseaux, des sous-bois de feuillus, de conifères. Le seul inconvénient c’est que soit ça monte (fort), soit ça descend (fort). L’avantage c’est que ça permet de faire des sorties « efficaces » en peu de temps, le temps d’une pause entre midi et deux.
Ce que je constate c’est que le passage de un ou deux à trois entraînements par semaine change la donne au niveau performances et gestion de la fatigue. L’ajout de cette troisième séance fait passer de l’entretien au progrès. Enfin en ce qui concerne ma personne, ma jeunesse sans sport et ma passion du fromage. J’imagine que ça change d’une personne à l’autre sur des questions d’âge, d’antécédents et de mode de vie.
Ce que je constate aussi, c’est que, malgré les bonnes sensations, j’ai toujours la même tête de zombie à l’agonie sur les photos. Ça doit être mon côté blond.

En détails pratiques j’ai troqué mes Asics Trabuco pour des Brooks Cascadia parfaites. Accroche, amorti, relance et toute la longue liste des superlatifs. J’ai aussi migré mes stats de runkeeper à runtastic. A priori pas grande différence entre les deux systèmes, surtout pour ce que ça sert de noter toutes ses sorties, j’y ai juste plus d’amis. Donc plus de motivation. Et ça c’est bon.
Ce billet me donne l’étrange impression d’avoir été écrit avec les pieds. Sans humour déplacé évidemment.
EDIT: tant de photos de moi au même endroit c’est dérangeant.
Voici une vidéo que j’aime bien. Karol’s garden. Ça sent bon le power trio guitare, basse, batterie, les amplis à 12 et quelque chose de tournant dans le son. L’anglais a une forte couleur française mais ça colle plutôt bien. En tout cas: j’aime.
Sûr que je ne suis pas forcément impartial, voir fortement partial, vu le guitariste familial et les relents de mon adolescence. La période où j’écoutais dans le walkman de ma soeur une maquette faite à la cave sur un quatre pistes à cassette qui jouait le soldat soviétique.
Étrange d’ailleurs ces choix d’adolescence qu’on traîne encore. Mon cousin avait une strat, japan la première, rouge à plaque blanche. Des années après il a changé pour une autre, noire, qui lui est restée. De mon côté j’avais bossé l’été (plusieurs étés), pour payer une Les Paul. Je crois que c’était surtout pour faire Slash, on ne se refait pas, mais le fait est qu’elle est toujours devant moi vingt ans après. Ce qui est d’autant plus bizarre que j’aime surtout des guitaristes qui sonnent strat. Nonsense.
Il y a deux semaines j’ai passé quelques jours à Paris. L’occasion de rencontrer des gens, de manger un bout avec mon cousin et sa douce et l’occasion de sourire à la question (posée deux fois) de savoir si oui ou non les Grenoblois se baladent en ski et pulka dès les premiers jours de l’automne.
Force est de constater que la météo leur donne raison.

Je devais normalement courir le Grenoble Ekiden, le relais de sept kilomètres en fin de boucle, mais la course a été annulée pour cause de neige. On avait déjà pris un temps pourri en 2010 avec des relais sous la pluie, ils doivent commencer à croire qu’ils sont maudits. Ah tiens une vidéo :
Bref on a fait de la luge dans le parc.
Vu le temps on a ressorti les animaux d’Afrique, les peintures et les pinceaux. Julie avec les crayons aquarellables de ses sept ans, Marie à la gouache.
On avait trouvé, il y a déjà un an ou deux, une série d’animaux en cartons, prédécoupés, à plier et peindre. On complète notre ménagerie les jours de pluie. Aujourd’hui on rajoute une famille de lions rouges, orange, verts aux yeux bleus et une girafe à la tête rose, tachée de jaune aux pattes bleues et vertes. C’est plus joyeux qu’un beige savane qui tenterait une copie d’un réel hors de portée. D’ailleurs à mes débuts de papa, si on peu dire, je pensais qu’un lion c’était beige et qu’une girafe tirait plutôt vers le jaune taché de marrons. Heureusement qu’on rajeunit en vieillissant.

D’un point de vue intendance je leur sors des pinceaux petit-gris de bonne facture, mon impression est que les enfants (comme les adultes) prennent plus de plaisir à travailler avec du bon matos et qu’ils savent faire la différence. Pour l’eau, après avoir longtemps utilisé des pots de yaourts en verre on est passé, attention tips hérité des cours du soir aux beaux-arts de l’année dernière… aux barquettes plastiques de fromage blanc en faisselle. Zéro risque de casse, quatre pots solidaires qui évitent le coup de coude malheureux et qui permettent de gérer plusieurs dilutions ou… plusieurs enfants. Le top.
Après, comme Julie galérait un peu avec ses crayons on a regardé de l’aquarelle sur youtube.
Demain nous fêtons les huit ans de Julie. J’allais dire déjà mais la vérité est qu’il y en a eu des choses en huit ans. Ne serait-ce qu’un deuxième enfant, un nouveau boulot, deux apparts, un bon coup de vieux quand je revois ma tête d’il y a peu et une somme de petits changements qui mis les uns derrières les autres font huit. En attendant demain, je couds: Julie nous a demandé la cape de Mendoza pour son anniversaire.

On parle évidemment du Mendoza des Merveilleuses Cités d’Or. Le grand brun ténébreux à la cape bleu et rouge qui flotte dans le vent. Après l’épisode pirates d’il y a deux ans on constate quand même une certaine continuité, heureusement d’ailleurs car je ne me serais peut être pas lancé dans un déguisement de chef des amazones du jour pour le lendemain. Top organisation.

Pour ce qui est de la réalisation c’est une cape « classique », si j’ose dire vu que c’est ma première, un demi cercle d’à peu près un mètre de rayon, et un autre d’environ dix centimètres pour faire le tour de cou. Tissus bleu et rouge cousus dos à dos, retournés et repiqués sur les bords. Pour l’attache, par simplicité et flemme de faire une boutonnière, je vais mettre un bouton type duffle coat. Hey, un blog de couture !
Sur ce j’y retourne.
Bon.
Je ne sais pas trop pourquoi mais j’ai viré le /blog. En fait je sais pourquoi: c’était vilain. Par contre ça m’oblige à passer sur 200 liens cassés pour remettre ça d’aplomb.
Le côté positif de la chose est que je redécouvre des choses, revois des photos, constate le changement sur ces 6 ans en accéléré. Le côté négatif du truc est que c’est quand même bien long.
Normalement j’ai modifié des .htaccess pour rediriger automatiquement les flux rss, mais pas trop sur que cela marche et trop la flemme pour tester.
Va me rester à égailler un peu ce thème. Pas trop non plus on s’entend.
Rien à voir, enfin un peu, mais demain ma grande a 8 ans. Ça file.
ou de démolition je ne sais pas encore trop.
D’absence en abandon, de pseudos retours en à nouveaux départs ces derniers mois ont été quelques peu chaotiques vus d’ici. Rien à voir avec la vraie vie, ou plutôt la vie du réel, qui se trouve plutôt très réglée entre les deux écoles, le travail et le reste.
Après six ans à écrire ici un peu sur tout, sur n’importe quoi surtout, et l’impression d’être contraint dans un format immuable, la remise en question est probablement normale. J’ai tenté le changement de blog, pris un pseudo à la mode du genre monsieur un-mot-qui-va-bien, écrit un premier billet qui disait mon envie de ne pas faire la même chose ici qui là-bas, fait la même chose qu’ici. Status quo.
So what’s next ? Deux options. Un retour définitif au concret et la mort de cet endroit avec ce que cela implique de ne plus pouvoir s’y déverser ici; une pirouette magique qui me fasse reprendre le chemin du clavier, changer le thème et la ligne éditoriale (je ris).