Shine on you crazy diamond

Remember when you were young,
You shone like the sun.

Étrange besoin d’extérioriser le dedans. J’avais repris un bout d’article sur la photo et les contraintes qu’il est parfois bon de se mettre et puis j’ai mis Wish you were here. Ado, et comme beaucoup, j’ai fait de la guitare. On avait un petit groupe avec mes cousins, on avait quinze ans. On répétait le samedi dans des MJC qui sentaient le sol en vinyle et la sueur. Probablement du crépi sur les murs et des faux plafond.

On posait des kilos d’amplis et c’était les Guns, des mauvaises reprises de Téléphone et autres Purple Haze. Descendre dans la rue un vingt et un juin me ramène toujours quinze ans en arrière, il faut encore se farcir la Bombe humaine.

J’arrive encore à sortir quelques bribes de ces solos -il faut préciser que ceux qui disent soli méritent l’échafaud- d’un autre temps. Il y a des choses qui restent. En musique tout particulièrement.

Le Shine on des Pink Floyd est de ces morceaux là. Je ne me souviens pas l’avoir beaucoup joué mais ces longues minutes me transportent toujours.

Remember when you were young,
You shone like the sun.

Un écho tout particulier dans cette phrase que je sors facilement du contexte de la chanson pour me rappeler l’enfance. Les possibles. Les week-ends avec mes cousins à veiller « tu vois cette lumière dehors, ce n’est plus la lune » tard. La vie ça n’était pas plus compliqué qu’une pizza congelée et des verres de coca.

L’obésité, ça s’apprend !
Rencontre du troisième type