Etrange mois d’avril

Un peu, beaucoup, absent ces derniers temps. Entre autres pour cause de déménagements, avec un s, voir deux.

On a quitté notre appartement, celui dans lequel on a galéré, celui qui avait vu pousser nos filles déjà si grandes. Il a fallu mettre en carton, vider cave et grenier, faire un dernier tour dans l’appartement vide. Ça résonne ici. Donner les clés. Une page se tourne.

Mes parents déménagent. Il a fallu trier, jeter ou garder. Après coup je constate que dégager les objets de son enfance, qui attendaient sur des rayonnages, a été beaucoup plus facile que ce à quoi je m’attendais. Retrouvée la voiture radio-commandée, retrouvée la mega-drive, retrouvés un joystick et quelques jeux pour le CPC464, retrouvés les cahiers du primaire, de l’élémentaire et de la suite, retrouvés des lettres, des petits mots, des photos, des petits trucs. Une fois les premiers mis, avec retenue, dans le sac poubelle de 150L, les autres suivent tranquillement. On réalise alors qu’on ne meurt pas avec les objets qu’on balance même si le fait est que le support de mémoire qu’ils offrent disparaît. Une deuxième page se tourne.

Avec tout ça j’ai récupéré mes amplis, mes guitares et des mètres de câble. Ceux achetés ado, adolescent tardif jusque dans le supérieur, à grand renforts de jobs de plusieurs étés et d’économies de rien sur l’argent de poche. Trois plus cinq, va s’en dire qu’il y en a trop. Ca fait longtemps que le côté la guitare est une compagne blah blah m’est passé mais, support de mémoire, l’idée d’en vendre est un peu difficile. J’imagine qu’il va falloir faire comme avec le sac poubelle de 150L et en vendre une, puis deux, puis… Cela va impliquer de choisir entre sonorité, utilité et histoire personnelle. Une troisième page à tourner.

Encore un peu de guitare : mon père (coucou papa) m’a donné sa guitare. Peut-être à cause du déménagement, peut-être qu’il n’en joue plus trop, peut-être pour d’autres choses. Je ne sais pas. Je me retrouve donc avec une guitare qui sonne incroyablement, facile à jouer, belle, qui sent bon le vernis. Tenir le manche sous ses doigts, caler la caisse contre les côtes, ça a vraiment un petit côté la guitare est une compagne blah blah. Très tactile tout ça. Par contre il y a un petit côté héritage avant l’heure que je ne sais pas encore trop comment gérer. Pas d’effusions qu’il avait dit.

Peut-être que, quelque part, toutes ces pages qui se tournent c’est de l’avance pour plus tard, faite dans un bon mood et pour aller vers le mieux. Quelque chose de bien donc, on devrait déménager plus souvent.

Damned ! Voilà des mots biens décousus, avec un s, voir deux. Désolé.

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