Le vieux copain

Un blog moribond c’est comme un vieux copain. On le croise au hasard et on voudrait parler encore comme si c’était hier. Rire fort en parlant de demain, comme un bon vieux temps qui serait toujours là. Dans les faits ça se passe toujours dans une sorte de malaise et de qu-est-ce-tu-deviens douloureux. Il y en aurait pourtant des choses à raconter, à se raconter.

Ca m’est arrivé une foi de croiser un copain perdu de vue et que ça se passe bien, comme dans un roman de Anna Gavalda. Nez à nez à l’ouverture d’une porte de métro un vendredi soir où j’étais à Paris pour une formation, aller boire un café et parler de tout, comme hier, assis sur la banquette en skaï mitée d’un bistrot, face à la Gare de Lyon. Une fois. Il faut dire que ça n’était pas un ami proche, c’est probablement ça qui nous a sauvé du malaise, la conversation était aussi intime et distante qu’avant.

Bref, de passage sur le blog en cette période de vacances, deux trois photos de Londres et un joyeux Noël.

Fête de la musique 2013

J’avais dit, suite à mon billet sur le Greg Brown perdu, que je vous collerai ma photo de Kelly Joe Phelps rouge, au Moulin de la Pipe. Dont acte. Je me demande encore aujourd’hui comment il avait pu atterrir dans ce fin fond de la Drôme. Bref. Vendredi soir j’ai fait un micro tour de la fête de la musique avec ma grande, je dis micro car on était rentrés à vingt heures trente.

Ce petit tour à base de hot-dog et de glaces à l’italienne nous aura permis de croiser :

Une fanfare sur base de grosse caisse et autres trucs cuivrés.
Des tits jeunes qui n’en veulent avec guitariste suréquipé: deux guitares, ampli Mesa et pedal-board géant. Les guitaristes (j’en suis) en font toujours des caisses. Une belle énergie de groupe de jeunes (j’ai l’air vieux con à dire ça mais il y a souvent un truc dans ces groupes qu’on sent sortis d’un local de répétition du genre garage pour l’annuelle fête de la musique) et une flûtiste, ce qui a beaucoup plus à Julie.
De (faux) indiens à flûte de pan et crâne de vache peint pour faire vrai. Pas désagréable mais stands de souvenirs et bracelets magiques à votre prénom pour 5 euros, on a compris.
Un mec jouant du reggae sur un vieux clavier. Trois ou quatre choristes, un grand black et des femmes en habits colorés. Une touche dans les basses pour l’accompagnement automatique, des accord plaqués à la main droite et roots, rock, reggae !
On est restés environ dix secondes devant le Country Dance Club, grands chapeaux et chemises à franges, retour aux ‘tits jeunes, retour à la maison. Fête de la musique, la première depuis quelques années. Le temps m’a rangé dans la catégorie papa avec gilet sur les épaules qui rentre avant vingt et une heure. Mais c’était chouette (je l’ai déjà dit plusieurs fois, mais j’aime ce mot délicieusement suranné).