C’est la lutte finale

Je viens de finir une bédé éditée par l’Association.

Pour ne citer que les plus connus, on trouve chez eux des bouquins de Joann Sfar, Marjane Satrapi et Lewis Trondheim.

Bref.

Je tourne le livre et au dos je tombe sur :

L’Association se refusant à imprimer su ses livres des « codes-barres » tout aussi esthétiquement disgracieux qu’éthiquement déplaisants; et devant néamoins, pour des raisons de logistique devenues inévitables, se résoudre à les faire figurer sur ses ouvrages au moyen d’étiquettes autocollantes, vilaines, onéreuses et agacantes; tient à préciser que lesdites étiquetttes ont été étudiées pour que leur colle n’abîme pas la couverture des livres et qu’il est donc du devoir du lecteur de les décoller du livre apres acquisition, puis de les détruire avec rage et jubilation en chantant à tue-tête : L’humanité ne sera heureuse que le jour où le dernier bureaucrate aura été pendu avec les tripes du dernier capitaliste !

Chers amis, chantons !

Debout sur le sommet du monde

Il y a un peu plus d’un an, je parlais (entre autres) de monter en altitude. Depuis, ma soeur, mon beau-frère et mon épouse adorée sont passés par là et ont organisé ça pour moi. La classe, c’est bon d’avoir trente ans.

Samedi matin départ 9h de Grenoble, direction le Parc National des Ecrins pour tenter l’ascension du Dôme de Neige des Ecrins et ses 4015 mètres d’altitude.

Arrivés en fin de matinée, on est monté chargé comme des mules pour planter un bivouac sur le glacier blanc. Première nuit à 3000 mètres ; bonne nuit.

Dimanche, levé quatre heures. La première cordée est déjà passée. On ne tarde pas à emboîter le pas aux autres alpinistes venus faire le Dôme. On se suit, on fait des files indiennes, on se double, on laisse passer, on cramponne, on piolette, on monte. Certains vomissent, d’autres s’arrêtent. Où est passé le bon oxygène ?

Il nous faudra un peu moins de deux heures pour arriver à bout des 1000 mètres de dénivelé et poser le pied -et la tête- à 4000.

En haut, ça n’est pas que cela soit vraiment beau, on voit surtout des cailloux et de la neige, des sommets dont on ne connaît pas le nom. Plus ou moins proche.

En haut c’est impressionnant.

Hip Hop Sucks

Suite à une petite discussion sur Twitter (comprendre deux ou trois phrases de moins de 140 signes chacune) avec Bob et parce que Brice nous a gavé de hip-hop, j’ai commencé à écrire un post sur la musique. Celle qu’on aime, celle qu’on apprend à aimer et celle qui pue.

Et comme je traine et que la glande sur internet reste ma grande spécialité, je suis tombé sur ça :

Just thought I’d post this. Starting to get tired of hearing about all the shows these rappers do and then getting the news of how someone was shot and killed at a « …hip hop concert ». Those f**kers are ruining hip hop…true hip hop.

Hip hop is about talent, lyrics, sometimes positive, sometimes grimey, but always true and never about killing constantly or how many b**ches you f**ked. Hip hop is for linguists and those that love words flowing like poetry. The juxtaposition of daily life and random thought paint vivid pictures. THAT is what hip hop is. This other b**lsh*t on the radio f**king drives me nuts!

I can’t stand when I hear radio stations that proclaim in their interstitials « …home of the real hip hop and r&b… » then immediately start playing T.I., 50Cent or some other dumb sh*t no talent j*ck*ss. Annoyed I am, ANNOYED!

J’aime beaucoup. Voyez ça comme une introduction à ce qui suivra peut-être.

Lorsque nous vivions ensemble

Ma lecture de ces deux derniers jours a été Lorsque nous vivions ensemblede Kazuo Kamimura. Un gros bouquin tout rose qui nous décrit pendant sept cents pages la vie d’un jeune couple dans le japon des années 1970. A 21 et 23 ans, Kyôko et Jirô vivent en couple, font l’amour et doutent. Dans une époque traditionaliste ils semblent craindre le mariage comme le couperet qui mettra fin à leur relation. Inexorablement.

Aux vues du volume et du sujet, j’ai eu peur de subir l’attaque des Feux de l’amour Japan style, mais l’auteur a pris le parti de morceler l’histoire en micro chapitres. Histoires dans l’histoire, ils ressemblent à un chapelet d’haïkus que l’on égraine un à un.

La neige tombe,
Je la regarde,
Elle tombe encore.

Le couple est une petite barque sur l’océan ; ils font des rencontres, le plus souvent des gens étranges et pervers tueurs d’oiseaux, se cherchent, vivent le quotidien et tout son poids. Bien souvent le sexe semble être le seul ciment de leur union : ils baisent. Et ce, même s’il est avant tout question d’amour.

Nous détestons notre père et notre mère.
Pourtant, un jour, nous leur ressemblerons.
Comme mon père, j’étreindrai ma femme avec une haleine qui pue l’alcool.
Comme ma mère, je ferai le dos rond et je supporterai cette vie.
Puis un jour, devant le mot « Jeunesse », nous nous sentirons couverts de honte.

Encore 2 tomes à venir. Good !

Petite parenthèse graphique : c’est assez fort, les cases laissent régulièrement la place à des doubles pages sombres pleines de hachures ; les personnages inquiétants perdent leur pupilles et se zombifient ; le vent hurle. En blanc, en noir, en gris.

Sur le départ

J’ai beaucoup de mal à gérer le stress des voyages. Plus la date approche, plus la tension monte. Je fais des listes sur papier, je fais des listes dans ma tête, je réutilise celles de l’année dernière. Je fais et je défais mais rien à faire : j’ai toujours l’impression d’oublier quelque chose ou, pire, de me surcharger en superflu.

Demain, nous partons pour 16 jours en Asie. Singapour-Bali-Singapour.

Un Moleskine rouge, un feutre, un crayon à papier, des crayons de couleurs et un taille crayons. Le tout dans une trousse Barbapapa rose. Des livres pour les filles et des livres pour les grands. L’année dernière je m’étais perdu en Alaska : Into the wild de Jon Krakauer. Cette année j’ai attrapé un peu au hasard un bouquin de nouvelles japonaises : Saules aveugles, femme endormie de Haruki Murakami. Voilà pour l’essentiel.

Quel(s) boîtier(s), quel(s) objectif(s) et quel(s) film(s) ? Pour éviter les questions sans réponses : back to basics. Un boîtier, deux objectifs, un film. Je bourre mon FM2 dans la besace, le 24, le 50 et de la Fuji Acros.

Noir & Blanc donc. Après New-York ça n’est, bizarrement, que mon deuxième voyage entièrement monochrome.

Il reste à ne pas succomber à la tentation de glisser les deux rouleau de diapo qui attendent au frigo et ne pas se poser la question de la différence entre la photo de vacance et la Photo. Il n’y en a pas.

Une petite matinée de boulot, encore une après-midi de stress et c’est parti pour quatorze heures de vol.

Good loops, good vibes

Je crois que j’avais dit que je parlerais un peu musique – je, j’, je, egoman. Dont acte.

Il y a quelques jours rencontre de Bernhoft au détour d’un flux RSS. Depuis je boucle dessus, la voix, l’utilisation vraiment juste du looper (un truc pour faire des boucles donc) et des overdubs pour devenir un one man band et : l’énergie. En plus les filles (les miennes) adorent sa coupe de cheveux.

On branche le casque, monte le son et on appuie sur play. C’Mon talk !

Le looper me renvoie à un autre concert. Il y a deux, trois ou cinq ans, j’ai oublié, en première partie de John Butler : Kaki King. Jusqu’à présent les premières parties ça avait toujours été : vite que ça finisse, qu’on puisse voir le vrai concert. Pas là. Gay sons of lesbian mothers. Trip total.

La vidéo n’est pas top mais c’est mon titre préféré. D’ailleurs on peut prendre deux minutes pour y réfléchir, à ce titre. On remet le casque, et on appuie. Enjoy !

Un peu plus d’énergie par ici et de choupitude par là.

Depuis que j’ai vu ça je lorgne du côté des boites magiques. Materialman 🙂

Retour d’Islande, 6 ans après

J’ai lu dernièrement plein de compte-rendus de voyages en Islande, en photo, en BD, en vidéo et en texte ; inutile de dire que ça fait envie. Et puis j’ai retrouvé un brouillon long comme le bras, extrait du petit carnet noir. Il en manque la moitié, c’est probablement pour cela que c’est resté à l’état de brouillon si longtemps, et, à relire tout ça, je me demande si ça a un intérêt pour autre que celui qui a fait le voyage mais je clique sur Publier. Six ans après. Le texte mêle ma plume et celle de Stéphanie en italique, n’allez pas croire à une quelconque schizophrénie de ma part.

Au mois d’août, nous sommes partis en Islande. Pour ceux qui ne connaissent pas, l’Islande c’est :

pas loin du Groenland, lui-même assez proche du pôle nord
assez grand
assez vide
très cher
beaucoup de volcanisme
beaucoup d’eau
beaucoup de pluie
beaucoup de moutons
beaucoup de cailloux
peu d’arbres
Pour les détails exacts, voir wikipedia. Pour des extraits de notre carnet de route, c’est bien ici.

Keflavik, le jeudi 03/08/06
Arrivée un peu chaotique -et sous la pluie- en Islande. Nous avons du laisser notre bouteille de réchaud à Londres. Après quelques dizaines de minutes dans les toilettes de l’aéroport à rincer la pompe, nous avons pu la prendre avec nous… Vol sans encombre ; on change Julie sur la cuvette des toilettes de l’avion. Un peu étroit mais ça passe.
Arrivés en Islande, nous devons récupérer la voiture ; on s’aperçoit que nous n’avons pas pris la réservation avec nous. On doit donc voir toutes les agences de location pour voir si ils ont une réservation à notre nom. Ce sera la dernière.

Avec tout ça, on est un peu en -retard- et -surtout- fatigués moralement. Ne pouvant cuisiner sans réchaud, nous changeons de programme et cherchons à dormir à Keflavic. Ce sera le Fit Hostel ; on reviendra passer notre dernière nuit ici. La chambre est petite ; deux lits, une table ; mais cuisine et salle de bains. Communes évidemment. Une soupe et dodo. Julie est presque calée au décalage horaire, c’est déjà ça.
La chambre est côté route et on constate qu’en Islande la circulation ne s’arrête que peu la nuit.

Hvitarnes, le dimanche 06/08/2006
Quatrième jour en Islande… Vendredi, nous sommes allés à Reykjavik. La visite s’est limitée à la recherche de gants et de bottes pour Julie et d’une bouteille pour le réchaud, puis le centre ville avec un tour au supermarché Bonus et un repas au Kaffi Vin -recommandé par le Routard-. Frites, bière, brandade et mouton frit.
Nous avons fuit sur Thingvellir pour notre première nuit en tente avec Julie. Nuit un peu difficile. Julie était très excitée et à l’affut de tous les bruits ; elle ne s’est endormie finalement que vers 22h pour un lever à 7h30.


Nous partageons le camping avec deux jeunes Suisse-allemands qui font un trek ; il y a aussi deux Français en vélo. Ils ont l’air fatigués et donnent l’impression d’en avoir ras-le-bol de la pluie.
Une petite randonnée hier soir a pris soin de me mouiller les chaussures en profondeur ; je suis obligé de mettre des sacs plastiques autour de mes pieds. Nous faisons une balade dans les failles de Thingvellir -sous la pluie- ; prenons le repas au camping puis prenons la route pour Geysir. Nous y arrivons vers 17h et cherchons une chambre -chassés par la pluie- mais tout est complet. Nous allons donc au camping pour une deuxième nuit dans la tente. Sans soucis. Julie s’endort tranquillement. Nous dormons avec le bruit des fumeroles et du geyser de loin en loin.

Le lendemain nous visitons le site de Geysir. Vraiment impressionnant: sources chaudes, vapeurs soufrées et un geyser immense. Un peu trop touristique mais on comprends pourquoi. Une séance de carte postales, de l’essence et c’est parti pour Gullfoss. On repère le site assez facilement à cause de la vapeur d’eau qui se dégage. Les paysages commencent à changer. Nous mangeons, des haricots à la tomate, derrière une cahutte du parking et partons pour l’exploration de la cascade, douche garantie !
Julie voudrait se balader toute seule sur le site mais c’est bien sur interdit par les parents maudits. Il fait beau et on mangerait presque une glace. En surplomb du site, on voit le glacier ; c’est magnifique.

Kerligjarfell, le lundi 07/08/06
Après Gullfoss, nous avons pris la piste F35 en direction de Hvitarness. Les paysages sont étonnants. La piste circule entre les monts et les champs de lave. Par endroit des rochers énormes ; arrivés là on ne sait comment. La piste est bonne mais on y trouve de nombreux nids de poule et des passages rainurés ou bosselés comme de petites dunes. Ca tape dur ; Julie dort.
On passe un pont sur une rivière au débit impressionnant. Heureux de ne pas faire notre premier gué. Au bout d’un temps on bifurque à gauche en direction du refuge. On suit, de loin, les berges du lac. La piste est moins bonne ; on voit ce qui nous semble être des refuges mais la route en est fermé. Pris de doutes on arrête un 4×4. Le gars a l’air d’un local. Dans sa voiture des cordes à linge permettent aux chaussettes de sécher. Il nous dit que le refuge est un peu plus loin sur la gauche mais qu’il a l’air fermé, du moins la partie camping ; il y en a un autre sur la droite après la rivière. Nous allons au premier.

Ca a l’air abandonné mais le refuge est ouvert. Une notice indique les prix et de laisser l’argent dans une boite en métal. Pas d’eau. Un campeur a déjà planté sa tente. Je lui demande si il a trouvé de l’eau mais il me dit que non. Le refuge est en tôle ondulée blanche, toit rouge, les côtés montés avec de la roche basaltique, de la terre et de l’herbe. A 30 mètres une rivière glacière chargée de boues. Au loin, le lac, le glacier venant y tremper sa langue. Des oies et du caca partout.

Nous décidons d’aller voir l’autre refuge dont nous a parlé le type du 4×4. Un gué : rivière large, courant faible. On a peur du fond, nous faisons demi tour.
Hvitarness: on plante la tente à droite du refuge. Plusieurs personnes arrivent ; en plus de celui de tout à l’heure, Israélien, arrive un coupe d’allemands puis un autre Israélien. Des locaux viennent, prennent 3 photos et repartent. Plus tard, 3 Français arriveront.
Nous prenons le repas avec Oded l’israélien ; il a donné un petit chat bleu, en plastique, Tom le chat à Julie ; Yatir l’israélien que j’avais vu lors de la recherche de l’eau sur le site et Ina l’allemande avec son copain dont je n’ai pas retenu le nom (j’apprendrais plus tard qu’il s’appelle Daniel). Le moment est appréciable d’humanité. Ils ont tous entre 22 et 25 ans. Julie fanfaronne.

La nuit est glaciale, nous hésitons a rentrer dans le refuge ; mais non. Nous serrons réveillés par le soleil. Une lumière très crue nous éclaire. Après le thé et le repas d’hier soir, nous partageons encore le chemin des étrangers. Quelques mots d’adieu puis nous partons vers 10h30.

Après un premier gué, dont j’ai fait la reconnaissance à pied, nous retrouvons la piste F35 pour quelques kilomètres. Nous laissons le lac et le glacier pour nous approcher du massif de kerlingarfjoll ; les monts des sorcières. Nous prenons à gauche, croisons deux Italiennes qui font du stop puis attaquons un premier gué, un deuxième où nous faisons le plein d’eau puis encore un ou deux autres. Nous arrivons. Le terrain de camping est plein: des tentes identiques, bien rangées. Ca sent le voyage organisé ou la colonie. A fuir.

Renseignements pris, une hutte pour trois est libre. 4800 couronnes plus tard, en carte bleue le liquide commencant à manquer, nous sommes installés. Une orgie de spaghettis bolognaise, boite d’ananas, fruits secs et petit beurre ; une sieste et nous partons le long de la rivière pour voir la source chaude en amont. Le décor est étrange, des rochers noirs rongés par la mousse.
La mousse nous indique d’ailleurs si l’eau qui coule est chaude ou non car elle est verte vive si c’est le cas.

Nous apercevons des moutons, mais le temps d’y arriver Julie s’est endormie dans le porte-bébé. Modèles blancs et modèles noirs. Nous poursuivons le chemin le long de ces roches noires sculptées par l’eau et finissons par arriver sur la source d’eau chaude. Un couple de Français en sort. Nous n’avons pas pris les maillots, de toute façon Julie dort toujours. Demi-tour donc. Julie se réveille en cours de route et demande immédiatement après les moutons qui ne sont plus là, bien entendu. Nous nous posons un peu dans notre chez nous du moment avant d’aller soit à la douche, soit à la source d’eau chaude aménagée dans des cuves en plastique façon jacuzzi. Il est 18h et des brouettes, l’accès aux « bains publics » et de 6 à 9pm. A notre arrivée, la personne qui gère tout ça nous dit que l’accès aux douches est OK mais que l’eau est trop chaude pour le bain en plein air. Il est décidé, semble-t-il, que nous n’aurons pas notre bain de l’eau chaude de la terre aujourd’hui. Tans pis, une bonne douche fera du bien.

Hommes/Femmes sont séparés. Les filles de la colo Française ont envahi les lieux. Nous allons attendre une petite heure dans les vestiaires avec Julie avant d’accéder à la douche. Julie s’éclate, elle a l’attention de tout le monde: ravissement absolu. Quand vient enfin notre tour, elle est tout autant excitée d’être sous la douche. Ensuite, ce sera la soupe qui semble être une spécialité locale et dodo. Julie aime la soupe, elle dit: « bon ».

L’endormissement est laborieux car elle voit toujours les sacs de couchage comme une sorte de jeu. François déménage sur le petit lit en cours de nuit car Julie prends trop de place. Au réveil on constate que les moutons sont revenus dans notre vallée. On les montre à Julie qui dit « mouton, mouton ». Nous constatons aussi qu’il pleut. Nous sommes le 08 août 2006.
Nous n’avons pas vraiment eu l’impression de profiter des lieux et souhaiterions dormir ici une nuit encore. François se renseigne et, bonne nouvelle, il y a des huttes de libre et du coup nous pouvons garder la notre. Après la ballade d’1h30 environ A/R le long de la piste 2 (et un repas de carottes brulées) nous revenons à la hutte pour le goûter de Mademoiselle et décidons d’aller voir les sources chaudes « hot springs ».

La pente qui y mène fait râler le 4×4 mais nous y arrivons. Le temps se gâte mais le spectacle est somptueux, nuances et dégradés de rouge. C’est incroyablement beau ; et dire qu’on a failli louper ça. De l’autre côté du chemin, vue sur le glacier Holfsjokull. C’est trop beau. Nous arrivons sur le site et le temps s’est vraiment dégradé, 6°C dehors avec un vent glacial qui souffle assez fort et une petite pluie fine. brrrrrr

On se pouille, vient le tour de Julie que nous isolons dans le porte bébé avec son rain cover, elle est mieux protégée que nous. Le chemin qui descend est fait d’une sorte de glaise beige-marron-rouge qui par la pluie est relativement glissante. Accès assez technique, on se dit qu’on est un peu fous, on espère que la remontée sera plus aisée. Mais on y arrive, c’est vraiment très beau. Fumées issues du sol avec forte odeur de soufre, dégradés de couleur. François espère que ses photos seront à la hauteur de la beauté du site. La remontée est beaucoup plus facile que la descente et tant mieux car Julie en a marre. Nous retournons dans nos pénates, heureux de ne pas être en tente dans ces conditions météo un peu difficiles.

Nous restons tranquilles, François souhaiterait profiter de la source chaude naturelle, mais je n’ai vraiment pas le courage. Nous étudierons donc l’itinéraire des jours à venir, le retour à la civilisation. Soupe de brocolis « est bon » dixit Julie puis je propose à François de profiter de la source d’eau chaude du site à défaut de la naturelle. « C’est tentant » dit-il. Il y va et je m’occupes de Julie. Installation des lits, sacs de couchages et lecture pour la nième fois des Léo et Popi. François rentre, l’eau était bien chaude semble-t-il, peut être un peu trop. Biberon, brossage de dents et dodo. Endormissement laborieux pour Julie, je dois la plaquer contre le lit pour qu’elle se calme et considère le lit comme un lieu de repos et non de jeu.

Hveravellir, le mercredi 09/08/06
Nous avons lu dans les guides qu’en continuant la piste qui mène aux fumeroles sur environ 500 mètres, on a une vue magnifique sur le glacier. Ce matin il fait beau, nous décidons d’y retourner et d’aller voir le glacier de plus près. Arrivés au bout de la piste, le panorama est sans pareil. A gauche les fumeroles avec des couleurs pourpres, derrière les sommets du massif (des gens font une randonnée sur les pentes neigeuses) ; au loin le glacier. Julie dort, nous sortons de la voiture à tour de rôle.

Après quelques minutes, nous redescendons en direction de la piste F35. Un petit arrêt technique (…) au refuge et nous quittons le massif de Kerlingarfjoll.
On repasse les différents gués, arrivés au croisement on prend à droite. Le nord : direction Hveravellir. Nous suivons la piste : champs de lave, glaciers au lin, des lacs, des cailloux. Beaucoup de cailloux.

Nous arrivons à Hveravellir et là, c’est un peu la déception. Un (trop) grand parking bondé, des cars, des tables de camping. Ca a quelque chose d’une aire d’autoroute. Nous recroisons nos comparses de Hvitarnes : le couple d’allemands et le plus jeune des israéliens. Nous échangeons nos e-mails. Ils prennent le bus pour Akureyri.
Après avoir monté la tente, acheté du pain et deux yaourts à la gardienne, nous allons sur le site des fumeroles. Forte odeur de soufre, des cheminées partout, des marmites bouillonnent. On marche sur un petit sentier en bois. La cheminée la plus haute est la plus impressionnante. Elle débite une fumée soufrée dans un sifflement constant.

Dimanche neigeux

Il y a deux semaines j’ai passé quelques jours à Paris. L’occasion de rencontrer des gens, de manger un bout avec mon cousin et sa douce et l’occasion de sourire à la question (posée deux fois) de savoir si oui ou non les Grenoblois se baladent en ski et pulka dès les premiers jours de l’automne.

Force est de constater que la météo leur donne raison.

Bref on a fait de la luge dans le parc.

Rock it baby

Voici une vidéo que j’aime bien. Karol’s garden. Ça sent bon le power trio guitare, basse, batterie, les amplis à 12 et quelque chose de tournant dans le son. L’anglais a une forte couleur française mais ça colle plutôt bien. En tout cas : j’aime.

Sûr que je ne suis pas forcément impartial, voir fortement partial, vu le guitariste familial et les relents de mon adolescence. La période où j’écoutais dans le walkman de ma soeur une maquette faite à la cave sur un quatre pistes à cassette qui jouait le soldat soviétique.

Étrange d’ailleurs ces choix d’adolescence qu’on traîne encore. Mon cousin avait une strat, japan la première, rouge à plaque blanche. Des années après il a changé pour une autre, noire, qui lui est restée. De mon côté j’avais bossé l’été (plusieurs étés), pour payer une Les Paul. Je crois que c’était surtout pour faire Slash, on ne se refait pas, mais le fait est qu’elle est toujours devant moi vingt ans après. Ce qui est d’autant plus bizarre que j’aime surtout des guitaristes qui sonnent strat. Nonsense.

Recette délicieuse de Pancake

Loin de moi l’idée de transformer ce blog en blog culinaire (quoique), mais la fournée de pancakes de ce samedi matin m’a fait envie. Comme j’ai tendance à mémoriser plus facilement les recettes à nombres ronds ou quand tout est multiple de tout, voici la recette des pancakes 25, adaptation perso pour mémoire défaillante d’une recette choppé sur internet :

  • 250 grammes de farine.
  • 25 grammes de sucre.
  • 25 grammes de beurre fondu.
  • 25 centilitres de lait et encore 5 centilitres de lait pour arriver à 30 (oui je sais).
    presque 2,5 œufs (deux en fait).
  • 2,5 tours de moulin à sel.
  • 2,5 cuillères à café de levure chimique, bicarbonate ou autre truc qui lève.
    Pour ceux qui regardent aux calories, pas la peine de couper en sucre et beurre j’ai déjà divisé en deux mais bon il faudra quand même prévoir 25 séances de trail pour compenser tout ça.

Pour la préparation je ne me complique pas, je la fait au robot avec le couteau métal. Tout dans la cuve et feu :

Mettre la farine, la levure, le sel et le sucre dans le robot.
Donner deux pulsations pour mélanger la matière sèche.
Ajouter le beurre fondu et les œufs.
Donner deux pulsations pour mélanger.
Ajouter le lait.
Mettre le robot en marche jusqu’à ce que le mélange soit bien homogène (genre une minute). Ça doit ressembler à une pâte à crêpe un peu épaisse.
Après normalement ça doit reposer une heure au frais, mais à moins de se lever à 6 heures du matin le samedi ou d’aimer déjeuner à onze heures ça me parait difficilement jouable. Perso j’ai fait reposer dix minutes et c’était parfait.

Pour la cuisson :

  • Faire chauffer une poêle à feu moyen avec un peu de beurre pour le premier pancake.
  • Avec une louche déposer un peu de patte et faire un disque. Ça doit ressembler à un pancake (cqfd). En cuisant, des bulles se forment à la surface.
  • Un peu comme sur les blinis de chez Monop.
  • Attendre un peu.
  • Avec une spatule, retourner le pancake.
  • Bis repetita.
    En terme de quantité ça nous a fait un peu plus de trois pancakes par personne (on est quatre) mais ça dépendra de la taille de vos louches.

Et voilà !