Les jours de grèves

On se lève le matin et on n’y pense plus qu’il y a grève. Enfin presque.

Et oui parce que lorsqu’on a une fille qui va à l’école on percute bien vite que cette dernière est fermée, et on se dit qu’on est passivement solidaire, parce que l’éducation c’est sacré. Et puis on prend le p’tit déj, on s’habille, on prépare les nains et on sort.

Là, la grève se matérialise tout de suite. Parce qu’il n’y a pas que les enseignants qui font grève. Alors, sur Grenoble, ce sont embouteillages, coups de Klaxon, un max de bordel quoi. La Semitag suit le mouvement et on réalise qu’en ville, les transports en commun c’est salutaire, du bon sens, de la civilité.

Plus tard dans les rues, il y a les manifestations, assez calmes, des tonnes de gens qui marchent; des banderoles de toutes les couleurs, enfin non, plutôt rouges, portant des sigles connus, reconnus, revendiqués; de la fumée qui sort des égouts parce que quelqu’un y a mis le feu; des voitures avec d’énormes porte-voix qui passe de la musique populaire, sur le Che ou autre; des hommes et des femmes qui parlent dans d’autres porte-voix en critiquant le gouvernement, et surtout son chef, qui entonnent le fameux ‘tous ensemble’ (j’ai d’ailleurs failli ne pas l’avoir sur mon trajet, j’aurai été un peu déçue je crois). C’est vivant, et on se sent porté par cette mobilisation, cet enthousiasme, on se dit qu’il est pas mal notre pays.

Et puis on continue son chemin, quand même il aurait été bon d’y participer à cette manifestation.

Le soir arrive, le brouhaha de la rue s’est dissipé, les voitures et leurs conducteurs rempilent, bloquent tout, font tout et n’importe quoi.

Je vais chercher mes filles chez la nounou, heureuse d’être à pied et là: ma grande est maquillé en fleur, ma petite a l’air toute contente et se tient assise.

Bonne journée.

P.S. : j’étais trop contente d’avoir immortalisé le son de cette manif avec mon téléphone portable, me voyant déjà illustrer ce billet d’un fichier audio mais hélas, une fois transféré ça ne rend rien.

Boîte à mots

Au fil des lectures on attrape des mots.

Comme je suis loin derrière pour tout ça, je demande souvent à Robert : il m’explique.

En général j’oublie. Des fois non, je mets ces trucs dans ma boîte à mot, la crânienne.

En ce moment, il y a ça dedans : pusillanime, iconoclaste, philanthrope, dithyrambique, se goberger, conséquent.

Avec tout ça, le photographe verra que le français est une langue qui possède un beau grain, le musicien y entendra une certaine tonalité, le pervers et le poète[1] regarderont une langue qui a du sexe (sic), le cuisinier goûtera un plat de mots savoureux, le sculpteur touchera un beau modelé et l’étranger se dira que putain, c’est vraiment une langue compliquée et élitiste.

Dynastie, vous vous souvenez ?

Vous souvenez-vous de cette série américaine, vous savez un homme, deux femmes, une blonde, une brune… ex et nouvelle femme. Là vous voyez c’est pas si dur, ça marque ce genre de truc.

Bon alors ce matin je me suis dit, tiens je vais faire une tentative de coiffure. Je prends le pot de gel oublié depuis deux ans au moins dans le placard et j’essaie. Et comme William trouvait qu’il n’y avait pas assez de photos there you go. J’assume.

En me regardant voici ce que je me suis dit: ‘Joan Collins’ (la brune). Y’a un peu de ça non?

Les clichés c’est bon, mangez en.

Ce midi, après avoir passé un incroyable moment à contempler plaques de cuissons, lave-vaisselles et fours dans un grand magasin, nous sommes allés manger des moules.

Des fois je m’étonne, tant notre vie est trépidante. Pas vous ?

Bref.

On passe la première porte et on se fait attaquer par deux enceintes qui chantent du Brel. On essaye de faire oublier la zone artisanale de Grenoble. Bienvenue en Belgique !

Les fla, les fla, les flamandes.

Heureusement, Brel est cantonné au sas d’entrée. Passé la deuxième porte, on ne l’entend plus. Il faut dire que Les bourgeois c’est comme les cochons ça n’incite pas à la consommation fébrile et déraisonnée d’un kilo de moules au curry. Alors on donne dans la couleur locale : un mur en fausse brique, des faux verres à bière, de faux drapeaux belges en papier, des albums de Tintin passés et gras. Milou lui-même, en chien de classe, n’irait pas lécher leurs couvertures poisseuses.

Les fla, les fla, les flamandes.

Et au final ça marche. On boit une bière avec son assiette de moules ; elle même en forme de moule, l’assiette. La classe. On sort : une dernière provision de Brel.

Les fla, les fla, les flamandes.

C’est pas le tout, mais je vais aller me laver les mains parce que bon, quand-même.

Pacte écologique

Je viens de terminer la lecture du livre de Nicolas Hulot Pour un pacte Ecologique.

Des constats, des chiffres, des propositions, un discours posé : j’adhère.

L’idée maîtresse est que la crise écologique est mère des problèmes à venir :

conflits pour l’accès aux ressources
conflits pour l’accès à l’eau
conflits pour l’accès aux énergies
problèmes pour nourrir la population mondiale et notamment, dans les pays les plus pauvres
maladies émergentes
augmentation des flux migratoires
A ce titre, on peut noter que, pour la première fois, mardi 17 avril 2007, le Conseil de sécurité de l’ONU a présenté, le changement climatique comme une menace potentielle pour la paix et la sécurité internationales.

Merveilleux.

Parmi les sources de cette crise écologique on peut citer :

  • une économie basée sur le cycle achat-consommation-poubelle et construite sur l’idée qu’une croissance infinie est possible
  • une énergie peu chère
  • un morcellement du territoire en zones résidentielles, d’activités, commerciales et de loisir
  • une agriculture non respectueuse de l’environnement, massivement consommatrice d’hydrocarbures
  • j’en passe

Je voulais surtout souligner un passage qui explique une des choses qui me pèse le plus : l’immobilisme de mes concitoyens

La difficulté à admettre la gravité du défi tient, par ailleurs, aux conditions socioculturelles contemporaines, dont certaines plongent leurs racines dans les siècles passés. Nos sociétés continuent de porter des présupposés qui empêchent de reconnaître la réalité des enjeux. Par exemple, la croyance persistance que la nature est un réservoir de ressources illimitées et à la seule disposition de l’espèce humaine, que notre espèce est indépendante ou au-dessus des lois naturelles, que l’homme tout-puissant sera capable de résoudre l’ensemble des problèmes grâce à son intelligence et aux apports de sa science et de sa technologie.

Cette situation d’incompréhension, de sous-perception , voire de déni des problèmes écologiques, est largement accentuée par la perte de contact direct avec la nature chez un nombre de plus en plus important de nos contemporains. La moitié de la population mondiale vit désormais en milieu urbain et artificialisé (près de 80% en France). Parmi ces populations urbanisées figurent des générations qui n’ont jamais vécu en relation avec la nature, si ce n’est au cours de loisirs dans des espaces aménagés ou au travers de quelques émissions de télévision. Le milieu naturel tend ainsi à devenir un univers lointain, abstrait, réduit à une toile de fond des activités humaines ou une esthétique virtuelle. La conscience des interactions entre les agissements humains et leurs impacts sur ce milieu s’avère alors très limitée, et la déresponsabilisation peut se généraliser.

Je vous invite à signer le pacte écologique.

L’agriculture expliquée aux enfants

Julie fait preuve d’une passion pour le raisin. Donc ce soir au dessert: raisin.

– Papa, pourquoi tu mouilles le raisin ?
– Je le mouille pas, je le rince.
– Papa, pourquoi tu rinces le raisin ?
– Euh… Parce que le raisin est cultivé dans les champs et que des fois les agriculteurs mettent des produits dessus.
– Pourquoi ils mettent des produits ?
– Euh… Parce que les petits insectes ils aiment bien le raisin et que les produits ça empêche les insectes de manger le raisin.
– Pourquoi on empêche les insectes de manger du raisin ?
– Euh… Pour en avoir plus pour nous.
– Pourquoi on veut en avoir plus ?

Et là, je dis quoi :

  • rendement
  • profit
  • agriculture intensive
  • pesticides
  • produit phytosanitaires

La prochaine fois on achètera du bio !

Décloisonnons

La semaine dernière, mes parents et moi sommes allés voir un concert à la Maison de la Culture: Valses et préludes de Frédéric Chopin, interprétées par Alexandre Tharaud.

Passons sur la musique, on n’aime ou on n’aime pas. Encore que, pour ne pas aimer, il faut essayer: c’est comme les brocolis. Moi j’adore, mais on s’en fout.

Un concert de musique dite classique, c’est souvent de la musique, une entracte, de la musique. Passons sur la musique, on n’aime ou on n’aime pas. Mais à l’entracte, il faut bien avouer quelque chose de bizarre. L’ambiance est plutôt duffle-coat / mocassin que gore-tex / crampons, plutôt feutre que casquette, plutôt cigare que cigarette. Et de me demander pourquoi le public est si… disons… homogène.

Alors quoi ? Le classique c’est nul ? Pas le temps ? No future ? Connais pas ? Chaud-pain c’est quoi, une boulangerie ? Punk’s not dead ? Et ne me parlez pas d’élitisme financier, la place coûte une quinzaine d’euros. Et de me dire que j’ai affaire à un terrible manque de curiosité de la part de mes concitoyens.

Alors quoi ? Prenez un barbu avec des cheveux et demandez lui de vous sortir de bon albums de métal, prenez un gars tout fin et demandez lui de vous faire faire un tour en parapente, prenez une instit et une presque-instit-de-quand-j-en-aurai-marre-de-l-informatique et demandez leur des bouquins, essayez la peau de porc frite, et enfin écoutez le Starsky et Hutch Memorial Orchestra !

En un mot comme en cent: soyez curieux !

Allez, un peu de musique en vrac :

Saul Williams
Kaki King
TurboNegro
Couperin par Tharaud
Alela Diane
Herbie Hancok, attention ici ça groove.
Pascal Obispo
Jimi Hendrix
Joubran Trio

De qui se moque-t-on ?

Il y a des jours où je me demande pourquoi l’on cherche absolument à me faire prendre des vessies pour des lanternes.

Je me suis habitué à une petite phrase ridicule qui résonne dans les salles de restaurant quand le serveur pose devant vous la tarte-maison-congelée-réchauffée-au-micro-ondes. Ils nous assomment généralement d’un Bonne dégustation bien placé qui endort les soupçons et nous permet de penser que, bien qu’ayant pris entrée, plat, fromage et dessert, non, on n’est pas un porc: on déguste.

Je comprends qu’au restaurant on ait plaisir à enjoliver les choses, mais quand le vendeur de churros a fait le coup à deux adolescentes à frange qui portaient leur sac de gras et de sucre, je n’ai pas compris. Et n’oubliez pas le chocolat, c’est meilleur.

Pourquoi ?

Il m’arrive de vider mes poches pour les gens qui jouent de la musique dans la rue, ceux qui me demandent une pièce ou ceux qui ne me demande rien. Mais l’autre jour, j’ai subi ça :

Jeune homme, je peux vous arrêter deux minutes ? Est-ce que je peux vous faire une citation ? Très bien, je serais bref. Nous voudrions un système, un système qui soit juste, un système qui soit efficace. Ce système quel peut-il être ? Si nous créons un système performant, mais que certains restent sur le bas côté, oubliés, pouvons nous le considérer ? Assurément non, car il ne serait pas juste. Si nous créons un système juste, mais qui ne garantisse pas à chacun ce qu’il est en droit d’attendre, pouvons nous le considérer ? Tu n’aurais pas une petite pièce ? Assurément non, car il ne serait pas efficace. Ou un ticket restaurant ? Un tel système ne peut exister que dans l’utopie que nous souhaitons créer.  C’est des choses qui arrivent. Merci, bonne soirée.

J’y repense aujourd’hui et je ne comprends toujours pas. J’ai l’impression que le but était de me sortir quelque chose de complexe que mon cerveau se mettent en marche, et ça a marché, pour me sortir, venues de nul part, des questions hyper simples auxquelles j’aurai répondu par la positive.

Pourquoi ?

Mind the gap

Boris nous a parlé de Gapminder, une application en ligne qui permet de voir les pays du monde placés en fonction de différents paramètres : PIB, pourcentage du PIB utilisé pour les dépenses militaires, espérance de vie…

Si dans l’idée, je trouve cela plutôt intéressant, il y a quand même sur le fond quelque chose qui me gène.

Tout d’abord, l’outil propose de mettre tout en regard de tout. On peut par exemple visualiser le pourcentage des dépenses militaires en regard du pourcentage d’utilisation des contraceptifs chez les femmes adultes.

Je prends un exemple un peu extrême, mais il est à mon avis difficile d’arriver a des conclusions avec l’outil. J’y vois plutôt l’aspect ludique de comparer les pays les uns par rapport aux autres pour le fun et rien qui me fasse partir de chez moi avec l’envie de changer le graphique, de changer le monde[1].

Ensuite, et surtout, Hans Rosling nous dit[2] : Notre problème, c’est qu’il y a trop de monde qui connait les vins, et pas assez de monde qui connait le monde ! Ce qui, pour moi, sous-entend qu’il voit son application comme une partie de la solution au problème.

A mon avis, le problème est mal posé par monsieur Rosling est serait plutôt de la forme : Notre problème, c’est que les gens ne s’intéressent pas assez au monde !

Pour qui cherche, l’information est trouvable et si Gapminder permet de concentrer les informations, il n’est qu’un outil de plus à la disposition des curieux, dans son sens le plus positif. Pour qui ne cherche pas, Gapminder va rester perdu dans un coin d’internet. La vaste majorité de la plèbe est là et le problème reste entier.

Etalage à vol

Devant Monoprix j’ai croisé trois gamins aglutinés, un grand et deux petits marchant d’un pas raide. Je dis grand mais le plus âgé devait avoir dans les huits-dix ans. A voir leur petit groupe de trois et leur sourires biscornus, à vingt mètre ça sentait la bêtise.

Un, deux. Le plus grand entre, attrape un hélicoptère radiocommandé, regarde les deux autres qui, dehors, pouffent et ressort. Trois, quatre. Tout le monde s’éparpille gauchement, on dirait qu’ils jouent à cache cache. Dix minutes plus tard dans le petit parc de la rue derrière j’imagine un « Y’a pas de piles » déçu.

On note déjà l’intelligence d’un magasin qui étale des jouets en vitrine sur un chemin d’école. Notre voleur a fait moins de trois pas entre la porte automatique et l’objet de son larcin. On me dira surement que la question ne devrait pas se poser en ce sens, que le vol c’est mal et qu’on a bien le droit de coller de la nourriture sous le nez des affamés. Je m’étais déjà fait la remarque avant cet épisode sentant bien qu’il y avait là une tentative minable d’extorsion de fonds via de subtils « Hey papa, tu as vu ? » en forme de peluches Hello Kitty grosses et roses.

Sur le moment je me suis par contre demandé si j’avais raison de laisser courir les voleurs de pommes ou si il aurait fallu intervenir, crier un ridicule « Au voleur » ou chopper le gamin par l’oreille. A vrai dire je ne me voyais bien ni en flic ni en balance et je me suis souvenu que moi aussi plus jeune j’avais fait deux-trois trucs dans le genre (coucou papa, ça va ?) sans devenir un truand pour autant.

Qui vole un oeuf, vole un boeuf. Bullshit.

L’anecdote m’a quand même travaillé, dix jours après je me demande ce qu’est devenu l’hélicoptère, si le gamin s’est fait remettre en place par ses parents, si il y pense encore et avec quels sentiments.

Vous auriez fait quoi vous ?

L’Italie …. quelques idées qui me viennent à l’esprit !

Il y a quelques semaines, un matin entre la fin des vacances et la rentrée, j’ai trouvé une monographie de Gianni Berengo Gardin au Gibert de la place Victor Hugo. J’avais déjà acheté un petit livre noir de la collection Photo Poche mais vingt-deux euros contre soixante-dix, la réflexion dure le temps de tendre la main.

439 pages. L’Italie en prime.

Une de ses photos la plus connue est une petite voiture anglaise, de dos, face à la mer. A son bord deux personnes, deux têtes, deux nuques.

Je trouve paradoxalement que cette photo très contemplative n’est pas vraiment représentative de l’oeuvre de l’homme. Ouvriers, hôpitaux psychiatriques, enterrements, jeunes Italiens à scooter, nomades, travaux des champs. En caricaturant on pourrait le caser dans la grande école Humaniste. Have a look at Google images même si c’est biaisé.

Sur certains points je trouve d’ailleurs que cela se rapproche de Willy Ronis. En plus sombre, les images de Ronis me semblent toujours joliment optimistes. Ca n’est pas toujours le cas ici.

En fait ce qui m’intéresse ici c’est un morceau du dialogue en préface dans lequel je retrouve un de mes problème « d’homme de gauche ».

– … j’ai donné certaines photos à une grosse entreprise romaine qui voulait les publier dans son rapport annuel. Ils en ont éliminé la moitié en disant qu’elles étaient « trop de gauche ». Désormais j’ai cette réputation, mais il s’agissait de photos normales, de la réalité. Ensuite peut-être, bien sûr, que c’est une réalité de gauche, mais il s’agit bel et bien d’une réalité. Pour moi le social, c’est tout… C’est l’homme en général. J’essaie de faire voir, je n’y arrive pas toujours.

– Et les prolétaires ne sont pas toujours beaux et sympathiques.

– Je n’ai jamais vu pires sexistes que les camionneurs, sans parler de certains maçons qui violeraient leur fille et leur grand mère ! Il faut avoir le courage d’admettre certaines choses… Qu’ensuite ce ne soit qu’une question d’éducation, c’est autre chose, mais la réalité…

Etre et Avoir

Julie rentrée au CP il y a chaque soir un peu de temps à passer sur les devoirs. Quelques mots à lire, quelques phrases à déchiffrer, une poésie à réciter et autres petites choses qui nous font vraiment rentrer dans l’apprentissage. Ça n’est jamais bien long, un quart d’heure, vingt minutes à passer ensemble sur la toile cirée rouge à pois blancs de la table de la cuisine.

Moi qui avais déjà l’impression de donner beaucoup à mes enfants, ça enclenche la vitesse supérieure. Après une journée de taff il faut en plus se faire m+a = ma, a+n = an, m+an = man, ma + man = maman. Les lettres, les sons, les associations de sons, les mots.

Quand la concentration est dans les poches et que c’est quand même pas bien compliqué (bordel), on remet en perspective le fait qu’elle aussi a eu droit à sa journée de taff et on recommence. Concentre toi, on en fait encore deux et on arrête.

Je crois que c’est vraiment un moment qui me plaît.

Evidemment, je ne dirais peut être plus ça dans trois ans quand on aura double dose de devoirs. Peut-être aussi que c’est elle que ça va gonfler, les devoirs avec le père (j’ai personnellement rembarré assez jeune maman qui me faisait faire mes devoirs après son boulot. Fils ingrat.). On verra.

En rentrant du travail avant hier je suis passé devant le nouveau centre commercial qui vient d’ouvrir ses portes à côté de chez nous. En voyant les gens chargés de paquets je me suis fait la réflexion, quelque peu alter-mondialo-elito-boboiste je vous l’accorde, que l’ordre dans lequel on enseigne les auxiliaires à nos enfants avait du changer: avoir et être.