
Mouahahahahahaha…
…que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Quand on a emménagé dans Notre appartement, il y a presque sept ans, je me voyais transformer le grenier en labo photo de luxe électricité-eau courante. Le temps étant ce qu’il est, mon agrandisseur est resté au placard et l’eau n’a jamais couru là haut.
J’ai poussé hier soir le bordel de bricolage, calfeutré la lucarne avec une couverture et deux cartons et monté l’agrandisseur d’un étage. J’ai ensuite tiré de sous la table le carton du déménagement sur lequel j’avais écrit labo au marqueur noir, en lettres capitales. J’en ai sorti un vieux carnet avec des notes de tirage, deux boites de papier RC*, les filtres de contraste et l’ampoule inactinique.
De l’odeur de l’hydroquinone et du thiosulfate.
Ce que la vidéo ne montre pas c’est la montée de l’image dans son premier bain. Magie.
A regarder avec du son !
Je constate a posteriori que j’avais anticipé le révélateur il y a un an et demi. Comme quoi tout arrive.
* Après sept ans de conservation dans des conditions de grenier chaud l’été-froid l’hiver, le papier Ilford mulgigrade IV se comporte comme du neuf. Surprenant !
Parce que le temps est bien pourri et que l’on a passé une grande partie ce dernier week-end de février à faire garde malade, voici une photo qui fait chaud.
Sophie, Martin et moi sommes sortis chercher de quoi manger au petit food-court qui fait face à la sortie du condo. On s’est retrouvé assis sur des chaises en résine verte à boire du coca dans de grands verres en plastique en attendant qu’arrivent des portions de chicken-rice pliées dans du papier kraft. On a parlé un peu, de photo et d’enfants entre autres.

A dix-heures du soir il doit encore faire trente. Les cuisiniers suent dans leurs vapeurs de bouffe alors qu’au plafond l’abat-jour tremble avec la ventilation.
J’ai eu mon papa au téléphone en début de semaine et outre le fait qu’il se soit moqué de son fils le soixante-huitard il me faisait remarquer que bien souvent c’était quand même pas très joyeux.
Pour contrebalancer un peu, voici quelques images de mes poulettes (qui n’ont pas l’air très jovial non plus d’ailleurs) prises un peu avant Noël au Yashicamat avec de l’HP5. Sans vouloir faire le paternel de base, elles sont bien jolies mes filles
.
J’aime beaucoup la première pour le regard tranquille de ma Julie. J’aime beaucoup la seconde pour le regard inquiet de ma Marie (le flou fonctionne d’ailleurs ici assez bien). J’aime beaucoup la dernière parce que. Et ma tête en bonus.
Rien a voir avec l’histoire mais j’ai constaté de gros écarts de rendu entre mon écran calibré et les autres écrans que j’ai pu utiliser. Une fâcheuse tendance à avoir des images bien ternes et grisailloutes. C’est le cas chez-vous ?
J’ai fini par affronter mes craintes -ma flemme surtout- et passer mon film au XTol. Resté une nuit à sécher et découpé à huit heures avant le départ pour l’école. Ca avait l’air bon. Parallaxe fail oui, mais pas tant (et en fait pas là où je le craignais).

Ne sont-ils pas beaux les hommes de ma vie ?
Mon grand père a ce petit sourire figé d’il faisait six degrés mais l’image me plait bien. D’autant que cela doit être le seul portrait que j’ai de ces deux hommes. Mon père et mon grand-père.
Le tableau n’est pas complet car il faudrait faire tenir dans le cadre mon grand père maternel inconnu, qui est pourtant bien là, mon beaup, mes oncles, mes cousins, mes beaufs et mes copains.
Je poste la suite dans les prochains jours.
Suite au dernier billet je me retrouve à chercher des Yashicamats dans mon tas d’images. Et de retomber sur cette photo de ma tête, prise à Bruxelles quelque part aux horizons de Noël, fin d’année 2002.

Il y a huit ans donc un portrait fait par Stéphanie dans un bar que j’imagine près de la Grand-Place. On avait mangé des scones et bu du café bien chaud pour combattre le temps pourri de la Belgique.
A l’heure où tout le monde se maquille pour aller fêter la nouvelle année, je réalise doublement à quel point ça file. A l’époque j’avais des cheveux bordayl.
Bonne année 2011 !
J’ai profité des fêtes pour faire quelques portraits serrés de mon grand-père, mon père et ma mère dans la lumière diffuse du 25 décembre. Yashica-Mat, HP5, visée inversée et cellule à main. Je crois d’ailleurs tenir là les premiers portraits de la famille. Portrait au sens de « Attends, je voudrais te prendre en photo », posé donc et par opposition aux images en situation qui ont ma préférence.
Je réalise après-coup que j’ai oublié toute notion de parallaxe sur ces maudits TLR et qu’il est plus que probable que mes augustes parents voient leurs têtes coupées. Ça m’agace d’être aussi bête et je pèse mes mots. En fait non, je meurs d’être aussi con.
Réponse dans quelques jours, on peut toujours espérer que la chance soit avec moi.
Je viens de finir les scans de notre séjour Singapour/Bali du début d’année. De penser à la moite chaleur des soirée singapouriennes et au contraste avec la préparation du sapin et la neige qui traîne encore dans les pots sur le balcon me fait sourire. Trois ici, quarante là-bas. Quelques degrés d’écart.

Quand je vous disais que la Postcard from Bali et ses images de rêves ne collaient pas tout à fait avec mes souvenirs, c’est principalement parce que ce dont je me souviens ressemble à ça. Des scooters, des saletés, des temples, des offrandes, des fils électriques et un soleil de plomb. Et c’est très bien comme ça.

Pour en revenir à mes histoires de scans, évidement la fin du scan n’est pas la fin de l’aventure : par flemme j’ai tout scanné sans tri. D’une parce que je shoot assez peu, sur trois semaines de voyage j’aurais fait moins de 250 images. De deux parce que quand il y a un bout d’une de mes filles dans le cadre il est difficile de se dire que non cette photo n’a aucun intérêt et en plus elle est floue. Il me reste donc à trier, dépoussiérer, développer, backuper. Ca promet d’être assez long mais on y va dans la joie et la bonne humeur.
Je viens de passer une petite semaine loin du clavier et comme à chaque fois je me demande comment raccorder les wagons du blog avec ceux de mon tous les jours. Et ce, surtout quand il s’agit de quelques jours dans le vrai du repassage, des devoirs, des réveils la nuit et du papapoulisme.
Bon il y a aussi eu un week-end à rallonge, des cours de dessin, une pelle en skateboard, une balade en forêt, des cafés, de jolis moment de famille et des burgers maison façon Shake Shak. D’ailleurs pour compenser, ce midi je me suis fait une petite cure de légumes. Salade, tomates, oignons, Harissa s’il vous plait.
Comme ça fait longtemps qu’on n’a pas vu de photo ici, j’ai profité de la semaine pour travailler sur les scans bruts qui glandent sur le disque dur en attendant d’être montrables. En fait j’ai surtout travaillé sur le workflow qui permet de passer du negatif à l’image finale. Quelque chose comme scanner en RAW => développer => retoucher aka enlever les poussières => organiser. A l’occasion j’en reparlerais, mais pour l’heure la principale source de chiant a été de chercher une application alternative à Photoshop mes besoins étant assez basiques : les courbes, le noir et blanc 16 bits et l’outil sparadra. Et malheureusement, il faut bien avouer qu’il n’y a pas grand monde.
Ce sont les images de Bali qui forment le haut de ma pile. Au bout d’une route, Jalan Kajeng, qui devient rue, puis ruelle, puis chemin : entre les rizières il y a ce lampadaire.

En parallèle de ça je suis tombé sur Postcard from Bali (via Fubiz). Les images sont magnifiques et ça m’a fait un petit truc de revoir les rizières en terrasse, l’herbe à éléphant et les offrandes omniprésentes mais la vidéo m’a un peu donné l’impression que cette île est un grand spa glamour, eau fraîche et soleils levants, bien loin de mes souvenirs de circulation délirante, de scooters partout pour tout, de sourires, de gamelan, de pollution, de gens vraiment gentils (une fois passée la tentative d’extorsion initiale), de pluies torrentielles et d’insectes géants.
Postcard from Bali (Canon 5d MkII) from Stephan Kot on Vimeo.
A voir dans quelques jours si mes souvenirs se confrontent a mes images.
Je voudrais aussi parler de ces cours de modèle vivant et d’un billet chez doudette qui m’a fait me poser la question des auteurs qui comptent mais la fin de ce billet sans queue ni tête c’est d’avoir constaté (via monsieurlam -encore-), que la loi derrière mon projet sans nom avait droit à des théories, des études, des mesures précises et un article sur Wikipedia : la loi des six degrés de séparation.
En passant, ça avance doucement et il est fort probable que ça parte dans pas trop longtemps. Ce qui à mon échelle nous laisse quelques semaines avant de voir le début d’un commencement.
Note: Je savais d’avance que ça trainerait cette série d’article. Je vais essayer de, pardonnez moi, torcher tout ça vite fait. Procrastination man is back !
Résumé des épisodes précédents vu que ça fait longtemps
J’avais pris comme analogie de l’appareil photo une pièce avec une unique fenêtre et des volets fermés. Quand on ouvre les volets on voit dehors comme c’est joli. C’est l’obturateur clic clac. Si dehors il fait sombre on n’y voit pas grand chose sauf si on a des yeux de chats. C’est la sensibilité.
uh uh et après ?
L’ouverture c’est la taille de la fenêtre par laquelle la lumière rentre dans la boîte. Plus la fenêtre est grande, plus il y a de lumière qui rentre dans la maison. Hey, géniale ta baie vitrée !
Paragraphe prise de tête
L’ouverture est représenté par un nombre, les valeurs les plus courantes étant 2.8, 4, 5.6, 8, 11 et 16. On trouve aussi des valeurs entre-deux 3.3 et autres 4.5. Plus le nombre est petit plus l’ouverture est grande, et ouais, plus il y a de lumière qui rentre. Et inversement.

Bizarrement on ne retrouve pas nos multiplications par deux habituelles. Encore une sombre histoire mathématique, avec l’aire A du cercle proportionnelle au carré du rayon A = π x r² et donc pour doubler l’aire il faut que le rayon suive une suite géométrique de raison √2 = 1.4142 = 1.4
√2 = 1.4
1.4 * √2 = 2
2 * √2 = 2.8
2.8 * √2 = 4 (à peu près)
4 * √2 = 5.6
5.6 * √2 = 11
11 * √2 = 16
… ou un truc du genre (le rapport entre la focale et la taille de la lentille frontale).
On s’en moque un peu de toute façon, en pratique ont fait rentrer deux fois plus de lumière à chaque fois que l’on tourne la molette d’un cran.
En conclusion
Ouvrir ou fermer le diaphragme permet donc de contrôler la quantité de lumière qui parvient sur la surface sensible.
Note: C’est complètement incompréhensible. J’essaierai d’être plus clair la prochaine fois.