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En passant #3

Semaine dernière, des tomates et des fraises à la campagne de mes parents. Les filles courent entre les rangées de légumes. Quelques minutes et le panier est presque plein.

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En fin de journée le bruit des grillons et le feu de cheminée. Au mois de juillet, oui.

Il nous faut plus de baleines

Je m’aperçois que j’en ai plein les cartons. Dis, à quel moment ça tourne à la manie ?

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Micro Série – Corse: Touriste

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Tout est parti de la poubelle rouge. La suite ce sont les arrières d’hôtels, les blocs de climatiseurs et les transats rangés en ligne sur des plages désertes. Pas de dénonciation ou de critique d’un tourisme pas toujours au top, juste l’esthétique étrange des supermarchés.

Série shootée pendant notre petite semaine en corse. Quatre images c’est court mais les autres clichés ne collaient pas, il y faisait trop beau. Le ciel bleu n’est définitivement pas photogénique.

Le fond et la forme – Viva la revolucióne

Graffs et tags, de jolies choses, des trucs affreux et quelques messages perdus ta mère la pute. Comme dans tous les garages. Et puis je suis tombé sur ça, No Pasarane! et un petit Anarchique à côté. Rébellion, j’écris ton nom (au marqueur, en petit et dans un coin). Avec une fautE.

Ma première pensée a été sur la forme, le boulet qui se vautre en orthographe, et ça m’a gonflé.

No Pasarane

Je serais plutôt du genre mauvais en orthographe ET en grammaire ; il m’est arrivé d’avoir comme premier retour sur des trucs qui me touchent des corrections orthographiques et des extraits du Bescherelle et la chose que je note c’est qu’il y a une saleté de E en trop.

Omar m’a tuer, j’ai rejoins la horde des grammar nazi.

Quand le fond est important on devrait pouvoir se foutre de la forme. Il n’y a rien à gagner à ce jeu. Ni points, ni récompenses et surtout cela ne tient pas lieu d’argument.

J’ai voulu initier un petit travail sur le fond gâché par la forme, le message effacé par l’erreur mais depuis six mois que l’idée est là, hormis le petit photoshop ci-dessous, j’ai essentiellement produit du mauvais jeux de mot ou des trucs sans rapport.

Viva la revolucione

Voilà c’est posé, on va pouvoir passer à autre chose.

En attendant No Pasarane! et Viva la Revolucione!

En passant

Quelques images sur les dernières semaines. Sans queue ni tête le spectacle de fin d’année, de la pluie, le café sur la place, un garage, des tabliers, une jolie typo et des petits pieds.

Horizon

Les scans de nos petites vacances en Corse sont tout juste finis. Deux mois après, c’est un petit retour en vacances au léger goût de sel. Quelques images de mer, de ciel et rien d’autre. De la texture quasi monochrome. L’horizon.

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Etrange comme après (mon dieu) dix ans passé en diapo, je découvre le plaisir du négatif couleur. Cette Portra 160NC est magique. Encore quelques rouleaux au frigo et il faudra passer à autre chose, le film étant arrêté.

Ca me renvoie la même impression que les gens croisés au hasard avec qui l’on discute comme si depuis toujours. Ils finissent par monter dans un train qui part dans l’autre direction. J’en voue une nostalgie éternelle aux Passantes de Brassens.

Encore quelques rouleaux au frigo et il faudra passer à autre chose. Les nouveaux horizons.

Oubli

J’avais oublié cette image de New-York. Cadrage centré et horizon pas droit mais j’aime bien sa texture.

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Manhattan depuis le ferry pour Staten Island, New-York, Octobre 2009

Evidemment c’est assez sombre et pas tellement dans l’ambiance -c’est bientôt l’été je vais aller me boire un jus de carotte en terrasse-. Ou mieux: ça.

Un poids sur mon épaule

J’ai placé plusieurs fois cette image de Melbourne dans le petit matin sans en donner le fond. Je ne voulais pas faire dans le larmoyant, moi qui ai déjà des prédispositions à l’écriture coulante et, surtout, les larmes faciles. Petit manque de courage face au rien.

Quand le téléphone a sonné, il était cinq heures du matin. Le temps de réaliser, d’ouvrir les yeux et d’aller décrocher dans mon anglais du réveil : on avait raccroché. La deuxième fois c’était six heures. Stéphanie m’annonce que mon oncle est mort dans l’après-midi. Conversation silencieuse et ces mots qui n’ont pas de sens. Il faut raccrocher, Stéphanie va passer la nuit qui est déjà derrière moi. Le décalage horaire prend une autre consistance et je me retrouve à l’autre bout du monde.

Mon oncle, il était photographe. Ni reporter, ni artiste. Enfin je ne crois pas. C’est toujours à la fin qu’on se rend compte qu’on se connaît assez peu finalement. Baptêmes, mariages et portraits en studio: la vie. Il shootait avec un F801, c’est un des trucs qu’on partageait. Ça et une affection naturelle. L’évidence à laquelle on ne réfléchie pas. Je respire, je saigne, j’aime. La famille.

Il est six heures du matin, trop tard pour se recoucher. Je boucle cette valise du dernier jour et je photographie le ciel de tous les matins qui viendront après.

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Adieu, Melbourne, Avril 2011

Les obsèques ont lieu lundi. Je remets le costume qui a servi en Australie. Ca et une chemise piquée à mon beau-frère histoire d’être au moins à moitié propre. Je prends le blad et un rouleau de FP4+ qui traînait au frigo. J’ai, je crois, besoin du poids de l’appareil sur mon épaule et de l’idée de pouvoir me mettre derrière le miroir du reflex. On dépose les filles à l’école avant d’y aller.

Soleil de plomb. Je vous passe les larmes, les roses, le sable qu’on jette sur le cercueil déjà en terre. Dans le cimetière je me retrouve à nouveau à photographier le ciel.

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La main de Stéphanie et le sourire des filles. La vie continue.

Remember Provia

En haut, quelque part en 2010 le temps est gris et la lumière diffuse. Je remonte les cinq étages et m’arrête au troisième. Le petit Yashica 35CC chargé avec un rouleau de Provia 400F qui trainait au frigo depuis des mois.

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Montée d’escalier, Mai 2010 – Yashica Electro 35 CC, Fuji Priva 400F

2011. Je refais la même image. La lumière a changé, l’outil aussi. Il étant en vitrine chez le photographe du coin de la rue. J’ai craqué ce qui d’un pur point de vue financier n’est pas raisonnable du tout. Vraiment pas raisonnable (mais que c’est bon).

Remember Provia
Remember Provia, Mai 2011 – Fuji X100

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Un nouveau venu chez les nombres: 25.

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Aucun rapport, mais j’imagine qu’il y a eu belle distribution de collier de nouilles un peu partout. Bonne fête les mamans.