Journal Ordinaire

De tout, de rien. Surtout de rien.

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One

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Voici la grande pagode dont je vous ai parlé juste avant. Plus loin sur un autre film j’ai des vues de l’intérieur, de l’encens qui brule et des bougies.

1
One, Singapour, Avril 2010 – Nikon FM2, 24mm 2.8, Fuji Acros

Je constate que j’adore coller des poteaux en premier plan et plein cadre ; l’esthétique est douteuse mais ça fait un peu moins photo de parking.

Written by Francois

juillet 21st, 2010 at 10:00

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Back to la base #3 – Vitesse

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Clic Clac.

L’obturateur s’ouvre -Clic-, reste ouvert quelque temps pour laisser la lumière entrer dans la boîte, puis se ferme -Clac-.

Clic …… Clac.

Clic …………………… Clac.

Clic ………………………………………… Clac.

Plus ou moins longtemps. De quelques millièmes de secondes à quelques secondes. Plus le volet reste ouvert longtemps, plus il y a de lumière qui rentre dans la boite.

théorie.004
Click for high-res

La plage de vitesse varie d’un appareil à l’autre en fonction des contraintes mécaniques et du type d’obturateur utilisé. Sur mon FM2 l’obturateur en titane couvre une plage qui va du 1/4000ème de second à 30 secondes. Avec un Leica M7 l’obturateur en tissu plafonne au 1/1000ème de seconde. Bruyant contre discret, rapide ou plus lent c’est une affaire de technologie et de choix.

Le petit point théorique qu’il faut retenir c’est que pour passer d’une vitesse à l’autre on fait des multiplications par deux. On retrouve donc notre vocabulaire de mathématicien qui fait peur et notre suite géométrique de raison deux.

1/4000
1/4000 x 2 = 1/2000
1/2000 x 2 = 1/1000
1/1000 x 2 = 1/500
1/500 x 2 = 1/250
1/250 x 2 = 1/125
1/125 x 2 = 1/60 (à peu près)
1/60 x 2 = 1/30
1/30 x 2 = 1/15
1/15 x 2 = 1/8 (à peu près)
1/8 x 2 = 1/4
1/4 x 2 = 1/2
1/2 x 2 = 1

Le lien entre réglages de sensibilité et vitesse commence a se faire dans ces histoires de multiplication par deux, mais on y reviendra quand on parlera d’exposition. L’idée maîtresse étant que pour une pellicule de faible sensibilité il va falloir que l’obturateur reste ouvert plus longtemps.

Note: On parle vitesse quand il faudrait parler durée mais l’abus de langage est ici familier.

Written by Francois

juin 24th, 2010 at 6:40

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Les joueurs d’échecs

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Entre la grande pagode et le wet market de Chinatown, il y a une petite place où des vieux jouent au xiang qi -les échecs-. J’ai tourné un peu, regardé le jeu, les placements de pièce, le regard amusé de l’adversaire et les commentaires des connaisseurs, mais je n’ai rien compris.

20100330-BW-032-Singapour-Bali
Joueurs d’échecs, Singapour, Avril 2010 – Nikon FM2, 24mm 2.8, Fuji Acros

Des traits, des pièces et le temps qui passe. Tranquillement. Dans la chaleur de Singapour.

Written by Francois

juin 21st, 2010 at 10:51

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Back to la base #2 – Sensibilité

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100 ou 400 ASA ? On a tous acheté un jetable en se posant la question. On ne parlait ni diaphragme, ni obturateur, mais lumière et beau temps. La simple sensibilité. A mon sens c’est une part de l’inconscient photographique commun.

En deux mots, la sensibilité c’est la différence entre vos yeux et ceux d’un hibou. Les yeux de chat aussi, la nuit ça marche beaucoup mieux. La sensibilité c’est la quantité de lumière nécessaire pour voir quelque chose correctement.

Plus la sensibilité est élevée, moins les besoins en lumière sont important. Pour reprendre l’exemple du jetable, quand il faisait beau on prenait une sensibilité de 100 ISO, quand le temps s’annonçait couvert ou qu’on allait au mariage du cousin Guillaume on prenait 400 pour pouvoir faire des photos dans l’église.

théorie.003
Click for high-res

Pour indiquer la sensibilité d’une pellicule ou d’un capteur on utilise des nombres. Plus le nombre est grand, plus la sensibilité est élevée. Les valeurs courantes varient entre 25 et 6400 bien qu’avec les reflex numériques actuels la plage de sensibilité tend à s’étendre.

Le petit point théorique qu’il faut retenir c’est que pour passer d’une valeur de sensibilité à l’autre on fait des multiplications par deux. Pour utiliser un vocabulaire de mathématicien qui fait peur, ce petit monde constitue une suite géométrique de raison deux.

25
25 x 2 = 50
50 x 2 = 100
100 x 2 = 200
200 x 2 = 400
400 x 2 = 800
800 x 2 = 1600
1600 x 2 = 3200
3200 x 2 = 6400

En d’autres termes, avec 400 ISO je gagne deux valeurs de sensibilité et j’ai besoin de quatre fois moins de lumière qu’avec 100 ISO.

A la sensibilité sont indirectement attachées des histoires de bruit, taille de capteur, modelé et qualité d’image. On en reparlera.

Note: Je parle indifféremment ASA et ISO car j’ai, on a, longtemps employé le premier. Ensuite la norme Internationale est venue remplacer les ASA Américains. En pratique c’est la même chose.

Note 2: Je viens de me relire et je me demande si tout ceci est bien clair. Anyway.

Written by Francois

juin 17th, 2010 at 8:41

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Back to la base #1 – La boîte

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En photo le premier truc que l’on a en main c’est l’appareil. Avant même d’appuyer sur le bouton, l’acte photographique, on tient le boitier qui regarde le monde à travers l’objectif.

Imaginez vous dans une pièce toute noire, une fenêtre sur le monde fermée par un volet. De temps en temps le volet s’ouvre alors vous enregistrez ce qui vous est donné. Quand la lumière est trop forte, il suffit de tirer un peu les rideaux. Cela ne dure jamais, le volet est à nouveau fermé.

L’analogie est un peu naïve, mais c’est assez représentatif de ce qui fait la camera obscura.

théorie.002
Click for high-res

Dans le boitier il y a quelque chose qui passe la majeur partie de son existence dans le noir et se gave de lumière dès que l’occasion se présente. C’est le capteur numérique, la pellicule argentique. Ce qui sépare le capteur du monde extérieur, le volet, c’est l’obturateur. Fermé, ouvert, fermé. Pour limiter la quantité de lumière qui rentre dans la boite on tire les rideaux: on ferme le diaphragme.

Written by Francois

juin 16th, 2010 at 9:58

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Back to la base

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Hier soir en creusant mon dossier projets je suis retombé sur une présentation keynote que j’avais préparé à l’époque pour le premier article de ce que j’espérai une (longue) série. Il n’y en a eu qu’un, il fallait s’y attendre. Procrastination, manque de temps et autres excuses inutiles.

Dans cette présentation ça parlait exposition et flou. J’avais prévu de poser ma douce voix sur l’ensemble mais j’ai du avoir la flemme. Procrastination, manque de temps et tout ça. A posteriori, je pense que ça aurait probablement été indigeste et ennuyeux. Trop bien.

Yashica Electro 35 GSN
Yashica Electro 35 GSN – Panasonic DMC-TZ7

Comme j’ai eu droit à une conversation entre photographes technophiles* qui s’est soldé par un « et ton reflex tu sais t’en servir ? » sous-tendant un « la photo c’est compliqué », je suis parti pour découper la longue présentation ennuyeuse en petits morceaux et vous servir ça dans les prochains jours.

Sachant que demain c’est la kermesse de l’école et que le week-end est bien chargé, on en reparlera probablement dans un an.

* Oui, je suis plein d’aprioris.

Written by Francois

juin 3rd, 2010 at 10:00

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Blanc et vert (jaune et rouge ensuite)

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Aujourd’hui c’était journée off, sans enfants, sans travail, liberté, liberté chérie. Journée de tous les possible, journée idéale pour bricoler donc. Pinceaux, rouleaux, peinture et white spirit.

Repeindre des portes c’est long et a peu près aussi passionnant que le récit que j’en fais jusqu’à présent.

Mon pinceau à la main, j’ai repensé au paradoxe rap-thé vert en écoutant IAM, je me suis demandé si la pensée de Lavoisier s’appliquait à la biosphère et s’il était possible de représenter ça joliment avec quelque chose qui ressemblerait à Space Inviders. J’ai repensé à cet Ubiquity Photo Project dont la v2 n’aura pas lieu, au bruit du scanner et à la pile de négas qui attendent. Je me suis aussi dit qu’il faudrait s’atteler à mon idée d’Identités nationales avant que le débat ne soit caduc. S’il ne l’était pas déjà.

Ensuite mon pinceau a gouté, j’ai du descendre de l’escabeau pour frotter la tâche blanche.

En attendant que tout ça prenne forme, voici une photo pleine de vert. Couleur espoir.

Back to Ubud
Back to Ubud, Bali, Avril 2010 – Panasonic DMC-TZ7

Fierté du soir, sans lien avec le blanc et le vert, mes filles ont monté leurs premiers Lego. Julie a fait un hydravion, jaune; Marie une voiture de pompier, rouge.

Written by Francois

mai 14th, 2010 at 10:00

Quatre puis trois

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Hier matin en regardant mes films sécher, je trouvais ça beau cette idée de tremper ses films dans la soupe, les rincer puis les fixer avec des pinces à linge pour qu’ils sèchent. Comme des chaussettes.

On les regarde en coin ces films qui attendent depuis trois semaines déjà. Un soir on en fait quatre. Les deux premières d’abord. Six-cent millilitres de XTol en dilution 1+1. On verse, on agite, il faut attendre neuf minutes et trente secondes avant de passer au bain d’arrêt. Trente secondes, dilué 1+19. Ensuite le fixateur, quatre minutes en 1+4. Agiter encore. Et puis rincer, enfin. Les deux autres ensuite.

C’est vite fait mais ça prend du temps. Allez comprendre pourquoi prendre une petite heure pour faire quatre films, cent quarante-quatre vues, est un vrai luxe.

Recommencer le lendemain pour faire les trois films restant. Encore vite fait et encore long.

Drying
Étendage, Grenoble, Mai 2010 – Panasonic DMC-TZ7

Hier matin en regardant mes films sécher, je trouvais ça beau cette idée de tremper ses films dans la soupe, les rincer puis les fixer avec des pinces à linge pour qu’ils sèchent. Comme des chaussettes.

Written by Francois

mai 12th, 2010 at 2:11

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Samedi c’est poney

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Le samedi après-midi c’est poney*. J’emmène Julie vers quatorze heures trente, après une micro sieste. Vaseuse elle enfile pantalon stretch, grosses chaussettes, bottes, polaire et doudoune puis on part joyeusement au pays du foin toujours vert.

Je prends aujourd’hui pleinement conscience de ce que j’ai pu infliger à mes parents entre les cours de musique, la piscine, les scouts toujours et plus tard les répétitions où il fallait se charrier avec moults précautions des amplis pesant trois tonnes. It’s a long way to the top if you wanna rock ‘n’ roll.

Mettre la selle, sangler, passer la croupière sous la queue du cheval et le mors entre les mâchoires sont maintenant des gestes faciles. Reste l’attente ; une heure à toupiner dans le froid. Je regarde ma fille composer entre son caractère et celui de sa monture. A droite j’ai dit.

J’ai eu de l’occasion de voler le FM3A de mon père (coucou papa) et son 50:1.8 AI-S. Chargé en Delta 400 il a fait mon après-midi, en ce mois de février.


Julie au poney, St Ismier, France – Nikon FM3A, 50 1.8 AI-S, Ilford Delta 400

* Je sais, le cheval est une activité de bourgeois et il faut avouer que l’on a bien du mal à caser équitation entre cours de golf et séances de squash. En plus, nous sommes obligés de sortir le X5 du garage pour se rendre en banlieue, ce qui est quand même à la limite de l’acceptable.

Written by Francois

avril 29th, 2010 at 9:34

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Mes filles, mon Yashica (et moi)

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Un samedi matin, fin février, on va chercher des croissants puis boire un café sur la place. Un expresso et un grand crème. Je profite de l’occasion pour jouer avec mon Yashica Electro 35 CC. Je fais 4 photos, les filles en font deux. Elle prennent du plaisir à coller l’oeil au viseur, appuyer et entendre le clic discret de l’obturateur central. Elles ne comprennent pas que la photo n’apparaisse pas directement, au dos de l’appareil, puis elles passent à autre chose. Les photos seront floues, évidement.

Marie monte, descend, elle part, elle reviens. Elle me montre sa tresse. Elle est jolie.

Un deuxième expresso s’il vous plaît.

Marie in a bar
Marie au Douceur Café, Février 2010 – Yashica Electro 35 CC, Ilford Delta 400

Quelques heures plus tard nous allons chez Tonton Nico pour son anniversaire. C’est carrément la fête avec les cousines: ça crie, ça court, ça saute et ça rigole.

Julie mets un masque, fait la folle et passe à table. Elle est jolie.

Julie with mask
Julie au masque, Février 2010 – Yashica Electro 35 CC, Ilford Delta 400

Ensuite on se balade. Je fais d’autres photos. Toujours le clic discret de l’obturateur central.

Je l’aime bien ce petit Yashica. Le viseur est clair, il fait un beau bruit et l’objectif lumineux est relativement piqué. Ca vignette un peu à pleine ouverture, mais le rendu n’en est pas désagréable. J’essaie de vous en faire une review d’ici peu.

Written by Francois

mars 17th, 2010 at 5:07

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