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Time is nothing

Étrange de recroiser ces mêmes endroits qu’on a foulé. Voilà une vidéo qui me met entre le bonheur niai, la dépression et l’envie de bouger. Il y a probablement un peu de la musique améliepoulainesque dans l’affaire.


Time is Nothing // Around The World Time Lapse from Kien Lam on Vimeo.

M-x dunnet

Je suis tombé sur le travail de Joe Alterio qui a quelques résonances dans ma culture d’informaticien. J’aime beaucoup.

There's No One There

Dead end
You are at a dead end of a dirt road. The road goes to the east.
In the distance you can see that it will eventually fork off. The
trees here are very tall royal palms, and they are spaced equidistant
from each other.
There is a shovel here.

Evidemment si on n’a jamais utilisé Emacs c’est moins drôle.

Dispo sur etsy: Resistance is futile.

You Can't Use That Here The Door Won't Open You Don't Have The Key You Can't Go Any Further There's No One There

More cool stuff

Sortie musée avec la classe de Marie ce matin. Petite classe, pont de l’ascension oblige. Vingt et un élèves, quatre parents, le maître et l’atsem. Facile donc.

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Musée de Grenoble, Juin 2011 – Fuji X100

Dans l’entrée on grapille des vues sur l’expo Chagall et l’avant garde Russe.

Chagall et l'avant garde russe
Chagall et l’avant garde russe, Musée de Grenoble, Juin 2011

La sortie était organisée sur les cinq sens. Bien coule et bien fait par les guides du musée de Grenoble. On regarde la tableau puis on écoute les bruits des animaux qui sont représentés. On regarde le tableau puis on touche un bout de velours qui y est représenté. On regarde le tableau puis on sent une fleur. Il n’y a que le goût qui soit passé à la trappe.

Pendant que les petits regardaient des tableaux de légumes j’ai pris quelques minutes dans les pièces adjacentes. Il y a les incroyables mains de Rodin, main de bourgeois et main gauche dite numéro 26. Il y a aussi ce Monet tout bleu à la texture incroyable. Moi qui avait trouvé les nénuphars, Nymphéas, terriblement… chiantes, je redécouvre. Bon il est aussi fort probable que la dernière fois je n’ai pas eu les yeux bien ouverts.

Mains - Auguste Rodin - 1901 Coin de l'étang à Giverny - Claude Monet - 1917

Ce qui m’a le plus marqué aujourd’hui c’est un petit tableau carré, rouge avec un cadre doré : le Nu au fauteuil rouge. Les couleurs, les formes et ce truc à 114 ans bordayl !

Nu au fauteuil rouge - Félix Vallotton - 1897
Nu au fauteuil rouge – Félix Vallotton – 1897

Un peu d’élitisme avant le week-end

… titre en boutade à un ami qui a un peu de mal avec les musées. :-)

Vendredi avant les vacances j’ai posé une journée de récup pour m’occuper de mes filles, quelques peu laisées de leur papa pendant les deux semaines à Melbourne. Le matin j’ai accompagné la classe de ma grande au musée et l’après midi maquilleur-accompagnateur pour la maternelle de ma moins grande.

La sortie musée tournait autour de la géométrie, triangle, carré, cube, rond et sphère et les dérivés. Il semble que la plupart des gamins montrent plus d’enthousiasme pour l’abstrait que les adultes que nous sommes. hey ! un carré ! rouge !

Dans une pièce une sculpture immense faite de squelettes de cubes en acier laqué, joue des perspectives avec ses arrêtes. Au mur, ça :

Omega III - Morris Louis
Omega III – Morris Louis

… la recherche d’une tension équilibrée entre la toile vierge et les coulures de peinture… Ayant renoncé au pinceau depuis 1953, il incline la toile, travaillée au sol sans châssis, obtenant ainsi des coulures qui partent des bords et laissent le centre vide

Je ne connaissais pas Morris Louis et j’ai vraiment accroché. Bizarrement le rendu de la peinture absorbée par la toile brute m’a ramené au batik de Malaisie. La représentation naïve en moins. Regardez sur google image : very cool.

Un peu plus loin une oeuvre de Kandinsky. La tableau est génial, ma photo est pourrie avec en bonus ma ma face en réflexion : saleté de vitre.

Unknown title - Vassily Kandinsky
J’ai pas noté le nom comme un *** – Vassily Kandinsky

Décisions

Choisir: ceci ou cela.

via (le souvent très bon) Friends of Type

Demain c’est lundi


via deadfix

Skate in Kaboul

Petit moment d’humanité autour d’une planche, deux trucks et quatre roues. Improbable et quasiment anachronique.

…pour ceux que ça gonfle, zappez à 04:10 pour écouter le témoignage de la jeune fille.

SKATEISTAN: TO LIVE AND SKATE KABUL from Diesel New Voices on Vimeo.

Via trendsnow

Procrastination #2

De la page blanche et de tout ce qu’il y a autour.

Procrastination from ism studios on Vimeo.

Sur ce je vous laisse, j’ai repassage.

Language



Stephen Fry via rogerscreation.com

Words, it seems belong to other people, anyone who expresses themselves with originality, delight and verbal freshness is more likely to be mocked, distrusted or disliked than welcomed. The free and happy use of words appears to be considered elitist or pretentious. Sadly, desperately sadly, the only people who seem to bother with language in public today bother with it in quite the wrong way.

They write letters to broadcasters and newspapers in which they are rude and haughty about other people’s usage and in which they show off their own superior ‘knowledge’ of how language should be. I hate that, and I particularly hate the fact that so many of these pedants assume that I’m on their side.

L’accent est délicieux et le propos non moins intéressant. Haters gonna hate.

Quelque chose en lui de Bartleby

Il y a une grosse quinzaine, j’ai volé à Sophie le bouquin qu’elle s’était pris pour les vacances. J’ai glissé le petit livre vert à couverture cartonnée dans mon sac à dos jaune entre mon cahier à dessins moches et mon Electro 35 puis ai repris une part de pizza.

Sur la couverture on peut lire Quelque chose en lui de Bartleby et Philippe Delerm. Bartleby c’est l’homme qui « ne préfererait pas » de Herman Melville (aka l’auteur de Moby Dick -le cachalot blanc-). Delerm c’est le père du fils ou la première gorgée de bière; au choix.

Quelque chose en lui de Bartleby - Philippe Delerm

Il est question de la saveur du présent, de blog et d’écriture. Apprécier le présent sans être dans le carpe diem, se placer systématiquement spectateur et cueillir l’odeur du goudron chaud après la pluie et les premières cerises.

Monsieur Spitzweg profite de son samedi pour partir en balade dans Paris, rien dans les mains, presque rien dans les poches. Il fait assez chaud pour que les mots de « Coulée verte » soient devenus désirables.

Ecrire pour soi, pour les autres et devoir se poser la question.

De mon côté je constate que j’ai du mal à conjuguer clavier et Public Enemy. Ces quelques lignes m’auront pris deux heures. Ecriture et musique; comment apprécier les deux en étant là ni pour l’un ni pour l’autre ? Spitzweg a peut être raison.