Petite soirée père-filles où je me retrouve à préparer une omelette coriandre-comté en écoutant le Wu Tang Clan. Bobo un jour.
Pour l’omelette c’est genre ici, chez (le très bon) Guillaume Long. Tu ne bas pas tes oeufs sinon ça va mousser et avec tout l’air que tu auras injecté dedans, ça va gonfler et ton omelette, tu pourras t’en servir de joint pour tes fenêtres. Pour le Wu Tang, ça serait plutôt par là.
Ma poêle à la main je fais quelques pas genre hip-hop, sachant que de base j’ai à peu près le sens du rythme d’une pierre et l’aisance corporelle d’une planche. Julie me regarde incrédule et fini par dire que ça ne va pas vraiment et qu’en plus les gens qui font ça en général, ils sont noirs. Ca n’est pas exactement les mots qu’elle a utilisé, il était peut être plus question de moi qui suis trop blanc. Il n’y avait rien de négatif mais voir un enfant tomber dans un tel cliché ne porte pas vraiment à rire.
Et d’expliquer que ça n’est pas ta couleur de peau qui te limite ou t’impose quelque chose et que si tu as envie de quelque chose, tu le fais.
Ce matin en parlant des activités du centre aéré, BMX ou accrobranche, en réponse à un tu devrais essayer le BMX, c’est coule on a eu droit à quelque chose comme mais c’est un truc de garçon.
Et d’expliquer que ça n’est pas ton sexe qui te limite ou t’impose quelque chose et que si tu as envie de quelque chose, tu le fais.
Je me demande si les enfants ne sont pas complètement fans de stéréotypes. Etape nécessaire à l’intégration au groupe et construction intellectuelle. A moins que cela soit nous. Nous qui leur en mettrions plein la tête. Barbie contre Action man. Mon premier aspirateur contre Mon premier pistolet. Il y a probablement un peu des deux.
Du coup, on est bon pour Eminem.
Bonus: yo is what yo is