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bzzzzzzzzzz bzzzzzzzzzz bzzzzzzzzzz ti di di di

Un micro, un kazoo, un piano, une flute et un métalophone et c’est parti. Tout à fait le genre de truc que j’aimerais avoir le temps de faire avec mes poulets. Les quelques mots d’espagnol à la fin c’est frisson garanti.

Presque 7

Après une petite avance samedi pour fêter ça avec ses copains et une journée à base de rollers, trottinettes, plots, slaloms et gâteau au chocolat, demain ma jolie grande va toucher ses sept ans. Cela fait quelque chose de poser tant de bougies sur un gâteau qui du coup, paraît bien petit.

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D’ailleurs à sept ans on l’est encore, petit. Même si on est grand. Je pense, j’écris, j’efface. En un mot je suis tout chose. Je clos là avant de me mettre à écrire un poème.

Note: Le père aussi prend sept ans. Sur les photos de naissances j’ai la tête que mon père a sur celles de ma naissance. La boucle est bouclée.

En passant #5

Ramasser des plumes, des feuilles et des marrons: voilà la vraie vie.

Plumes

Une autre graine

En ce moment avec les filles, c’est très cuisine. D’une pour comprendre que les fruits et les graines ça donne d’autres plantes et que dans la courgette aussi il y a des pépins, de deux pour les goûts, les odeurs et les couleurs, de trois pour le plaisir avant l’arrivée massive du trio hivernal poireau, choux, patate.

En vrac les petites mains ont trempé dans le pain, la salade tomate-feta-fenouil, les poires aux épices, les croques-monsieur, les lasagnes, le crumble aux pommes, la crème de marrons et le cake aux olives.

Evidemment vu la taille des doigts et celles des couteaux il faut une certaine confiance.

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Graine de …

J’ai vu Julie aller et venir sur le balcon, l’air de rien. Quand je lui ai demandé ce qu’elle trafiquait, c’est un rien-rien qui est revenu. Prise en flag elle a jouée l’innocence avec un certain aplomb.

Ma fille a fait son premier graff. A la craie, ça promet.

Edit: Photo perdue sur flickr, je reposte.

En passant #3

Semaine dernière, des tomates et des fraises à la campagne de mes parents. Les filles courent entre les rangées de légumes. Quelques minutes et le panier est presque plein.

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En fin de journée le bruit des grillons et le feu de cheminée. Au mois de juillet, oui.

Yo is what yo is

Petite soirée père-filles où je me retrouve à préparer une omelette coriandre-comté en écoutant le Wu Tang Clan. Bobo un jour.

Pour l’omelette c’est genre ici, chez (le très bon) Guillaume Long. Tu ne bas pas tes oeufs sinon ça va mousser et avec tout l’air que tu auras injecté dedans, ça va gonfler et ton omelette, tu pourras t’en servir de joint pour tes fenêtres. Pour le Wu Tang, ça serait plutôt par .

Ma poêle à la main je fais quelques pas genre hip-hop, sachant que de base j’ai à peu près le sens du rythme d’une pierre et l’aisance corporelle d’une planche. Julie me regarde incrédule et fini par dire que ça ne va pas vraiment et qu’en plus les gens qui font ça en général, ils sont noirs. Ca n’est pas exactement les mots qu’elle a utilisé, il était peut être plus question de moi qui suis trop blanc. Il n’y avait rien de négatif mais voir un enfant tomber dans un tel cliché ne porte pas vraiment à rire.

Et d’expliquer que ça n’est pas ta couleur de peau qui te limite ou t’impose quelque chose et que si tu as envie de quelque chose, tu le fais.

Ce matin en parlant des activités du centre aéré, BMX ou accrobranche, en réponse à un tu devrais essayer le BMX, c’est coule on a eu droit à quelque chose comme mais c’est un truc de garçon.

Et d’expliquer que ça n’est pas ton sexe qui te limite ou t’impose quelque chose et que si tu as envie de quelque chose, tu le fais.

Je me demande si les enfants ne sont pas complètement fans de stéréotypes. Etape nécessaire à l’intégration au groupe et construction intellectuelle. A moins que cela soit nous. Nous qui leur en mettrions plein la tête. Barbie contre Action man. Mon premier aspirateur contre Mon premier pistolet. Il y a probablement un peu des deux.

Du coup, on est bon pour Eminem.

Bonus: yo is what yo is

En passant #2

Dessin du dimanche après-midi pluvieux, les filles font la sieste. Le premier rond puis toute la suite, ça a quelque chose d’un dessin d’adolescent dépressif. Enfin c’est un peu le genre de choses que je faisais à l’époque.

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Julie se réveille avant sa soeur et me rejoint. Elle aussi se met à dessiner des baleines et des méduses jolies. On entame le paquet de cigarettes russes un peu avant le réveil de Marie qui vient nous voir, les cheveux en vrac, le doudou à la main. Un petit dessin, goûter et toute la famille sort. La pluie vient de cesser.

Fatigue

Pour me remettre de ce petit week-end marathon, aller-retour à Aix en Provence pour voir des copains et mauvaises nuits d’enfant malade, je bois des cafés.

Ça ira mieux demain.

La perte et l’esprit

Quand j’étais petit je passais des heures à fouiller dans mes caisses de Lego à la recherche de LA pièce qui manquait. Brique de six par un, où es-tu ? Ça finissait invariablement par un retourné facial de la boîte sur la moquette de la chambre suivit de peu par la découverte de la dite pièce sous mon pied gauche. J’ai longtemps soupçonné un lutin voleur de briques dont le seul plaisir était de me rendre fou.

Un peu plus tard les premiers essais de bricolage de l’ado qui veut s’occuper. Mon papa rangeait, et range toujours, ses vis et ses boulons dans des vieilles boîtes à thé en fer blanc. Les clous allant dans des petites boîtes à cigares Panter. Étrange comme l’écrou qui va bien est toujours dans la dernière boîte de l’étagère et comme la clé associée n’est pas dans la caisse à outils mais tombée sous l’établi. J’ai longtemps soupçonné un esprit frappeur, voleur de vis et dont le seul plaisir était de me rendre fou.

Ensuite vinrent les médiators, les clés, les téléphones et les voitures sur un parking.

Aujourd’hui c’est mon rotring que je cherche, disparu depuis une bonne semaine, mais là je soupçonne plutôt mes filles. Je n’y arriverai jamais.