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(Tech)no logique
Je prends, je pose, je reprends, je repose ; je réfléchis, je pars et je reviens. Procrastination et idées pas claires. Il y a quelques temps je me posais (vaguement) la question de l’évolution de notre rapport à la musique :
Je me demande si l’ensemble iPod + iTunes + iTunes Store ne nous mène pas vers une bestofisation de l’approche musicale. N’acheter/ne garder que les meilleurs morceaux sonne certainement le glas des albums concepts (genre The Wall de Pink Floyd pour faire dans le récent). J’imagine aussi que c’est aussi un bon coup de latte dans la diversité musicale et dans l’éducation de l’oreille, l’homme ayant nature à aller vers les mélodie plus faciles et harmonieuses.
Depuis, j’ai eu droit aux publicités pour Deezer premium et aux annonces des opérateurs de téléphonie mobile me ventant les plaisirs du téléchargement légal, illimité, vingt-quatre heures sur vingt-quatres : télécharger « des milliers de titres » sur son mobile. La quantité constitue rarement un argument recevable. Sur ce point, c’est peut être chez Snae que c’est le mieux traité.
Depuis, j’ai aussi entendu que Pink Floyd avait gagné un procès contre EMI qui s’était engagé en 1967, puis en 1999, à ne vendre la musique du groupe qu’au format album. iTunes Store, j’écris ton nom.

Bass Shop, New York, Octobre 2009 – Nikon FM2, 50mm 1.8, Ilford HP5
J’ai du mal à me faire une idée précise de tout ça et, surtout, à en faire la part des choses.
Avec la bande magnétique on faisait des mixtapes ; aujourd’hui on télécharge à l’unité puis on playliste. On enregistrait la radio ; on pirate. C’est à croire que ce ne sont pas les comportements des passionnés-acheteurs-consommateurs, je ne trouve pas le mot juste, qui ont changé mais que les vendeurs, le mot est tout trouvé, savent maintenant taper là où c’est facile, là où ça fait bling.
Tout ça sent quand même le cercle vicieux et la faiblesse entretenue.
Aujourd’hui et plus généralement, j’ai l’impression que l’on se tourne vers la technologie avant tout. Pour chaque nouveauté, chacun y va de son annonce, de son test, de son analyse « Apple va-t-il se planter avec l’iPad ? ». Franchement, a part les actionnaires, ça intéresse qui ?
NB: Je voulais aussi parler d’Avatar, car j’ai l’impression que sous prétexte de 3D on fait passer pour chef-d’oeuvre un navet au scénario éculé, mais dans la mesure où je n’ai pas vu le film, je m’abstiens. Enfin presque.
NB2: Il est probable que ma vision soit déformée par trop de temps passé sur Internet.
NB3: Ceci n’est pas un billet anti-Apple. Enfin j’espère que ce n’est pas ce qui en ressort.
Lorsque nous vivions ensemble
Ma lecture de ces deux derniers jours a été Lorsque nous vivions ensemblede Kazuo Kamimura. Un gros bouquin tout rose qui nous décrit pendant sept cents pages la vie d’un jeune couple dans le japon des années 1970. A 21 et 23 ans, Kyôko et Jirô vivent en couple, font l’amour et doutent. Dans une époque traditionaliste ils semblent craindre le mariage comme le couperet qui mettra fin à leur relation. Inexorablement.
Aux vues du volume et du sujet, j’ai eu peur de subir l’attaque des Feux de l’amour Japan style, mais l’auteur a pris le parti de morceler l’histoire en micro chapitres. Histoires dans l’histoire, ils ressemblent à un chapelet d’haïkus que l’on égraine un à un.
La neige tombe,
Je la regarde,
Elle tombe encore.

Kazuo Kamimura – Lorsque nous vivions ensemble
Le couple est une petite barque sur l’océan ; ils font des rencontres, le plus souvent des gens étranges et pervers tueurs d’oiseaux, se cherchent, vivent le quotidien et tout son poids. Bien souvent le sexe semble être le seul ciment de leur union : ils baisent. Et ce, même s’il est avant tout question d’amour.
Nous détestons notre père et notre mère.
Pourtant, un jour, nous leur ressemblerons.
Comme mon père, j’étreindrai ma femme avec une haleine qui pue l’alcool.
Comme ma mère, je ferai le dos rond et je supporterai cette vie.
Puis un jour, devant le mot « Jeunesse », nous nous sentirons couverts de honte.
Encore 2 tomes à venir. Good !
Petite parenthèse graphique : c’est assez fort, les cases laissent régulièrement la place à des doubles pages sombres pleines de hachures ; les personnages inquiétants perdent leur pupilles et se zombifient ; le vent hurle. En blanc, en noir, en gris.
Tempus fugit LOL
Je reçois, à intervalles réguliers, le même mail Tu sais que tu es vieux quand qui m’explique que quand on sait que Raider-deux doigts coupe faim, qu’on pense que Quicky n’est qu’un parvenu qui ne pourra jamais détronner Grosquick, que l’on a fantasmé sur les seins polygonaux de Lara Croft et que l’on a vu naître le trou dans la couche d’ozone : on est vieux.
Si on a regardé Téléchat et apprécié eu peur de Leguman aussi.
En général c’est le copain de la cousine Béatrice, comment a-t-il eu mon mail celui-là, qui l’envoie. A intervalles réguliers. Agrémenté d’un petit commentaire C tro vrai LOL ! pour couper court à toute envie de lire. Un rapide click sur le bouton Delete et c’est reglé.
Des fois la réalité nous rattrape et s’allie à l’humour potache du copain de la cousine : c’est la fin.

Scrabble & Dictionary, Février 2010 – Yashica Electro 35 CC, Ilford Delta 400
Tu sais que tu es vieux quand tu prends plaisir à jouer au Scrabble.
Vermine communiste !
Aujourd’hui c’est la journée de la femme, et comme à part un bon recyclage de ce que j’ai dit il y a trois ans je suis en grande absence d’idée. En conséquence voici la tête d’Homer aka bière-foot-pizza man :
Je suis quand même allé jeter un oeil sur wikipedia et que cela soit Lénine qui ait décrété le 8 mars « Journée Internationale de la Femme » a quelque chose de croustillant.
Rien à voir d’ailleurs[*], mais le week-end prochain on vote : C’est la lutte finale – tout ça.
[*] Le droit de vote a quand même été accordé aux femmes il n’y a pas si longtemps (1944). Don’t forget.
Life
Je profite de cette fin d’après midi pour ressortir mon cahier à dessin et gribouiller un peu. Au départ c’est plus l’acte que le dessin lui-même qui me motive. Le feutre qui gratte la feuille. Le blanc qui devient noir tout ça.
Voici donc une allégorie sur la vie qui vient s’ajouter au traditionnel « La Vie, c’est comme une boîte de chocolats… ». Si tant est que Forrest Gump soit entré dans la tradition.

Life, Février 2010 – Feutre staedtler 0.6 sur papier canson
Si je devais me lancer dans de la philosophie de comptoir, je dirais que ce qui ressort de ce « truc » c’est que, quel que soit le chemin, la fin est toujours au même endroit ; la durée du voyage variant éventuellement. Je dirais aussi qu’il y a toujours un moment où un choix se pose ; des voies qui paraissent différentes peuvent se rejoindre plus loin, plus tard. Ou jamais – à la fin.
Mais ce qui me marque le plus a posteriori c’est qu’il n’y a pas d’impasse ; on ne peut faire qu’avancer. Même si le chemin sent la merde.
A vot’bon coeur messieurs-dames.
Il me semble avoir déjà vu passer sur Internet quelque chose dans le genre, en mieux forcément, mais j’avais envie. A noter aussi que le scan est bien dégueux.
Procrastination man
La procrastination, ça doit être ça mon super pouvoir. Encore 12 trucs en cours qui n’aboutiront probablement pas, donc en attendant un petit interlude visuel.
Procrastination from Johnny Kelly on Vimeo.
Loi naturelle #3 et autres faits passionnants
Lors de l’achat d’un sac de plâtre il faut aussi prévoir des anxiolytiques ; ou une corde : c’est selon.
A part ça, je ne suis pas mort, j’ai juste eu un boulot de malade ces deux dernières semaines et pas vraiment l’envie de vous pondre des articles sur la vie trépidante de l’ingénieur informaticien, marié, deux enfants.
Deux choses à dire de ce côté là d’ailleurs à savoir : premières sorties en ski et vélo sans roulettes. L’appareil étant un peu loin, j’ai la flegme de vous mettre une photo. Il faudra me croire sur parole.
De mon côté, j’ai pu dégager du temps cette semaine pour courir un peu avec la dame qui prépare le marathon de Barcelone et « participer » au défi coureurs geeks qui a démarré cette semaine : petit défi informel plutôt sympathique pour garder la motivation malgré les conditions pas toujours au top.
Ah oui, j’ai aussi fait du plâtre à la maison.
Resistance is useless
Bien évidemment, le temps que je bouge ma souris, plus de 645 RF. En même temps, c’est peut être préférable la chose étant difficilement compatible avec la réfection du toit de l’immeuble : problème de riche j’en conviens.
Il ne me reste plus qu’à attendre que Voigtländer après son Bessa III 667 nous sorte un 645. Genre ça (attention, myself photoshop inside) :
Et d’attendre.
Et d’attendre.
Et d’attendre encore.
Et encore[1].
… et promis, j’arrête de vous saouler avec mes envies de gamin.
[1] L’humour familial me suggère de rajouter « c’est que le début d’accord, d’accord » : passons.
Resistance is futile
Dans mon grand trip noir & blanc (je vous en reparlerai probablement) et la perspective de dépoussiérer mon agrandisseur, la tentation est grande de passer sur un format de négatif plus grand : plus facile à tirer, plus velouté, plus de bokeh, plus élitisteclassieux.
6×4.5, 6×6 ou 6×7.
Pour l’instant je fais du carré avec mon Yashica Mat, mais l’absence de cellule et la visée peu claire de la bête ne sont pas une invitation au voyage photographique quotidien. Enfin si, mais rustique le voyage.
L’avantage quand on cherche un moyen format c’est que la liste est finalement assez courte. Hasselblad, sexy mais un peu cher. Et pas vraiment moins rustique. Mamiya RB67 ou autres Pentax 67 hyper lourds. Et puis les télémètriques[1] Mamiya 6/7, Fuji et Bronica RF645.
Et ce Bronica justement il me fait de l’oeil depuis quelques temps déjà. A peine plus volumineux qu’un Leica, sensiblement comparable à un reflex donc ; bien construit ; très discret au déclenchement ; un très bon viseur et des optiques piquées. Les optiques justement, elles sont malheureusement un peu le point faible de l’ensemble.On passera sur le fait que Tamron, propriétaire de Bronica, est fabriquant d’objectifs.
Outre la focale standard de 65mm (équivalent 40mm en 24×36), on trouve grand-angle de 45mm (équivalent 28mm) qui nécessite l’utilisation d’un viseur externe. Sooooooo pratique #1. Il y a aussi un petit télé de 100mm (équivalent 70mm) qui vient remplacer le 135mm d’origine avec lequel il était trop difficile de faire la mise au point. Pour le coup si l’appareil date d’avant l’introduction du 100mm, il faut qu’il soit passé par le SAV pour remplacer les cadres de visées 135 par ceux du 100. Inutile de dire qu’avec la fermeture de Bronica, c’est peine perdue. Sooooooo pratique #2.
Trois focales donc, c’est assez limité mais personnellement je suis heureux entre 28 et 50 (pour du 24×36 s’entend) donc je pourrais vivre 65mm only.
Un autre détail embêtant sur ces optiques c’est que l’ouverture maximum est de F:4. C’est à priori peu gênant en terme d’utilisation en faible lumière car l’absence de miroir (nécessaire à toute visée reflex) et l’obturateur central (dans l’objectif) permettent des descendre très bas en vitesse sans flou de bougé dues aux vibrations de la machinerie. Au pire on poussera d’un ou deux diaphs, mais le gain en terme de finesse de grain disparait. Reste aussi que cette ouverture réduite augmente la profondeur de champ et limite le bokeh. Adieux aux flous démesurés.
Pour le reste, je ne doute pas que cet appareil soit du genre à te réveiller la nuit par un « Hey ! si on allait faire des photos. » ou un « Prends moi ! Maintenant ! » (hum). Celui qu’on glisse a l’arrache dans le sac avant de partir en week-end quand le gros reflex reste à la maison.
Et donc :
Ne pas craquer, ne pas craquer, ne pas craquer.
[1] Pour un topo sur les télémètriques, allez voir chez lense
Loi naturelle #2
Tu ne mettras point dans ta poche un torchon imbibé de white spirit, ne serait-ce que dix minutes.
Corollaire et observations :
La biafine est efficace contre les brulures.



