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Descente

Je voulais écrire, depuis un bout déjà. Présenter les quelques bouquins que j’ai lu dernièrement, parler de la Portra, de la mort de Kodak, parler, encore, du Bosphore ou d’ailleurs, parler, toujours, de la normalisation, de nos jardins d’enfants qui ressemblent maintenant aux jardins d’enfant du bout du monde avec leur sols en mousse recyclée. De plus en plus pareil.

J’ai chargé des flux RSS, lu des gens qui parlaient de leur bouquins, de leurs voyages et de leur réflexions. J’ai parcouru l’onglet inspiration, vu des images que j’avais déjà vues, lu d’autres gens présenter le travail d’autres gens. J’ai ouvert twitter, lu des petites phrases, de bon mots, des gens qui s’y connaissent. « See what I can do. » « Watch me. Watch me. »

J’ai fermé tout ça. Les prescripteurs me fatiguent. Cet article me fatigue.

Café.

Under the bridge

J’ai cherché dans mes archives de la tri-x en « souvenir » de kodak. A dire vrai j’ai trouvé surtout de l’HP5, la tri-x est venue sur le tard. Mon photographe m’avait conseillé son grain mythique, j’ai dû en acheter quelques cartouches.

Voyage au Quebec en 2003. On est marié depuis deux mois.

Les négas sont restés 9 ans dans les pochettes avant que j’en scanne des bouts ce soir. J’ai oublié certaines images et d’autres sont parfaitement là. Etrange mémoire photographique.

Bridge

Hey !

Faire des liens d’année en année devient ma grande spécialité. Donc n’oubliez pas les bonnes résolutions et souquez ferme ! Bonne année !

Note: Je constate que voir tant de points d’exclamation en deux lignes a tendance à m’épuiser.

En vrac #3

En vrac donc, et parce que je n’aurai pas le temps d’ici à quand, voici une petite liste de fin d’année:

  • Primates par Ruben Brulat, qui m’a mis un petit coup au moral ce matin en me rappelant une série que j’ai imaginée, voulu, mais pas fait. Comme souvent. J’aime beaucoup. Jalousie.
  • Du coup, il faudra que ça se fasse. Et ça. Et encore ça.
  • Rentrés de quelques jours à Istanbul, il est:
    • Réconfortant de constater encore que nous sommes tous pareils, tous différents, et qu’on aspire globalement à la découverte de l’autre. J’ai déjà écrit là dessus, mais je n’arrive plus à remettre la main dessus.
    • Marrant de croiser des gens en wayfarer, converse et lomo.
    • Intéressant de discuter avec d’anciens expats, ayant vécu dix ou quinze ans en France et rentrés au pays.
    • Obligé de constater qu’Istanbul, niveau histoire, ça envoie. Niveau architecture aussi d’ailleurs. Ah, et la bouffe n’est pas en reste non plus.
  • Après ce deuxième voyage numérique, je vais finir par faire une review du X100. Ou pas.
  • Trop de pensées tue le sommeil.
  • Trop de choix tue le choix.
  • Trop fatigués pour faire un réveillon. Ce soir couchés avec les enfants.
  • Il est des gens pour croire en la fin du monde par le calendrier maya. J’en ai vu un hier soir au monop.
  • Si je ne surveille pas le crumble il va bruler.

De passage

Ici comme ailleurs, c’est la grande absence. La reprise, s’il en est, est d’ailleurs toujours un peu pénible par ce besoin de justification du silence. En deux mots, je n’étais pas là car je faisais (entre autres) des sablés avec mes filles.

Christmas cakes
Photo, pour rester positif je dirais candide, passée aux filtres tout fait du téléphone de notre production dominicale.

Bonnes vacances à ceux qui en ont, pour les autres keep it up!

Losers


Losers from Everynone on Vimeo.

Echo.

L’adolescence est définitivement un moment difficile. Je crois qu’on en ressort tous avec des noeuds, plus ou moins profonds, plus ou moins serrés plus ou moins gênants. Ceux qui se posent au dessus sont peut être les plus à plaindre. Même si on les déteste.

Il faudra qu’un jour je parle des t-shirt Mickey et du bleu presque transparent de Ruy Murakami.

Tout va bien se passer.

Slowing down

Depuis quelques temps je me promets d’éviter les titres en anglais, qui ont toujours un petit côté wannabe désagréable, mais aujourd’hui on fait avec ce qu’on a.

Deuxième participation à l’ekiden de Grenoble ce week-end, trois minutes de plus au chrono soit dix kilomètres en quarante-sept minutes et des courbatures pires qu’après les quarante-six bornes de l’annecilevienne.

Du coup, j’envisage sérieusement de me mettre au curling.

Envie et besoin

Cela fait quelques temps que je ne photographie plus ou peu, ce qui revient au même. Ça n’est pas le manque d’idée, ni le manque d’envie et à peine le manque de temps. Je crois que le besoin n’est pas là tout simplement.

Il y a quelques (dizaines) d’années il m’arrivait de sortir faire des photos mais l’idée d’images dont la seule consistance est due au hasard d’une promenade sans but m’a toujours laissé un peu mal à l’aise. Paradoxalement, la photo de voyage ne peut être que ça et cela ne me pose pas l’ombre d’un problème. On a les contradictions qu’on veut.

La chose n’est pas très claire mais le texte de Nicolas me parle assez.

Je n’arrive pas toujours à exprimer ce pourquoi je photographie. J’ai pris la plupart de ces images un dimanche, mais je n’aime pas cette image de moi en photographe du dimanche, l’appareil en bandoulière, petit loisir bourgeois et gratuit. Derrière chaque déclenchement, au contraire, une nécessité.

Ceci dit, j’ai ressorti mon F801, chargé le Blad et collé un pare-soleil au X100. A suivre donc.

La bière, le monde et l’histoire

Je suis allé boire un verre chez un ami après le cours de dessin. Cela faisait quelques temps que je n’y étais pas allé, j’en ai hésité sur l’étage à prendre. J’aurais dû me souvenir qu’il avait fallu monter la machine à laver sur deux étages.

Le temps a passé.

Cela doit faire un an qu’ils sont séparés et c’est toujours aussi troublant de croiser les enfants, chez l’un ou chez l’autre. D’autant que les croiser en pyjama au bord du lit, me les enfonce dans l’idée du petit et du fragile. Dis, pourquoi ? Parce que la vie ça n’est pas simple. Parce que ceci ou bien cela ? Et si on ? Mais c’est comme ça. Il y a celui qui reste et celui qui est parti. L’un n’a pas forcément la vie plus facile que l’autre et l’autre n’en est pas forcément plus heureux que l’un. Je te regarde et je crois que tu t’y fais mieux que l’image que j’en ai et puis, surtout, mieux vaut séparés que déchirés. Tu comprendras pas quand tu seras plus grand.

On a parlé un peu, enfoncés dans le canapé du salon en skaï noir à motifs rectangulaires, puis on a regagné la cuisine pour ne pas réveiller les enfants. On a parlé encore, autour d’une Allemande de quelques degrés. La nuit avance et l’esprit se délie. On a voyagé en mobylette autour de la terre en grattant des silex sous des toiles de Mucha. Au bout du chemin on se dit que le monde est petit et l’Histoire encore jeune.

Relativisons.

La vie est gratuite: allons-y.

Vieux

Quand tu réalises que tu viens de demander à la caissière si l’offre promotionnelle qui t’a fait prendre deux paquets pour le prix d’un est bien présente sur ton ticket, il est trop tard pour reculer.