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bzzzzzzzzzz bzzzzzzzzzz bzzzzzzzzzz ti di di di

Un micro, un kazoo, un piano, une flute et un métalophone et c’est parti. Tout à fait le genre de truc que j’aimerais avoir le temps de faire avec mes poulets. Les quelques mots d’espagnol à la fin c’est frisson garanti.

Losers


Losers from Everynone on Vimeo.

Echo.

L’adolescence est définitivement un moment difficile. Je crois qu’on en ressort tous avec des noeuds, plus ou moins profonds, plus ou moins serrés plus ou moins gênants. Ceux qui se posent au dessus sont peut être les plus à plaindre. Même si on les déteste.

Il faudra qu’un jour je parle des t-shirt Mickey et du bleu presque transparent de Ruy Murakami.

Tout va bien se passer.

The Sheepest in Praha

La semaine dernière je suis allé trois jours à Prague pour le travail. J’ai profité de mes deux soirées pour errer, une rue à gauche, une autre à droite, dans la direction vague du vieux centre. Deux heures de marche peut-être, je suis allé prendre une bière, manger un bout et reparti. Divagations photographiques entre la curiosité et la fatigue.

J’abrège un peu, j’ai l’impression d’écrire avec les pieds. Il est temps d’aller dormir je crois. On en reparlera de toute façon, premier voyage sans argentique oblige.

Quand le dépaysement shoote un peu, que les muscles commencent à tirer et que l’envie d’un télétransport capitaine Kirk à l’hôtel se fait grandissante, tomber sur un collage du Sheepest fait du bien. C’est un peu comme rencontrer un ami au milieu de rien, ce petit truc familier qui fait qu’ici aussi c’est un peu la maison*.

The Sheepest in Praha

Je suis ceux que je suis.

* Le même sur la porte de mon garage grenoblois.

M-x dunnet

Je suis tombé sur le travail de Joe Alterio qui a quelques résonances dans ma culture d’informaticien. J’aime beaucoup.

There's No One There

Dead end
You are at a dead end of a dirt road. The road goes to the east.
In the distance you can see that it will eventually fork off. The
trees here are very tall royal palms, and they are spaced equidistant
from each other.
There is a shovel here.

Evidemment si on n’a jamais utilisé Emacs c’est moins drôle.

Dispo sur etsy: Resistance is futile.

You Can't Use That Here The Door Won't Open You Don't Have The Key You Can't Go Any Further There's No One There

Le fond et la forme – Viva la revolucióne

Graffs et tags, de jolies choses, des trucs affreux et quelques messages perdus ta mère la pute. Comme dans tous les garages. Et puis je suis tombé sur ça, No Pasarane! et un petit Anarchique à côté. Rébellion, j’écris ton nom (au marqueur, en petit et dans un coin). Avec une fautE.

Ma première pensée a été sur la forme, le boulet qui se vautre en orthographe, et ça m’a gonflé.

No Pasarane

Je serais plutôt du genre mauvais en orthographe ET en grammaire ; il m’est arrivé d’avoir comme premier retour sur des trucs qui me touchent des corrections orthographiques et des extraits du Bescherelle et la chose que je note c’est qu’il y a une saleté de E en trop.

Omar m’a tuer, j’ai rejoins la horde des grammar nazi.

Quand le fond est important on devrait pouvoir se foutre de la forme. Il n’y a rien à gagner à ce jeu. Ni points, ni récompenses et surtout cela ne tient pas lieu d’argument.

J’ai voulu initier un petit travail sur le fond gâché par la forme, le message effacé par l’erreur mais depuis six mois que l’idée est là, hormis le petit photoshop ci-dessous, j’ai essentiellement produit du mauvais jeux de mot ou des trucs sans rapport.

Viva la revolucione

Voilà c’est posé, on va pouvoir passer à autre chose.

En attendant No Pasarane! et Viva la Revolucione!

L’oral, l’écrit, l’avenir et le Maxi Best Of

Ce matin je me suis réveillé en pensant à Lionel Richie. Oui, il y a des jours comme ça. A vrai dire, je crois que je serais bien allé coller son Hello, is it me you’re looking for? dans la cafét’ du boulot.

Au bout de trente secondes de uh uh et de ah ah je me suis dit que je me l’écouterai bien ce Hello mais à sept heures du matin en caleçon dans la cuisine ça n’était pas vraiment d’actualité (now playing en ligne sur spoteezer).

Hello?

La chanson est sortie en février 1984. J’avais six ans. Si j’en crois la pochette, à l’époque on portait les pantalons au niveau du nombril. Classe. Après mes uh uh j’ai pensé à mes filles encore endormies.

Dans notre culture de l’écrit, à l’heure où tout semble disponible et aux articles sur Internet et le droit à l’oubli, je me demande si ça n’est pas plutôt l’inverse qu’il faut craindre. On accumule tellement. Des milliards de photos, de l’actualité mondiale en temps réel et des millions de titres à écouter sur votre mobile. Trier du plus récent au plus ancien. Encore plus. Toujours plus. Eventuellement oublier hier et déjà, penser à demain.

Mes filles. Qui va leur dire d’écouter ça ou ça parce que c’est bien ? La famille, les copains (et Twitter). Toutes les bases de données et tous les googles ne remplaceront pas l’avis de celui qui a déjà vu. Il suffit de chercher un truc à chercher pour voir le gouffre s’ouvrir. Bien large.

La revanche de l’oral et l’avis contre l’information. Après, ça ou ça, il n’y a plus qu’à chercher. Dans les dits bouquins, les bases de données et les googles justement. L’information est là tu peux te faire ton avis. La boucle est bouclée.

Je me suis aussi demandé si dans nos pétaoctets quotidiens, l’avenir n’était pas à un top 50 perpétuel… et moyen. Le maxi best of de la culture.

Frites ou Potatoes ?

Cercle et carré

Un des gribouillage de vendredi soir, la grande en pyjama-party, la petite au dodo à côté et la maman dehors.

Circle is the new Square

Demain c’est (déjà) lundi. Bouh.

Melbourne – Day 6

Cela fait quasiment une semaine que je suis ici mais vu le rythme de boulot je dois avouer ne pas avoir vu grand chose et surtout ne pas avoir pris le temps de me poser pour réaliser. Je retrouve mon impression de Hong-Kong, à savoir que découvir une ville sur un rythme de travail à quelque chose de spécial. Acheter un café au coin de la rue le matin, prendre le tram puis enchaîner les heures de taff avant de rentrer. S’approprier peu à peu les noms de rues, les arrêts de trams, les horaires. Retourner plusieurs fois au même endroit.

J’ai pu faire ma journée touriste aujourd’hui. Manque de préparation, manque d’idées, j’ai simplement suivi l’itinéraire Laneway Labyrinth du Lonely Planet. A l’envers, partiellement et customisé ceci dit. Melbourne est plein de ruelles et de sans issues. Des murs de briques, des portes à l’arrière des restaurant, des poubelles et une belle comunauté street-art. Comme je n’ai peur de rien, j’ai fait des photos avec mon téléphone.

2011-04-02 13.26.31

Quelques rencontres au hasard, j’en reparlerai.

Sorti des ruelles glauces et, entre-autres, à cause des ruelles glauces, Melbourne est assez attachante. Une grosse ville facile, assez peu dense finalement, cosmopolite. Elle me fait bizarrement penser à un gros coussin en velour rouge élimé.

note: Par contre, désolé les filles mais le coup de l’Australien super beau et taillé comme un surfeur c’est une légende. L’Australien a, en gros, une tête d’Anglais. :-)

Japan

Il serait malhonnête de dire que j’ai été touché par ce qui est arrivé au Japon. Le séisme qu’on m’annonce vendredi autour d’une tasse de café. Tout ceci est si loin, si terrible que l’idée me traverse a peine, perdant rapidement consistance.

Irréel.

Inexistant.

Jusqu’à ce que j’imagine les gens balayés par cette vague si grosse, emportés vers un nul part où on ne les retrouvera pas. C’est une nouvelle de Haruki Murakami qui m’est revenu en mémoire et à pris forme de l’horreur. Le septième homme.

Une vague absolument gigantesque, comme je n’en ai jamais vu de ma vie. Il s’en est fallu d’un cheveu qu’elle ne m’emporte. A la place, elle a englouti ce qui était beaucoup plus précieux à mes yeux, et elle l’a entraîné dans un autre monde.

J’ai eu besoin de sortir ça, ne pas penser trop à l’eau qui court dans les poumons et aux corps démembrés. Le peindre en rose pour éviter le noir.

Japan

sRGB IEC 61966-2-1 is killing me

Monsieur Traîne-pieds. C’était moi hier soir dans un accès de fais-chier. L’idée qui revient régulièrement que ce que je fais ne vaut rien, que si j’avais eu à quinze ans mon bagage d’aujourd’hui je ne ferais probablement pas ce que je fais, « et pourquoi lui, et pourquoi pas moi ? », mais de toute façon (retour au point 1.) je fais de la merde alors, « à quoi bon ? ». Je précise pour les collègues qui me lisent qu’il n’est pas forcément question de boulot et que je vous aime toujours: n’allez pas me vendre aux RHs.

Moi tout en bas et les autres tout en haut. Le plus désagréable étant que j’en viens à envier des gens très précisément pour les choses que je ne sais pas faire et de me dire qu’il vaudrait mieux être mono-passion que de vouloir toucher à tout.

A force de mettre en équation mes obligations, mes envies et mes regrets, à force de jeter des trucs à la poubelle « parce que c’est nul » et à force d’en discuter avec madame (qui est une sainte) je sais qu’une bonne partie de ma torture vient d’un besoin de reconnaissance. Genre moi enveloppé dans le papier-alu doré qui sert aux plaques de chocolat. Sans le carton autour. Sur les périodes où je suis en haut de mon grand-huit moral tout ceci est d’une futilité absolue et je me contenterais bien du carton. Comprenne qui pourra.

Ce centrage sur soi est un peu ridicule quand ça pète un peu partout dans le monde mais l’égocentrisme n’attend pas.

Bref.

Hier soir monsieur Traîne-pieds bricole un truc pour faire sortir un peu tout ça. Un texte en noir dans un rond noir. Une petite nuance de valeur devrait rendre la chose presque invisible.

Eclipse
Eclipse (a éventuellement regarder en grand pour les nuances de noir)

Aujourd’hui je constate (encore) qu’une fois sorti de mon univers calibré ça n’est pas presque invisible. C’est invisible.

Ridiculisé par une saleté d’écran.

Fuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu

(Par contre une bonne nuit de sommeil et ça va mieux)