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One
Voici la grande pagode dont je vous ai parlé juste avant. Plus loin sur un autre film j’ai des vues de l’intérieur, de l’encens qui brule et des bougies.

One, Singapour, Avril 2010 – Nikon FM2, 24mm 2.8, Fuji Acros
Je constate que j’adore coller des poteaux en premier plan et plein cadre ; l’esthétique est douteuse mais ça fait un peu moins photo de parking.
Travail, travail
J’aurais du appeler mon précédent billet Voyage, voyage. Outre la référence culturelle, cela m’aurait permis de justifier celui-là, de titre.
En deux mots et en vrac, Hong-Kong c’est grouillant, vivant et tous qualificatifs que l’on pourrait probablement donner aux grandes villes d’Asie. On mange bien pour rien du tout. Evidement il faut aimer les nouilles, le riz et les boulettes de poisson/viande. Matin compris, ce qui a de quoi surprendre. hey, une brioche ! Ah non, c’est un gâteau fourré au poulet (véridique).
L’avantage du déplacement pro étant que les gens qui me recoivent m’emmènent dans les pires restos et choisissent des trucs à faire gouter au western guy. Ils se sont bien marrés quand je me suis étouffé avec un oeuf de canard pourri salé. Les salauds.
L’autre avantage étant que culturellement on a tout à apprendre les uns des autres, et qu’on s’explique tout ça en souriant. A midi je savais lire « riz » sur un menu. Détail somme toute assez pratique dans une ville où les restos ne doublent pas toujours leur carte en anglais. Depuis j’ai oublié et je me suis encore retrouvé à choisir au hasard.
L’inconvénient du déplacement pro étant qu’à une heure du mat, j’y suis toujours.
D’ailleurs j’y retourne.
PS: Billet très bouffe mais le reste de mes impressions n’est pas encore digéré. humour.
Vers l’Est
Je pars demain direction Hong-Kong. Décollage à quatorze heure, une escale en Allemagne puis dix heures quarante de vol avant de fouler la Chine quelque part dimanche matin.
Une semaine d’absence, mauvais père, mauvais mari ; une semaine bien chargée en travail.
J’espère pouvoir user des soirées pour profiter du hasard des rues, manger des dim sum et suer dans la moiteur asiatique.
Les joueurs d’échecs
Entre la grande pagode et le wet market de Chinatown, il y a une petite place où des vieux jouent au xiang qi -les échecs-. J’ai tourné un peu, regardé le jeu, les placements de pièce, le regard amusé de l’adversaire et les commentaires des connaisseurs, mais je n’ai rien compris.

Joueurs d’échecs, Singapour, Avril 2010 – Nikon FM2, 24mm 2.8, Fuji Acros
Des traits, des pièces et le temps qui passe. Tranquillement. Dans la chaleur de Singapour.
Ici pas Dublin
Ce soir, je devais être à Dublin. Quatre jours en Irlande pour le travail et trois nuits qui auraient probablement senti l’errance, les pintes de Guinness et le bacon frit du petit déjeuner. Dans mon sac un livre, l’iPod, le petit Yashica chargé en diapo et deux sandwichs kiri-jambon pour la route. Tout étais prêt.
Puis le vent a soufflé du nord, ramenant par ici cendres et fumées: vol annulé.
J’ai terminé ma matinée à la maison, rangé mon costume et posé mon Yashica. Madame et moi sommes allés manger des sushis rue Condorcet puis j’ai repris le chemin du bureau.

Billard, Kilkenny, Mai 2002 – Nikon F90, 50mm 1.8, Provia 100F
Ce soir je me faits un ersatz de l’ambiance fish and chips en regardant des photos de 2002 et je retrouve ce billard de Kilkenny dont la couleur m’avait plu.
Rouge en pays vert.
Etrange.
Rentrés
Lundi soir vingt-et-une heure trente : pas de nouvelles. On s’envoie les mi-cuits au chocolat de Sophie dans des petits plats en porcelaine blanche en buvant de la bière. A petites gorgées, évidement.
A vingt-deux heures un message sur le site internet de la Lufthansa annonce que le vol LH791 pour Munich est pour « ce soir ». L’horaire normal de départ est vingt-trois heures ; ça sent l’échec. On appelle l’aéroport pour savoir si ça a un sens de réveiller les deux minettes qui dorment à l’étage. La dame au bout du fil doit nous rappeler pour confirmer ça. Dix minutes passent et le téléphone n’a toujours pas sonné. Quinze minutes : sonnerie et confirmation.
La suite, pour faire court : valises bouclés à l’arrache, taxi, décollage en bout de piste à trois heures du matin, douze ou treize heures de vol dans un avion surchargé en carburant en prévision d’un éventuellement changement de cap, correspondance pour Lyon annulée, location de voiture, huit heures de route à travers l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse et la France, arrivée mardi soir vers vingt-deux heures sur Grenoble. Vingt-quatre heures de marathon.
Welcome back home.
Et sinon, c’était bien. Une photo floue pour prouver ça :

Boîtes, Singapour, Avril 2010
Sensations totalement différentes de l’année dernière. On en reparle bientôt, mais il va falloir un peu de temps pour digérer les images, les sons, les goûts et les odeurs. Et développer mes sept rouleaux d’acros aussi.
Un merci interplanétaire à Xavier, Sophie et les deux loulous pour les bons moments, les belles découvertes et la porte ouverte.
Sur le départ, ter
On a enregistre. On a passe la douane, tap-tap deux coups de tampons. On a passe les bagages aux rayons-x et nos corps aux detecteurs de metaux. On s’est assis dans la salle d’embarquement. Derriere nous l’avion.
Une tele diffuse un film indien en noir et blanc. Musique enjouee et visages contrits. Nous sommes assis sur une rangee de sieges, bleus, a quelques metres de la porte qui mene a l’avion. Julie dessine avec sa maman sur le cahier de vacances que Sophie lui a offert. Marie fait le petit chat et rampe a quatres pattes sur la moquette horrible. Je prends des notes dans le Moleskine de voyage. Derriere nous l’avion.
Une eruption volcanique en Islande perturbe le traffic aerien ; un volcan balance des poussieres a haute altitude et l’on craint pour la sante des avions. Pour l’instant c’est un nuage de cendre qui s’etend de l’Islande jusque le nord de l’Europe. Pour l’instant notre vol est maintenu.
Il est vingt-deux heures trente, nous sommes censes embarquer dans dix minutes. Derriere nous l’avion. Maintenant toutes les lumieres sont eteintes.
Une voix dans les hauts parleurs nous annonce que le vol est annule.
Douanes, bagages, taxi.
De file d’attente en file d’attente il est minuit quand on arrive chez Xavier et Sophie. Dormir.
Sur le depart, bis
Il est assez etrange de voir son retour suspendu aux vents et aux poussieres qui s’agitent a vingt-mille bornes d’ici.
Pour l’instant notre vol Singapour-Munich est maintenu.
… pas d’accents because le qwerty
Sur le départ
J’ai beaucoup de mal à gérer le stress des voyages. Plus la date approche, plus la tension monte. Je fais des listes sur papier, je fais des listes dans ma tête, je réutilise celles de l’année dernière. Je fais et je défais mais rien à faire : j’ai toujours l’impression d’oublier quelque chose ou, pire, de me surcharger en superflu.
Demain, nous partons pour 16 jours en Asie. Singapour-Bali-Singapour.
Un Moleskine rouge, un feutre, un crayon à papier, des crayons de couleurs et un taille crayons. Le tout dans une trousse Barbapapa rose. Des livres pour les filles et des livres pour les grands. L’année dernière je m’étais perdu en Alaska : Into the wild de Jon Krakauer. Cette année j’ai attrapé un peu au hasard un bouquin de nouvelles japonaises : Saules aveugles, femme endormie de Haruki Murakami. Voilà pour l’essentiel.

Bougies et fleurs, Singapour, Avril 2009 – Nikon F100, 35mm 2, Velvia 100F
Quel(s) boîtier(s), quel(s) objectif(s) et quel(s) film(s) ? Pour éviter les questions sans réponses : back to basics. Un boîtier, deux objectifs, un film. Je bourre mon FM2 dans la besace, le 24, le 50 et de la Fuji Acros.
Noir & Blanc donc. Après New-York ça n’est, bizarrement, que mon deuxième voyage entièrement monochrome.
Il reste à ne pas succomber à la tentation de glisser les deux rouleau de diapo qui attendent au frigo et ne pas se poser la question de la différence entre la photo de vacance et la Photo. Il n’y en a pas.
Une petite matinée de boulot, encore une après-midi de stress et c’est parti pour quatorze heures de vol.
New York
Octobre 2009, je pars quelques jours à New-York pour assister au mariage de mon cousin. Quatre jours pour traverser l’atlantique, boire du champagne, manger des burgers et retour. Sans femme ni enfant, timing et finances obligent.
Je prends pour l’occasion mon costume, mes baskets, mon FM2, le 50mm et ce qui me reste de Noir & Blanc au frigo : deux HP5 et une Acros.
On retournera à New York. On ira vers Madison Square manger des burgers au Shake Shack et voir des Giacometti en écoutant le Wu Tang Clan.