Pas le temps, pas le temps, pas le temps. Ceci dit, vingt-trois brouillons ou de la lenteur à aligner les mots et de la procrastination sur le chemin qui va au point final.
Comme d’habitude quoi.
Pas le temps, pas le temps, pas le temps. Ceci dit, vingt-trois brouillons ou de la lenteur à aligner les mots et de la procrastination sur le chemin qui va au point final.
Comme d’habitude quoi.
J’ai bientôt fini mon tri des images de Prague et celle-ci ne rentrait pas. Comme j’ai un peu de mal à résister au concept du no gun/no ice-cream je vous la mets en vrac.

En bonus et sans rapport: Un sympathique garçon qui teste des trucs dans la campagne Russe.
On en voit un peu partout. Du plus abstrait commentaire, please RT à la manifestation avec des vrais gens dedans, tous unis pour sauver un dénommé Troy Davis.
A l’opposé: les early adopters. Qui d’écrire un truc à méditer, qui d’autre de hurler qu’on se découvre tous anti peine de mort pour un jour. POUR UN JOUR. Italic, Bold, Underlined. A les lire on croirait que la peine de mort c’était mieux avant.
Bien sur qu’il est plus facile de mobiliser pour un supposé condamné-à-tord que pour un supposé condamné-à-raison. Vaste choix de violeurs, meurtriers en boutique. Evidement que la plupart des indignés de ce jours éteindra demain la télévision et reprendra une activité normale. So what ? La prise de conscience, même passagère, garde sa valeur. Pourquoi critiquer cela ?
Demain Troy Davis aura probablement eu droit à sa dose. Demain, il y aura encore des gens pour penser que l’exemple de la peine capitale fait peur et joue son rôle dans la maîtrise de la criminalité. Demain, il y en aura d’autres pour qui tuer ne fera pas moins de morts. Et nous, on aura bien parlé, le vent soufflera un peu et, à défaut de pouvoir faire des cordes à sauter avec toutes les potences du monde, on reprendra le cours de ce qui était hier.
Note: Le dernier jour d’un condamné de Hugo, good book.
A midi j’ai mangé un Magnum. Le goût n’était malheureusement pas à la hauteur de l’idée que je m’en étais fait. Trop, too much en anglais. Déception.

Et la vie (heureusement) continue. uh uh.
J’ai vu Julie aller et venir sur le balcon, l’air de rien. Quand je lui ai demandé ce qu’elle trafiquait, c’est un rien-rien qui est revenu. Prise en flag elle a jouée l’innocence avec un certain aplomb.
Ma fille a fait son premier graff. A la craie, ça promet.
Edit: Photo perdue sur flickr, je reposte.
Ado je me suis souvent demandé pourquoi j’étais moi et pas un autre. Rien à voir avec l’interrogation du jeune dépressif, il n’était pas question de vouloir être différent matériellement et de se voir accorder money, sex, drugs and rock ‘n roll. L’idée c’était plus de savoir pourquoi je pense ce que je pense et pas ce que pense mon voisin. Voyage astral, télépathie et autres, c’est à peu près la seule question qui aurait pu me faire passer chez les mystiques.
Le concept de soi, il parait que certains animaux en sont pourvus. Mieux, il parait que certains animaux en sont privés. La sensation doit être spéciale.
Nous allons bien merci.
Avec mon recul d’adulte, et de papa je crois, ce qui me paraît le plus étrange c’est que j’aurais pu naître ici ou là-bas. En Chine, aux Etats unis ou ailleurs. Mon rapport au monde en aurait été différent, mes clichés seraient autres, les gens me rangeraient dans d’autres cases. Et pourtant les gens, ceux que j’ai croisé finissent tous par sortir de leur porte-feuille une photo cornée de leurs enfants chéris.
Les autres c’est nous.
Note: Pour l’illustration ne cherchez pas trop, j’avais envie de faire un drapeau qui mixe deux grands pays. People’s Republic of America en quelque sorte.
Note 2: De là, tout nationalisme me paraît de facto aberrant.
Il fut un temps ou j’aimais bien photographier les lampadaires. Ceux de Prague ressemblent à des fourmis à miel avec leurs gros culs jaune. Les lignes du tramway et le gris du ciel. Clic-clac.
Allez savoir comment, je me suis réveillé en ayant envie d’écouter ça:
Le vent les a emporté. Les certitudes tombent, ne reste que le doute. La vie est vraiment un truc étrange. Comprenne qui pourra.
Note: incroyable comme le doublage est mauvais. Lolilol.
Je traine depuis pas mal de temps l’envie de reprendre les maths. Oui je sais c’est bizarre, tendance maso.
J’ai profité de la réinscription à la bibliothèque pour glisser entre une bd et un livre de photos un bouquin au titre prometteur: Math en jeux, niveau 4eme/3eme.
Resté dix jours sur l’étagère, j’ai attaqué ce soir par un Nicolas dit à Sebastien: J’ai 6 fois l’âge que tu avais quand j’avais l’âge que tu as. Et Sébastien lui répondit: Et quand tu auras 6 fois l’âge que j’ai, la somme de nos âges fera 79 ans.
Niveau 4eme/3eme.
Bordayl.
PS: Sinon « Nouilles Tchajang », bd d’après Ahn Do-Hyun, poète Coréen, et « A marche forcée, les oubliés de la croissance chinoise », photos de Samuel Bollendorff dans des genres sans rapport sont tous les deux très bien.
edit: Victoire ! Ces petits fumiers ont 12 et 7 ans.
Trois semaines de vacances, le temps d’un bon reset cérébral. J’en ai presque oublié comment venir ici.
Rentrée des classes pour les filles hier, moyenne section et CE1, plutôt facile et nettement moins traumatisante pour le papa que celle de l’année dernière. Retour au bureau ce matin, réveils à 6h45 et sorties de classe, le rythme de vie a clairement changé en deux jours.
Je sens qu’il va me falloir un petit temps d’acclimatation.