Envie et besoin

Cela fait quelques temps que je ne photographie plus ou peu, ce qui revient au même. Ça n’est pas le manque d’idée, ni le manque d’envie et à peine le manque de temps. Je crois que le besoin n’est pas là tout simplement.

Il y a quelques (dizaines) d’années il m’arrivait de sortir faire des photos mais l’idée d’images dont la seule consistance est due au hasard d’une promenade sans but m’a toujours laissé un peu mal à l’aise. Paradoxalement, la photo de voyage ne peut être que ça et cela ne me pose pas l’ombre d’un problème. On a les contradictions qu’on veut.

La chose n’est pas très claire mais le texte de Nicolas me parle assez.

Je n’arrive pas toujours à exprimer ce pourquoi je photographie. J’ai pris la plupart de ces images un dimanche, mais je n’aime pas cette image de moi en photographe du dimanche, l’appareil en bandoulière, petit loisir bourgeois et gratuit. Derrière chaque déclenchement, au contraire, une nécessité.

Ceci dit, j’ai ressorti mon F801, chargé le Blad et collé un pare-soleil au X100. A suivre donc.

Encore un tour

via le très bon Christoph Niemann (uh uh triple-C rating!!!)

La bière, le monde et l’histoire

Je suis allé boire un verre chez un ami après le cours de dessin. Cela faisait quelques temps que je n’y étais pas allé, j’en ai hésité sur l’étage à prendre. J’aurais dû me souvenir qu’il avait fallu monter la machine à laver sur deux étages.

Le temps a passé.

Cela doit faire un an qu’ils sont séparés et c’est toujours aussi troublant de croiser les enfants, chez l’un ou chez l’autre. D’autant que les croiser en pyjama au bord du lit, me les enfonce dans l’idée du petit et du fragile. Dis, pourquoi ? Parce que la vie ça n’est pas simple. Parce que ceci ou bien cela ? Et si on ? Mais c’est comme ça. Il y a celui qui reste et celui qui est parti. L’un n’a pas forcément la vie plus facile que l’autre et l’autre n’en est pas forcément plus heureux que l’un. Je te regarde et je crois que tu t’y fais mieux que l’image que j’en ai et puis, surtout, mieux vaut séparés que déchirés. Tu comprendras pas quand tu seras plus grand.

On a parlé un peu, enfoncés dans le canapé du salon en skaï noir à motifs rectangulaires, puis on a regagné la cuisine pour ne pas réveiller les enfants. On a parlé encore, autour d’une Allemande de quelques degrés. La nuit avance et l’esprit se délie. On a voyagé en mobylette autour de la terre en grattant des silex sous des toiles de Mucha. Au bout du chemin on se dit que le monde est petit et l’Histoire encore jeune.

Relativisons.

La vie est gratuite: allons-y.

Presque 7

Après une petite avance samedi pour fêter ça avec ses copains et une journée à base de rollers, trottinettes, plots, slaloms et gâteau au chocolat, demain ma jolie grande va toucher ses sept ans. Cela fait quelque chose de poser tant de bougies sur un gâteau qui du coup, paraît bien petit.

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D’ailleurs à sept ans on l’est encore, petit. Même si on est grand. Je pense, j’écris, j’efface. En un mot je suis tout chose. Je clos là avant de me mettre à écrire un poème.

Note: Le père aussi prend sept ans. Sur les photos de naissances j’ai la tête que mon père a sur celles de ma naissance. La boucle est bouclée.

En passant #5

Ramasser des plumes, des feuilles et des marrons: voilà la vraie vie.

Plumes

Vieux

Quand tu réalises que tu viens de demander à la caissière si l’offre promotionnelle qui t’a fait prendre deux paquets pour le prix d’un est bien présente sur ton ticket, il est trop tard pour reculer.

Une autre graine

En ce moment avec les filles, c’est très cuisine. D’une pour comprendre que les fruits et les graines ça donne d’autres plantes et que dans la courgette aussi il y a des pépins, de deux pour les goûts, les odeurs et les couleurs, de trois pour le plaisir avant l’arrivée massive du trio hivernal poireau, choux, patate.

En vrac les petites mains ont trempé dans le pain, la salade tomate-feta-fenouil, les poires aux épices, les croques-monsieur, les lasagnes, le crumble aux pommes, la crème de marrons et le cake aux olives.

Evidemment vu la taille des doigts et celles des couteaux il faut une certaine confiance.

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So long

A comme Angie.

B comme Bert.

C comme Crabe.

I dream of waters flowing,
Sweet air to softly breathe,
Of meadowland where the wagtail bobs and weaves,
Of sunny days where children dance and play,
And sweet music to drive my grief away.

Good morning

Une journée commencée entre une tasse de thé et le synthétique I’m your man de Cohen, ne peut être qu’une journée placée sous le signe de la joie et de la bonne humeur.

Everybody knows that the dice are loaded
Everybody rolls with their fingers crossed
Everybody knows that the war is over
Everybody knows the good guys lost
Everybody knows the fight was fixed
The poor stay poor, the rich get rich
That’s how it goes
Everybody knows

Everybody knows that the boat is leaking
Everybody knows that the captain lied
Everybody got this broken feeling
Like their father or their dog just died

Everybody talking to their pockets
Everybody wants a box of chocolates
And a long stem rose
Everybody knows

Oh tiens, comme c’est étrange. Bonne journée !

Aveu d’impuissance

Quand ça veut pas, ça veut pas. Je précise qu’on parle dessin (et accessoirement photoshop). Du coup je vous ai fait une araignée à sept pattes.

Bon week-end !

N'arriver à rien