Archive for the ‘Julie’ Category
Rentrées
On a rangé les coquillages dans une boîte et remis seau, pelle et râteau au fond du placard. Deux filles, deux cartables, deux écoles et deux rentrées.
On voit bien que ça bouillonne dans les petits crânes. On en a tant et si peu parlé de cette rentrée et aujourd’hui, la voilà. Peur et envie. Blanc, noir et toutes les nuances de gris perceptibles.

Le dernier qui rentre à l’école c’est une borne bizarre. La fin d’une époque si on regarde derrière, loin, jusqu’au premier cri. Plus de bébé à la maison, même si trois ans passés ce n’est plus un bébé. Passer des nuits complètes et oublier la posologie du doliprane en sirop.
C’est aussi, plus diffus, des sentiments difficiles à cerner. « Va, lâche ma main et avance. Je suis juste là. On se voit tout à l’heure. » D’autres choses encore sur ma grande qui rentre chez les grands, mais c’est trop compliqué. Plus pour nous que pour elles finalement.
En fin d’après midi on va les chercher, l’une puis l’autre. Seize heures quinze puis seize heure trente. Souriantes comme si la rentrée était déjà une histoire ancienne, digérée, intégrée, appropriée. Tout s’est bien passé.
Il nous reste encore un peu de sable dans les poches. Un goût de vacances bientôt remplacé, miettes de gâteaux et bogues de marrons à la craie mélangées.
Blanc et vert (jaune et rouge ensuite)
Aujourd’hui c’était journée off, sans enfants, sans travail, liberté, liberté chérie. Journée de tous les possible, journée idéale pour bricoler donc. Pinceaux, rouleaux, peinture et white spirit.
Repeindre des portes c’est long et a peu près aussi passionnant que le récit que j’en fais jusqu’à présent.
Mon pinceau à la main, j’ai repensé au paradoxe rap-thé vert en écoutant IAM, je me suis demandé si la pensée de Lavoisier s’appliquait à la biosphère et s’il était possible de représenter ça joliment avec quelque chose qui ressemblerait à Space Inviders. J’ai repensé à cet Ubiquity Photo Project dont la v2 n’aura pas lieu, au bruit du scanner et à la pile de négas qui attendent. Je me suis aussi dit qu’il faudrait s’atteler à mon idée d’Identités nationales avant que le débat ne soit caduc. S’il ne l’était pas déjà.
Ensuite mon pinceau a gouté, j’ai du descendre de l’escabeau pour frotter la tâche blanche.
En attendant que tout ça prenne forme, voici une photo pleine de vert. Couleur espoir.

Back to Ubud, Bali, Avril 2010 – Panasonic DMC-TZ7
Fierté du soir, sans lien avec le blanc et le vert, mes filles ont monté leurs premiers Lego. Julie a fait un hydravion, jaune; Marie une voiture de pompier, rouge.
Samedi c’est poney
Le samedi après-midi c’est poney*. J’emmène Julie vers quatorze heures trente, après une micro sieste. Vaseuse elle enfile pantalon stretch, grosses chaussettes, bottes, polaire et doudoune puis on part joyeusement au pays du foin toujours vert.
Je prends aujourd’hui pleinement conscience de ce que j’ai pu infliger à mes parents entre les cours de musique, la piscine, les scouts toujours et plus tard les répétitions où il fallait se charrier avec moults précautions des amplis pesant trois tonnes. It’s a long way to the top if you wanna rock ‘n’ roll.
Mettre la selle, sangler, passer la croupière sous la queue du cheval et le mors entre les mâchoires sont maintenant des gestes faciles. Reste l’attente ; une heure à toupiner dans le froid. Je regarde ma fille composer entre son caractère et celui de sa monture. A droite j’ai dit.
J’ai eu de l’occasion de voler le FM3A de mon père (coucou papa) et son 50:1.8 AI-S. Chargé en Delta 400 il a fait mon après-midi, en ce mois de février.
Julie au poney, St Ismier, France – Nikon FM3A, 50 1.8 AI-S, Ilford Delta 400
* Je sais, le cheval est une activité de bourgeois et il faut avouer que l’on a bien du mal à caser équitation entre cours de golf et séances de squash. En plus, nous sommes obligés de sortir le X5 du garage pour se rendre en banlieue, ce qui est quand même à la limite de l’acceptable.
Mes filles, mon Yashica (et moi)
Un samedi matin, fin février, on va chercher des croissants puis boire un café sur la place. Un expresso et un grand crème. Je profite de l’occasion pour jouer avec mon Yashica Electro 35 CC. Je fais 4 photos, les filles en font deux. Elle prennent du plaisir à coller l’oeil au viseur, appuyer et entendre le clic discret de l’obturateur central. Elles ne comprennent pas que la photo n’apparaisse pas directement, au dos de l’appareil, puis elles passent à autre chose. Les photos seront floues, évidement.
Marie monte, descend, elle part, elle reviens. Elle me montre sa tresse. Elle est jolie.
Un deuxième expresso s’il vous plaît.

Marie au Douceur Café, Février 2010 – Yashica Electro 35 CC, Ilford Delta 400
Quelques heures plus tard nous allons chez Tonton Nico pour son anniversaire. C’est carrément la fête avec les cousines: ça crie, ça court, ça saute et ça rigole.
Julie mets un masque, fait la folle et passe à table. Elle est jolie.

Julie au masque, Février 2010 – Yashica Electro 35 CC, Ilford Delta 400
Ensuite on se balade. Je fais d’autres photos. Toujours le clic discret de l’obturateur central.
Je l’aime bien ce petit Yashica. Le viseur est clair, il fait un beau bruit et l’objectif lumineux est relativement piqué. Ca vignette un peu à pleine ouverture, mais le rendu n’en est pas désagréable. J’essaie de vous en faire une review d’ici peu.
En panne
Accompagner la classe de Julie une après midi pour une sortie piscine : c’est bien.
Rester coincé deux heures et demi dans un bus en panne, avec cinquante enfants : c’est moins bien.
Je vous donne dix secondes pour vous faire une idée : bus
J’exagère un peu, car il est vrai que passé les quelques pleurs, les j’ai-faim, les c’est-quand-qu’il-arrive-l’autre-bus, les j’ai-envie-de-faire-pipi, les j’ai-mal-au-ventre, les machin-il-m’a-tappé, les j’ai-perdu-mes-gants et autres il-est-où-mon-sac ; ils ont quand même été super cool.
Avec le recul je me dis que j’aurais dû passer le bafa.
Bon Bon Bon
Joute verbale
Ce soir au repas, Julie insulte son père :
Sink the pink
Aujourd’hui c’était la dernière journée de classe de Julie.
Telles les glaces avec la pollution
Ce matin, peu après le réveil, je disais à Julie qu’elle était un renardeau et que sa soeur était une grosse poule.
L’attaque de la chauve souris géante
Vendredi soir, nous avons croisé une chauve-souris de plus d’un mètre d’envergure dans les rues de Grenoble.
