Journal Ordinaire

De tout, de rien. Surtout de rien.

Archive for the ‘Instantanés’ Category

One

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Voici la grande pagode dont je vous ai parlé juste avant. Plus loin sur un autre film j’ai des vues de l’intérieur, de l’encens qui brule et des bougies.

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One, Singapour, Avril 2010 – Nikon FM2, 24mm 2.8, Fuji Acros

Je constate que j’adore coller des poteaux en premier plan et plein cadre ; l’esthétique est douteuse mais ça fait un peu moins photo de parking.

Written by Francois

juillet 21st, 2010 at 10:00

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Les joueurs d’échecs

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Entre la grande pagode et le wet market de Chinatown, il y a une petite place où des vieux jouent au xiang qi -les échecs-. J’ai tourné un peu, regardé le jeu, les placements de pièce, le regard amusé de l’adversaire et les commentaires des connaisseurs, mais je n’ai rien compris.

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Joueurs d’échecs, Singapour, Avril 2010 – Nikon FM2, 24mm 2.8, Fuji Acros

Des traits, des pièces et le temps qui passe. Tranquillement. Dans la chaleur de Singapour.

Written by Francois

juin 21st, 2010 at 10:51

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Ingénieur au foyer – Acte 2

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J’ai du faire une recherche sur internet. Pages jaunes, foyer, Besançon. J’ai oublié comment j’en suis venu à composer le numéro du foyer Sonacotra et ce que j’ai pu dire au gérant, toujours est-il qu’il y avait une chambre libre. Je suis passé entre midi et deux pour voir. Dans ma voiture verte, je remonte le boulevard Kennedy.

Le foyer est situé juste après le garage Renault, avant le grand rond point. Je tourne à droite dans une rue secondaire et me gare sur un parking de quelques places. Il y a de petites maisons triangulaires et deux immeubles, quatre étages tout au plus, le tout peint dans une couleur d’immeuble. Jaune. Dans la cour des gens assis sur des chaises en plastique discutent en silence. Ca sent le chômage longue durée et les journées d’attente.

Fenêtre
Fenêtre, Besançon, 2002 – Nikon F90, Provia 100F

Le responsable, un homme grand et sec d’une quarantaine d’années m’accueille d’un sourire, me fait assoir sur un fauteur en sky bleu puis m’explique comment ça fonctionne, la chambre vide, les parties communes et mon futur voisin. Le type est gentil et l’énergie que je vois dans ses yeux me fait penser à mon oncle Samuel. On passe devant les rangées de boites aux lettres avant de monter des escaliers en faux marbre.

Au deuxième étage il ouvre une porte, sort une clé et ouvre une deuxième porte. Nous sommes dans les parties communes. A droite la cuisine, une table, le gaz et des casseroles; au fond à gauche la salle de bain; au fond à droite ma chambre; au fond, mon voisin. La troisième chambre est libre. Deuxième clé, deuxième porte, c’est ma chambre. Un lit en fer, un lavabo, une armoire et un petit bureau. La fenêtre s’ouvre sur un parking. Derrière le parking, le rond point. Ca va ? Très bien. On redescend, je signe et je repars avec les clés.

Sur la table en contreplaqué j’ai posé des livres pris dans la bibliothèque de Stéphanie. Une pile de classique pour compenser la flemme du lycée, je n’y ai même pas lu les abrégés. En deux titres on résumerait mes lectures d’alors: des souris et des hommes et l’étranger. Les pages font des aller-retours entre le chez nous du week-end et le chez moi des jours travaillé. Je lis en mangeant du pain de mie, des nouilles et des sardines à l’huile. Sur le lit en fer, la lumière verte du néon et l’encre noire des pages.

J’ai acheté révélateur, bain d’arrêt, fixateur et posé les bouteilles sur la dernière étagère de l’armoire. L’agrandisseur de mon père tiens dans une valise à l’étage en dessous. Je ne suis plus sur aujourd’hui d’avoir fait des tirages mais l’odeur acide des chimies est si présente que cela a du se passer. Sur le lit en fer, la lumière verte de l’ampoule inactinique et les secondes du minuteur.

On a essayé de parler un peu la première fois, avec mon voisin. Je ne l’ai pas compris. Grosse merde. Il a fermé sa porte, honteux de son français, puis a allumé sa télé. Ensuite cet homme est devenu un fantôme, de lui je n’entend plus que le poste et un bruit de pantoufles. Matin et soir la porte reste close, il attend probablement mon départ pour bouger. Triste personnage de soixante ans et quatre mètre carrés.

De temps en temps des gens jettent leurs poubelles par la fenêtre. De temps en temps les sacs plastiques s’éventrent sur le goudron du parking.

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Surimpression, Besançon, 2002 – Nikon F90, Provia 100F

Après la douche commune seul, je pars travailler. Direction la zone industrielle, parking, badge, porte sécurisée et machine à café avec Jérôme et un Frédéric dont j’ai oublié le nom. Le midi on mange en groupe dans les restaurants alentours. Les repas sont animés et plutôt bon esprit même s’il est toujours question entre consultants de manager et d’éloignement. Quand il fait beau on va plus loin pour manger mieux. Après le boulot je me pose en ville dans un parc où les platanes sont immenses pour regarder les gens. J’erre aussi. Ensuite, retour au foyer où je ne connais personne à part le gérant, mon voisin et un homme qui me pose la main sur l’épaule pour me proposer des ordinateurs portables.

A la nouvelle année un repas est organisé, couscous et concert de rai, je me retrouve assis en face d’une baraque tatouée ambiance Europe de l’est qui me fait penser à Zangief. A ses côté un garçon nerveux déclare qu’ils sont les deux gentlemen de la table mais le monstre rétorque par politesse qu’avec moi: on est trois. A cet instant je préfère regarder mon assiette en plastique pleine de semoule. J’ai l’impression qu’il est écrit sur ma gueule que je gagne deux-mille euros par mois et que tout le monde se dit que je n’ai rien à faire ici. C’est peut être vrai d’ailleurs qu’on le lit sur ma tronche. Je ressemble à un fils de bonne famille avec des kickers rouge.

Mon « ami » continue de me proposer des portables et fini par me demander de le déposer en voiture, lui et son pote, dans un parc à proximité. Deux types avec un doberman attendent là. Mes passagers descendent. Je regarde la caricature des images de banlieue, peur et tristesse mélangées, en me disant qu’il est temps que je parte.

Written by Francois

juin 10th, 2010 at 9:41

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Ingénieur au foyer – acte 1

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A vingt-trois ans, je suis ingénieur. Quelque part avant l’été deux-mille un, une remise de diplôme me fait passer du statut d’étudiant à celui de travailleur. Je suis devenu informaticien comme on met ses chaussettes. Sans envie particulière j’ai suivi une ligne droite tracée au lycée en fonction de mes résultats en sciences.

Comme tous les autres j’atterris en société de service. On me loue à d’autres entreprises, je bouge, je change d’environnement et des collègues. Sans expérience, je suis présenté comme expert sur des technologies inconnues. La situation est risible mais tout le monde se cramponne au pipeau car il faut bien quelqu’un pour travailler, il faut bien travailler et il faut bien qu’il travaille. Après une première mission de trois mois sur Aix en Provence, je suis envoyé à Besançon.

De Valence il me faut un peu moins de quatre heures, je pars le lundi matin à six heures, passe la rocade est de Lyon à sept, bifurque sur l’A42 direction Bourg-en-Bresse. Ensuite Lons le Saunier, Dole et j’arrive à Besançon. Je conduis une Nissan Almera de location. Elle est verte, le moteur bruyant est à peine couvert par ce qui sort de l’auto-radio. Dans le coffre il n’y a que mon sac pour la semaine, t-shirts, caleçons, chaussettes et pantalons. C’est un grand sac de voyage noir, plein de vide et difforme. J’emmène aussi un appareil photo, un vieux Nikon à l’autofocus fatigué.

Vers neuf heures je m’arrête dans une station service pour faire le plein de gasoil et pisser. J’achète un paquet de M&M’s que j’avale à grosses poignées. Parfois une cacahouète m’échappe et tombe sur la moquette, elle va se coincer quelque part sous le siège conducteur et y restera. Le paysage avant d’arriver est franchement vallonné, on voit des champs monter jusqu’au ciel au bout desquels de petits arbres se tendent vers le rien. Sortie numéro quatre, la route est fini. Je me dis qu’il faudra faire le chemin inverse vendredi soir et que j’arriverai chez nous un peu avant la nuit.

Motorway
Autoroute, Besançon, 2002 – Nikon F90, Provia 100F

Le premier mois je loge dans un hôtel de la zone industrielle, quelque chose de bon marché genre Première Classe pour gratter sur mon forfait logement. La chambre est jaune minable, la salle de bain tout en plastique me fait penser aux toilettes mobiles qu’on trouve sur les chantiers. Les néons donnent à l’ensemble une ambiance de hall de gare, les trains et la vie en moins. Il doit y avoir une télé, mais je crois que c’est un surcoût. Je m’en passe.

Je racle aussi mon forfait bouffe, j’ai acheté des sacs de pain de mie, des nouilles instantanées et un mug au Géant d’en face. Je mange mes pattes le soir, dans ma chambre. Pas de bouilloire, j’utilise l’eau chaude qui sort du robinet. Sur le mug en porcelaine d’Angleterre il y a un lapin qui sourit, noir sur fond blanc, pathétique. Je passe une partie de mes soirées au hasard des rues, à pied ou en voiture, immobile ou statique, mon appareil photo à la main. Je rentre, j’écris sur des cahiers que j’ai perdu depuis, je lis, je dors. Le thé du matin, dans le mug à nouilles, a un goût de chlore.

Light
Lampadaire, Besançon, 2002 – Nikon F90, Provia 100F

Pendant quelques jours, je dors dans un hotel plus cher recommandé par des collègues. Le troisième soir, un couple fait l’amour dans la chambre à côté. Ca tourne rapidement à la caricature et à la baise. Je fini mes nouilles au poulet dans des hurlements et me demande si finalement tout ça ne viendrait pas du couloir. Oh oui c’est bon. Les nouilles s’entend.

J’abandonne assez vite l’idée du petit-déjeuner à quinze euros, l’idée de l’hôtel aussi. Je vais essayer de trouver un meublé.

Written by Francois

mai 18th, 2010 at 9:32

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Quatre puis trois

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Hier matin en regardant mes films sécher, je trouvais ça beau cette idée de tremper ses films dans la soupe, les rincer puis les fixer avec des pinces à linge pour qu’ils sèchent. Comme des chaussettes.

On les regarde en coin ces films qui attendent depuis trois semaines déjà. Un soir on en fait quatre. Les deux premières d’abord. Six-cent millilitres de XTol en dilution 1+1. On verse, on agite, il faut attendre neuf minutes et trente secondes avant de passer au bain d’arrêt. Trente secondes, dilué 1+19. Ensuite le fixateur, quatre minutes en 1+4. Agiter encore. Et puis rincer, enfin. Les deux autres ensuite.

C’est vite fait mais ça prend du temps. Allez comprendre pourquoi prendre une petite heure pour faire quatre films, cent quarante-quatre vues, est un vrai luxe.

Recommencer le lendemain pour faire les trois films restant. Encore vite fait et encore long.

Drying
Étendage, Grenoble, Mai 2010 – Panasonic DMC-TZ7

Hier matin en regardant mes films sécher, je trouvais ça beau cette idée de tremper ses films dans la soupe, les rincer puis les fixer avec des pinces à linge pour qu’ils sèchent. Comme des chaussettes.

Written by Francois

mai 12th, 2010 at 2:11

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Ici pas Dublin

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Ce soir, je devais être à Dublin. Quatre jours en Irlande pour le travail et trois nuits qui auraient probablement senti l’errance, les pintes de Guinness et le bacon frit du petit déjeuner. Dans mon sac un livre, l’iPod, le petit Yashica chargé en diapo et deux sandwichs kiri-jambon pour la route. Tout étais prêt.

Puis le vent a soufflé du nord, ramenant par ici cendres et fumées: vol annulé.

J’ai terminé ma matinée à la maison, rangé mon costume et posé mon Yashica. Madame et moi sommes allés manger des sushis rue Condorcet puis j’ai repris le chemin du bureau.

Red pool
Billard, Kilkenny, Mai 2002 – Nikon F90, 50mm 1.8, Provia 100F

Ce soir je me faits un ersatz de l’ambiance fish and chips en regardant des photos de 2002 et je retrouve ce billard de Kilkenny dont la couleur m’avait plu.

Rouge en pays vert.

Etrange.

Written by Francois

mai 4th, 2010 at 9:24

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Samedi c’est poney

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Le samedi après-midi c’est poney*. J’emmène Julie vers quatorze heures trente, après une micro sieste. Vaseuse elle enfile pantalon stretch, grosses chaussettes, bottes, polaire et doudoune puis on part joyeusement au pays du foin toujours vert.

Je prends aujourd’hui pleinement conscience de ce que j’ai pu infliger à mes parents entre les cours de musique, la piscine, les scouts toujours et plus tard les répétitions où il fallait se charrier avec moults précautions des amplis pesant trois tonnes. It’s a long way to the top if you wanna rock ‘n’ roll.

Mettre la selle, sangler, passer la croupière sous la queue du cheval et le mors entre les mâchoires sont maintenant des gestes faciles. Reste l’attente ; une heure à toupiner dans le froid. Je regarde ma fille composer entre son caractère et celui de sa monture. A droite j’ai dit.

J’ai eu de l’occasion de voler le FM3A de mon père (coucou papa) et son 50:1.8 AI-S. Chargé en Delta 400 il a fait mon après-midi, en ce mois de février.


Julie au poney, St Ismier, France – Nikon FM3A, 50 1.8 AI-S, Ilford Delta 400

* Je sais, le cheval est une activité de bourgeois et il faut avouer que l’on a bien du mal à caser équitation entre cours de golf et séances de squash. En plus, nous sommes obligés de sortir le X5 du garage pour se rendre en banlieue, ce qui est quand même à la limite de l’acceptable.

Written by Francois

avril 29th, 2010 at 9:34

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Tempus fugit LOL

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Je reçois, à intervalles réguliers, le même mail Tu sais que tu es vieux quand qui m’explique que quand on sait que Raider-deux doigts coupe faim, qu’on pense que Quicky n’est qu’un parvenu qui ne pourra jamais détronner Grosquick, que l’on a fantasmé sur les seins polygonaux de Lara Croft et que l’on a vu naître le trou dans la couche d’ozone : on est vieux.

Si on a regardé Téléchat et apprécié eu peur de Leguman aussi.

En général c’est le copain de la cousine Béatrice, comment a-t-il eu mon mail celui-là, qui l’envoie. A intervalles réguliers. Agrémenté d’un petit commentaire C tro vrai LOL ! pour couper court à toute envie de lire. Un rapide click sur le bouton Delete et c’est reglé.

Des fois la réalité nous rattrape et s’allie à l’humour potache du copain de la cousine : c’est la fin.

Scrabble & Dictionary
Scrabble & Dictionary, Février 2010 – Yashica Electro 35 CC, Ilford Delta 400

Tu sais que tu es vieux quand tu prends plaisir à jouer au Scrabble.

Written by Francois

mars 14th, 2010 at 4:12

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Fonds de tiroirs

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Hier soir en triant un peu mon dossier Projets, je suis retombé sur deux planches que j’avais faites pour le concours d’affiche du Festival du court métrage en plein air de Grenoble.

A voir ça aujourd’hui, je trouve que ça brûle un peu les yeux. Particulièrement les choix de couleurs vert / jaune, même si il faut quand même leur reconnaitre le mérite de. Ah non en fait.

Festival court metrage de grenoble #2

Pour ceux qui se poseraient la question, ça n’avait évidement pas été retenu. Les affiches utilisées sont visibles sur le site du festival.

De tête, ça a été fait en vectoriel sous inkscape ; pirater Illustrator c’est mal. La photo a été prise depuis le 5ème étage de mon cousin à Paris, de l’Ilford HP5 shootée au FM2 probablement puis scannée à l’arrache avec un scanner à plat prété par Stéphanie.

Une autre proposition est à voir dans la galerie Flickr, mais il faut aimer les ronds.

Festival court metrage de grenoble #1

Written by Francois

mars 9th, 2010 at 7:31

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Life

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Je profite de cette fin d’après midi pour ressortir mon cahier à dessin et gribouiller un peu. Au départ c’est plus l’acte que le dessin lui-même qui me motive. Le feutre qui gratte la feuille. Le blanc qui devient noir tout ça.

Voici donc une allégorie sur la vie qui vient s’ajouter au traditionnel « La Vie, c’est comme une boîte de chocolats… ». Si tant est que Forrest Gump soit entré dans la tradition.

Life
Life, Février 2010 – Feutre staedtler 0.6 sur papier canson

Si je devais me lancer dans de la philosophie de comptoir, je dirais que ce qui ressort de ce « truc » c’est que, quel que soit le chemin, la fin est toujours au même endroit ; la durée du voyage variant éventuellement. Je dirais aussi qu’il y a toujours un moment où un choix se pose ; des voies qui paraissent différentes peuvent se rejoindre plus loin, plus tard. Ou jamais – à la fin.

Mais ce qui me marque le plus a posteriori c’est qu’il n’y a pas d’impasse ; on ne peut faire qu’avancer. Même si le chemin sent la merde.

A vot’bon coeur messieurs-dames.

Il me semble avoir déjà vu passer sur Internet quelque chose dans le genre, en mieux forcément, mais j’avais envie. A noter aussi que le scan est bien dégueux.

Written by Francois

février 27th, 2010 at 10:50

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