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23:23

Quelque peu coupé dans mon plaisir de gamin, je reste vissé à ma chaise, la figure éclairée au néon de l’écran.

Pas si loin d’ici les chenilles avancent et de l’autre côté de la flaque on vote avant envoi des super frelons. Vaste combat d’insectes et bruits de roquettes. Peu importe finalement. Quoi qu’il advienne dans quelques heures c’est mort et désolation. Avec ou sans NOU.

A peine plus loin, un vieux s’effondre devant ce qui fut sa maison.

Il faudrait pouvoir prendre toute la merde du monde pour en faire une grosse boule qu’on irait faire rouler tout au fond d’un tunnel. Les coléoptères ont au moins ça pour eux.

Japan

Il serait malhonnête de dire que j’ai été touché par ce qui est arrivé au Japon. Le séisme qu’on m’annonce vendredi autour d’une tasse de café. Tout ceci est si loin, si terrible que l’idée me traverse a peine, perdant rapidement consistance.

Irréel.

Inexistant.

Jusqu’à ce que j’imagine les gens balayés par cette vague si grosse, emportés vers un nul part où on ne les retrouvera pas. C’est une nouvelle de Haruki Murakami qui m’est revenu en mémoire et à pris forme de l’horreur. Le septième homme.

Une vague absolument gigantesque, comme je n’en ai jamais vu de ma vie. Il s’en est fallu d’un cheveu qu’elle ne m’emporte. A la place, elle a englouti ce qui était beaucoup plus précieux à mes yeux, et elle l’a entraîné dans un autre monde.

J’ai eu besoin de sortir ça, ne pas penser trop à l’eau qui court dans les poumons et aux corps démembrés. Le peindre en rose pour éviter le noir.

Japan

sRGB IEC 61966-2-1 is killing me

Monsieur Traîne-pieds. C’était moi hier soir dans un accès de fais-chier. L’idée qui revient régulièrement que ce que je fais ne vaut rien, que si j’avais eu à quinze ans mon bagage d’aujourd’hui je ne ferais probablement pas ce que je fais, « et pourquoi lui, et pourquoi pas moi ? », mais de toute façon (retour au point 1.) je fais de la merde alors, « à quoi bon ? ». Je précise pour les collègues qui me lisent qu’il n’est pas forcément question de boulot et que je vous aime toujours: n’allez pas me vendre aux RHs.

Moi tout en bas et les autres tout en haut. Le plus désagréable étant que j’en viens à envier des gens très précisément pour les choses que je ne sais pas faire et de me dire qu’il vaudrait mieux être mono-passion que de vouloir toucher à tout.

A force de mettre en équation mes obligations, mes envies et mes regrets, à force de jeter des trucs à la poubelle « parce que c’est nul » et à force d’en discuter avec madame (qui est une sainte) je sais qu’une bonne partie de ma torture vient d’un besoin de reconnaissance. Genre moi enveloppé dans le papier-alu doré qui sert aux plaques de chocolat. Sans le carton autour. Sur les périodes où je suis en haut de mon grand-huit moral tout ceci est d’une futilité absolue et je me contenterais bien du carton. Comprenne qui pourra.

Ce centrage sur soi est un peu ridicule quand ça pète un peu partout dans le monde mais l’égocentrisme n’attend pas.

Bref.

Hier soir monsieur Traîne-pieds bricole un truc pour faire sortir un peu tout ça. Un texte en noir dans un rond noir. Une petite nuance de valeur devrait rendre la chose presque invisible.

Eclipse
Eclipse (a éventuellement regarder en grand pour les nuances de noir)

Aujourd’hui je constate (encore) qu’une fois sorti de mon univers calibré ça n’est pas presque invisible. C’est invisible.

Ridiculisé par une saleté d’écran.

Fuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu

(Par contre une bonne nuit de sommeil et ça va mieux)

Pump up the valium

Mal de tête dès le levé qui ne passe pas avec des grammes d’aspirine et de paracétamol. Passer ses journées à essayer de se remettre de ses nuits a quelque chose d’injuste. Ce week-end fut principalement rythmé par les siestes. Quand on sait que mon rapport au sommeil est du type perte de temps, ça en devient carrément déprimant.

Petit gribouillage du dimanche soir histoire de sortir de cette impression de néant.

Pump up the valium

Ca ira mieux demain.

Everybody knows that the dice are loaded
Everybody rolls with their fingers crossed
Everybody knows that the war is over
Everybody knows the good guys lost
Everybody knows the fight was fixed
The poor stay poor, the rich get rich
That’s how it goes
Everybody knows

Parallaxe is killing me – Acte 2

Suite au dernier billet je me retrouve à chercher des Yashicamats dans mon tas d’images. Et de retomber sur cette photo de ma tête, prise à Bruxelles quelque part aux horizons de Noël, fin d’année 2002.

Bruxelles et Yashica
Portrait au Yashica, Bruxelles, Belgique 2002 – Nikon F90 (?), Fuji Provia 100F

Il y a huit ans donc un portrait fait par Stéphanie dans un bar que j’imagine près de la Grand-Place. On avait mangé des scones et bu du café bien chaud pour combattre le temps pourri de la Belgique.

A l’heure où tout le monde se maquille pour aller fêter la nouvelle année, je réalise doublement à quel point ça file. A l’époque j’avais des cheveux bordayl.

Bonne année 2011 !

Le petit livre noir

Le carnet. Le genre d’objet qui dans sa virginité représenterait presque l’infini des possibles : dessins, notes et autres pensées profondes qu’on saisirait d’un geste délicieusement fluide et inspiré. Le genre d’outil qui se marie bien avec les transports en commun, l’ipod et le temps pour soi. Un appareil photo à encre en quelque sorte.

La réalité est qu’en général la philosophie tiens deux pages, les listes de courses en prennent trois et le blanc gagne le reste. On m’a un jour parlé du « syndrome du banc de musculation » : le gars achète le top du top en se disant qu’il va s’y mettre sérieusement, (s’endette sur trente ans) et au bout d’un mois le truc prend la poussière dans le sous-sol de son pavillon de banlieue. Juste parce que c’est chiant, juste parce que c’est illusoire de vouloir soulever de la fonte dans sa cave en écoutant les Survivor. Rien à voir avec le moleskine ou le papier de riz mais l’idée est là car il est bien naïf de se voir écrire pour le plaisir d’écrire. (NDR. c’est quoi un blog au juste ?)

Un carnet chasse l’autre au bout de quelques pages. Probablement par un mélange de l’appel du neuf et du rejet du carnet précédent qui au final ne contient que des pattes de mouches, de la merde et des listes de courses.

Tout ça pour dire que je suis retombé sur un carnet de 2005 dont j’avais complètement oublié l’existence. Je retrouve en première page ma vision un peu naïve des prostituées (voir ce post, même si à me relire je trouve ça absolument pas clair) que j’ai un peu retrouvé dans le porno de Snae et dernièrement au cinéma dans Welcome to the Rileys. L’idée que finalement être dedans ou dehors ne tiens pas à grand chose.


« I am not in the house, I am in the garage. »

En deuxième page une citation de Depardon « Que de temps perdu sans photos, sans écrits. » notée alors que j’écoutais une nocturne de Chopin. Spleen et Idéal. Et de remarquer que noter sur l’instant la pensée c’est risquer d’interrompre la réflexion quand noter après c’est risquer de ne pas tout tracer voir ne rien noter du tout.

En troisième page, au 29 janvier, quelques mots sur ma grand-mère (assez proche de ce post d’ailleurs), un bout des mémoires d’outre-tombe qu’il faudrait que je vous fasse lire tellement le passage me parait moderne et une pensée sur les draps de collectivité. On va éviter de faire dans le mélo, je vais vous épargner ça.

En quatrième page quelques projets photos qui traînent toujours par là, puis en vrac des bouts de Paris, un sandwich au pâté, le boulot, une lettre à un copain, ma nièce et deux ou trois dessins.

Ce qui me frappe, et ce dont vous vous foutez, c’est à quelle point ces idées que j’avais oubliées dans leur matérialisation première sont venues, récurrentes, me travailler depuis.

Quatorze pages en tout. Trois quarts de blanc dans le petit livre noir.

We need to go deeper

Le moral ces derniers jours a joué au yo-yo. Plutôt en bout de fil d’ailleurs. Rétrospectivement j’aurais aimé pouvoir résumer ça à beaucoup de travail, quelques mauvaises nuits, moins de soleil et plus de pluie mais ces quelques jours d’absence of teh internetz m’ont permis de prendre un peu de recul.

priorities
Crédit robot-uprising

Comme d’habitude j’ai un peu de mal à rattraper mes idées pour en faire quelque chose de lisible et ce d’autant qu’aujourd’hui l’exercice n’intéresse que moi. Pour la faire courte, les réseaux sociaux ont un peu pris le pas sur ma vie sociale.

Dans le même esprit, je viens de compter et il y a 223 flux RSS dans mon Netvibes. A force je me retrouve à lire avec avidité des choses qui finalement ne m’intéresse que moyennement avec en fin de soirée la désagréable impression d’avoir perdu mon temps. Vouloir tout lire, tous ces blogs et toutes ces actus c’est poursuivre une chimère. Ubiquité et omniscience. Stupidité et prétention. Je commence à utiliser avec plaisir le « marquer tout comme lu », l’étape suivante étant de trier ce que je lis de ce que je ne lis plus.

Evidement, le temps d’écrire ce billet cinq jours ont passés ; j’ai eu le temps d’appeler mes parents, de répondre à mes mails et de mûrir quelques projets dont j’espère vous reparler bientôt. Back on track donc.

Quatre couleurs

Bleu, blanc, rouge et caca d’oie.

Que ceux qui pensent que c’est enfin le week-end et donc, oh joie oh bonheur, aillent faire un tour chez Maitre Eolas.

Ensuite, on en reparle.

Ingénieur au foyer – Acte 2

J’ai du faire une recherche sur internet. Pages jaunes, foyer, Besançon. J’ai oublié comment j’en suis venu à composer le numéro du foyer Sonacotra et ce que j’ai pu dire au gérant, toujours est-il qu’il y avait une chambre libre. Je suis passé entre midi et deux pour voir. Dans ma voiture verte, je remonte le boulevard Kennedy.

Le foyer est situé juste après le garage Renault, avant le grand rond point. Je tourne à droite dans une rue secondaire et me gare sur un parking de quelques places. Il y a de petites maisons triangulaires et deux immeubles, quatre étages tout au plus, le tout peint dans une couleur d’immeuble. Jaune. Dans la cour des gens assis sur des chaises en plastique discutent en silence. Ca sent le chômage longue durée et les journées d’attente.

Fenêtre
Fenêtre, Besançon, 2002 – Nikon F90, Provia 100F

Le responsable, un homme grand et sec d’une quarantaine d’années m’accueille d’un sourire, me fait assoir sur un fauteur en sky bleu puis m’explique comment ça fonctionne, la chambre vide, les parties communes et mon futur voisin. Le type est gentil et l’énergie que je vois dans ses yeux me fait penser à mon oncle Samuel. On passe devant les rangées de boites aux lettres avant de monter des escaliers en faux marbre.

Au deuxième étage il ouvre une porte, sort une clé et ouvre une deuxième porte. Nous sommes dans les parties communes. A droite la cuisine, une table, le gaz et des casseroles; au fond à gauche la salle de bain; au fond à droite ma chambre; au fond, mon voisin. La troisième chambre est libre. Deuxième clé, deuxième porte, c’est ma chambre. Un lit en fer, un lavabo, une armoire et un petit bureau. La fenêtre s’ouvre sur un parking. Derrière le parking, le rond point. Ca va ? Très bien. On redescend, je signe et je repars avec les clés.

Sur la table en contreplaqué j’ai posé des livres pris dans la bibliothèque de Stéphanie. Une pile de classique pour compenser la flemme du lycée, je n’y ai même pas lu les abrégés. En deux titres on résumerait mes lectures d’alors: des souris et des hommes et l’étranger. Les pages font des aller-retours entre le chez nous du week-end et le chez moi des jours travaillé. Je lis en mangeant du pain de mie, des nouilles et des sardines à l’huile. Sur le lit en fer, la lumière verte du néon et l’encre noire des pages.

J’ai acheté révélateur, bain d’arrêt, fixateur et posé les bouteilles sur la dernière étagère de l’armoire. L’agrandisseur de mon père tiens dans une valise à l’étage en dessous. Je ne suis plus sur aujourd’hui d’avoir fait des tirages mais l’odeur acide des chimies est si présente que cela a du se passer. Sur le lit en fer, la lumière verte de l’ampoule inactinique et les secondes du minuteur.

On a essayé de parler un peu la première fois, avec mon voisin. Je ne l’ai pas compris. Grosse merde. Il a fermé sa porte, honteux de son français, puis a allumé sa télé. Ensuite cet homme est devenu un fantôme, de lui je n’entend plus que le poste et un bruit de pantoufles. Matin et soir la porte reste close, il attend probablement mon départ pour bouger. Triste personnage de soixante ans et quatre mètre carrés.

De temps en temps des gens jettent leurs poubelles par la fenêtre. De temps en temps les sacs plastiques s’éventrent sur le goudron du parking.

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Surimpression, Besançon, 2002 – Nikon F90, Provia 100F

Après la douche commune seul, je pars travailler. Direction la zone industrielle, parking, badge, porte sécurisée et machine à café avec Jérôme et un Frédéric dont j’ai oublié le nom. Le midi on mange en groupe dans les restaurants alentours. Les repas sont animés et plutôt bon esprit même s’il est toujours question entre consultants de manager et d’éloignement. Quand il fait beau on va plus loin pour manger mieux. Après le boulot je me pose en ville dans un parc où les platanes sont immenses pour regarder les gens. J’erre aussi. Ensuite, retour au foyer où je ne connais personne à part le gérant, mon voisin et un homme qui me pose la main sur l’épaule pour me proposer des ordinateurs portables.

A la nouvelle année un repas est organisé, couscous et concert de rai, je me retrouve assis en face d’une baraque tatouée ambiance Europe de l’est qui me fait penser à Zangief. A ses côté un garçon nerveux déclare qu’ils sont les deux gentlemen de la table mais le monstre rétorque par politesse qu’avec moi: on est trois. A cet instant je préfère regarder mon assiette en plastique pleine de semoule. J’ai l’impression qu’il est écrit sur ma gueule que je gagne deux-mille euros par mois et que tout le monde se dit que je n’ai rien à faire ici. C’est peut être vrai d’ailleurs qu’on le lit sur ma tronche. Je ressemble à un fils de bonne famille avec des kickers rouge.

Mon « ami » continue de me proposer des portables et fini par me demander de le déposer en voiture, lui et son pote, dans un parc à proximité. Deux types avec un doberman attendent là. Mes passagers descendent. Je regarde la caricature des images de banlieue, peur et tristesse mélangées, en me disant qu’il est temps que je parte.

Ingénieur au foyer – acte 1

A vingt-trois ans, je suis ingénieur. Quelque part avant l’été deux-mille un, une remise de diplôme me fait passer du statut d’étudiant à celui de travailleur. Je suis devenu informaticien comme on met ses chaussettes. Sans envie particulière j’ai suivi une ligne droite tracée au lycée en fonction de mes résultats en sciences.

Comme tous les autres j’atterris en société de service. On me loue à d’autres entreprises, je bouge, je change d’environnement et des collègues. Sans expérience, je suis présenté comme expert sur des technologies inconnues. La situation est risible mais tout le monde se cramponne au pipeau car il faut bien quelqu’un pour travailler, il faut bien travailler et il faut bien qu’il travaille. Après une première mission de trois mois sur Aix en Provence, je suis envoyé à Besançon.

De Valence il me faut un peu moins de quatre heures, je pars le lundi matin à six heures, passe la rocade est de Lyon à sept, bifurque sur l’A42 direction Bourg-en-Bresse. Ensuite Lons le Saunier, Dole et j’arrive à Besançon. Je conduis une Nissan Almera de location. Elle est verte, le moteur bruyant est à peine couvert par ce qui sort de l’auto-radio. Dans le coffre il n’y a que mon sac pour la semaine, t-shirts, caleçons, chaussettes et pantalons. C’est un grand sac de voyage noir, plein de vide et difforme. J’emmène aussi un appareil photo, un vieux Nikon à l’autofocus fatigué.

Vers neuf heures je m’arrête dans une station service pour faire le plein de gasoil et pisser. J’achète un paquet de M&M’s que j’avale à grosses poignées. Parfois une cacahouète m’échappe et tombe sur la moquette, elle va se coincer quelque part sous le siège conducteur et y restera. Le paysage avant d’arriver est franchement vallonné, on voit des champs monter jusqu’au ciel au bout desquels de petits arbres se tendent vers le rien. Sortie numéro quatre, la route est fini. Je me dis qu’il faudra faire le chemin inverse vendredi soir et que j’arriverai chez nous un peu avant la nuit.

Motorway
Autoroute, Besançon, 2002 – Nikon F90, Provia 100F

Le premier mois je loge dans un hôtel de la zone industrielle, quelque chose de bon marché genre Première Classe pour gratter sur mon forfait logement. La chambre est jaune minable, la salle de bain tout en plastique me fait penser aux toilettes mobiles qu’on trouve sur les chantiers. Les néons donnent à l’ensemble une ambiance de hall de gare, les trains et la vie en moins. Il doit y avoir une télé, mais je crois que c’est un surcoût. Je m’en passe.

Je racle aussi mon forfait bouffe, j’ai acheté des sacs de pain de mie, des nouilles instantanées et un mug au Géant d’en face. Je mange mes pattes le soir, dans ma chambre. Pas de bouilloire, j’utilise l’eau chaude qui sort du robinet. Sur le mug en porcelaine d’Angleterre il y a un lapin qui sourit, noir sur fond blanc, pathétique. Je passe une partie de mes soirées au hasard des rues, à pied ou en voiture, immobile ou statique, mon appareil photo à la main. Je rentre, j’écris sur des cahiers que j’ai perdu depuis, je lis, je dors. Le thé du matin, dans le mug à nouilles, a un goût de chlore.

Light
Lampadaire, Besançon, 2002 – Nikon F90, Provia 100F

Pendant quelques jours, je dors dans un hotel plus cher recommandé par des collègues. Le troisième soir, un couple fait l’amour dans la chambre à côté. Ca tourne rapidement à la caricature et à la baise. Je fini mes nouilles au poulet dans des hurlements et me demande si finalement tout ça ne viendrait pas du couloir. Oh oui c’est bon. Les nouilles s’entend.

J’abandonne assez vite l’idée du petit-déjeuner à quinze euros, l’idée de l’hôtel aussi. Je vais essayer de trouver un meublé.