Archive for the ‘Café de la gare’ Category
Vermine communiste !
Aujourd’hui c’est la journée de la femme, et comme à part un bon recyclage de ce que j’ai dit il y a trois ans je suis en grande absence d’idée. En conséquence voici la tête d’Homer aka bière-foot-pizza man :
Je suis quand même allé jeter un oeil sur wikipedia et que cela soit Lénine qui ait décrété le 8 mars « Journée Internationale de la Femme » a quelque chose de croustillant.
Rien à voir d’ailleurs[*], mais le week-end prochain on vote : C’est la lutte finale – tout ça.
[*] Le droit de vote a quand même été accordé aux femmes il n’y a pas si longtemps (1944). Don’t forget.
Action discrète et l’identité nationale
Je profite de mon velotaff hebdomadaire (ou plus si affinités) pour écouter mes podcasts en retard. La liste est longue car pour les podcasts c’est un peu comme pour les blogs, je m’abonne puis je croule sous les lectures.
Parenthèse – Je viens de faire les comptes, j’ai 184 flux dans mon netvibes et une dizaine d’abonnements podcasts ; c’est finalement sans rapport. Je lis, mais j’écoute peu donc. Fin de la parenthèse
Ce matin j’en suis rendu à Eclectick, l’émission du 16 janvier 2010. Il a été indirectement question du débat sur l’identité nationale avec l’intervention des gens de Action Discrète (émission humoristique diffusée sur Canal+).
Ils ont participé au débat sur l’identité nationale organisé à Troyes, en décembre 2009 sous la direction du préfet de l’Aube, Christian Rouyer, ce qui donne à peu près ça:
- Quand j’entend ce que j’entends ; quand je vois ce que je vois, j’ai honte d’être Français. Et j’en suis fier ! J’en suis fier !
- Non, il n’y a pas de quoi être fier monsieur. Moi je suis fier de vous dire que si vous avez honte, et bien je n’en suis pas fier.
- Et bien moi, j’ai honte pour vous monsieur.
- Je suis fier de ne pas avoir honte monsieur.
- Et bien moi j’ai honte de ne pas être fier.
- Et bien c’est honteux !
- C’est vous qui êtes honteux monsieur ! J’ai honte pour vous.
- Moi je n’ai pas honte de vous dire que vous n’êtes pas fier et que c’est ça qui fait la honte d’un pays. Avoir honte de la fierté qu’on devrait avoir alors qu’on a honte de sa fierté. C’est honteux monsieur.
- Vous pouvez répéter ça monsieur ?
- Je dis que avoir honte de la fierté qu’on devrait avoir pour un pays et bien c’est la honte. Et y’a pas de quoi être fier !
- La honte d’être fier c’est la fierté d’avoir honte !… le grand n’importe quoi.
- C’est une honte d’être fier d’avoir honte, monsieur ! C’est ça la honte.
- Non ! C’est vous la honte monsieur !
- Et vous ne faites pas le fier.
- Je suis Français moi monsieur !… et de chanter la marseillaise.
- C’est français ça monsieur !
Bref, c’est le grand n’importe que et c’est le genre de petites choses qui me ferait regretter de ne pas avoir la télé.
Quelques infos supplémentaires sur le site de Libération.
Pour un référendum sur l’interdiction des carottes
De manière générale, les relents putrides de l’actualité passent bien loin en dessous de ma tête. Non pas par manque d’intérêt, mais plus par manque de temps et par un reflex salutaire de not giving a fuck qui m’évite un état dépressif permanent.
De manière générale donc.
Il se trouve que les suisses ont voté pour l’interdiction de la construction des minarets. Ci-dessous une affiche utilisée par la droite populiste dans sa campagne pour promouvoir l’interdiction des minarets. A noter l’utilisation de la burqa, image forte, perçue chez nous comme le symbole d’un Islam d’un autre âge, pour ne pas dire rétrograde.

L’affiche joue clairement la carte de l’émotionnel, de la peur et du raccourci facile.
Je précise qu’il ne s’agit d’interdire ni la construction des mosquées, ni la pratique de l’islam, ni le port du voile, enfin pour l’instant ; toutefois, la fonction première du minaret étant de fournir un point élevé pour l’appel à la prière[*] (5 fois par jour), l’un des cinq piliers de l’Islam, la portée symbolique de ce vote est d’importance.
Pour couper court la loi Godwin, on pourrait dire que la Suisse à la moustache qui pousse. On pourrait même dessiner un drapeau suisse avec des ailettes. Je m’étonne d’ailleurs de ne pas en trouver sur google image. Ah si. Point Godwin done, passons à autre chose.
Je voudrais revenir sur quelques points qui me travaillent.
Tout d’abord, on nous annonce une victoire écrasante du oui. Hors un oui à 57,5% pour une participation de l’ordre 52%, cela ne fait jamais qu’un (gros) quart. La Suisse n’est, à mon avis, pas devenu un pays d’intolérance ; j’imagine que l’on est (comme souvent) dans une dynamique où les extrêmes votent en masse quand les modérés restent à glander à la maison. Et d’expliquer ainsi le différentiel sondage/référendum : dans un cas on décroche le téléphone, dans l’autre il faut bouger ses fesses jusqu’au bureau de vote.
A dire vrai, et c’est désolant, je suis assez peu surpris du résultat et j’imagine que pour un référendum similaire en France, des résultats similaires sortiraient tristement des urnes. On a d’ailleurs connu un phénomène assez similaire pour des présidentielles il n’y a pas si longtemps.
Ensuite, pour ne pas dire surtout, ce qui me travaille le plus c’est la reprise qui est faite par tous les partis d’extrême droite de ce résultat fabuleux. Un peu partout en Europe on entend dire : « Ce qui est possible en Suisse doit également pouvoir se faire ici ». Et je ne suis pas sur que Geert Wilders pense ici plus au référendum qu’à son résultat.
A tout seigneur, tout honneur, il faut bien reconnaître que la palme de la cretinerie revient à notre Marine Le Pen nationale qui souhaite un « vote plus large que celui de la Suisse, car ce que vit la France va bien au-delà ». Au delà de quoi, on se le demande. Et de parler de la nouritture à l’école, de réclamations de jours fériés en entreprise et autres financement public de la construction des mosquées. Et pour finir sous couvert le laïcité, de nous dire « Il faut poser la question de savoir si la Constitution doit reconnaître les communautés, si nous devons continuer à accepter les signes ostensibles d’une religion ».
Il est certain que le problème de la constitution se pose différemment chez nous de chez nos amis Suisses pour lesquels la constitution se fait « Au nom de Dieu Tout-Puissant! ». Quand on pense que Dieu n’existe probablement pas[**], il y a de quoi sourire. Mais ne faisons pas jeux d’intolérance, et laissons aux Suisses leur constitution, car comme le disaient nos pères au Palais Chaillot :
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.
Ça c’était en 1948 et d’une portée relativement universelle. Pour en revenir à Marine Le Pen et la constitution, restons en France où deux ans plus tôt il se disait :
Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et les libertés de l’homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des Droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.
Et ce préambule de la constitution de 1946 est lui même placé en préambule de notre constitution actuelle. Ma compréhension de la chose étant, en gros, « ta race[***] et ta religion : on s’en balance », je considère la question comme close.
Pour le reste, je me demande en quoi il est si important que tous les gamins mangent du porc -je n’imagine pas cette référence à la nourriture autrement- à l’école. Je suppose que c’est parce que le saucisson fait partie de notre identité nationale. Et pour les végétariens, que fait-on, on organise un référendum pour l’interdiction des carottes ? Franchement, est-ce si important que dans nos cantines soit servit un seul et unique repas ? Vouloir construire un débat autour d’une tranche de jambon me paraît bien ridicule.
Je ne m’attarderai pas (trop) sur les autres points soulevés. Les entreprises gérant déjà les jours fériés, les RTTs, les arrêts maladie, les congés paternité et autres jours exceptionnels ; il ne me paraît pas impossible d’introduire des jours dédiées aux fêtes. Religieuses ou non.
Quand au problème du financement de la construction des mosquées par l’Etat, ce qui semble faire grincer des dents c’est le financement de la grande mosquée de Strasbourg par les finances publiques. Hors, s’il est vrai que la loi de 1905 interdit à l’Etat de financer une religion, il faut savoir que les églises, synagogues et cathédrales construites avant 1905 sont propriété de l’Etat et sont affectées, à titre gratuit, pour les activités religieuses. Soyons honnêtes, il y a financement indirect de l’Église par l’Etat. D’autre part, et c’est là tout le bonheur du droit, l’Alsace et la Moselle n’étant redevenue française qu’après la Première Guerre mondiale, elle est toujours soumise au régime antérieur à la loi de 1905, qui prévoit un financement public de l’Église catholique, luthérienne et autres réformées ainsi que la religion juive. Je me répète : en France, il y a financement de l’Église par l’Etat. A défaut d’une laïcité sans tâche, soyons égalitaires et acceptons de financer aussi les mosquées.
Et puis, on finance bien des stades. Désolé, je n’ai pas pu résister
.
En fait je crois que ce qui me travaille c’est l’incompréhension totale de ces gens qui pensent que vivre derrière un mur est quelque chose de souhaitable. Ne parlons pas d’économie mondialisée et autres flux migratoires qui en découlent. Inéluctablement. Plus simplement, posons leur la question : en quoi accepter les autres, leurs cultures et leurs personnalités, risque-t’il de nous nuire ? L’ouverture n’est elle pas, au contraire, un moyen de s’enrichir ? Et quand je parle de richesse, il est ici question de culture, de spiritualité et plus généralement d’humanité. N’est-ce pas la façon naturelle d’avancer ?
J’imagine que cette volonté de fermeture, résulte de la peur et l’ignorance. Ne voyez aucune connotation négative dans ces mots, je le pense comme la peur de l’inconnu.
Aux curieux, je conseille la lecture de « L’Islam expliqué aux enfants » de Tahar Ben Jelloun, ainsi que « Avec tes mains » de Ahmed Kalouaz. Le premier se veut didactique et permet de tirer un trait sur un certain nombre d’idées reçues. Le deuxième témoigne de la relation entre un fils et son père ; l’un né là bas, en Algérie et l’autre né ici, en France. Faisant abstraction de l’intérêt historique et social du bouquin, je dirais que c’est simplement touchant.
Pour les autres, mariez-vous entre cousins, nous vous regarderons tomber.
[**] Oui, comme les clochers de nos églises.
[**] J’ai aussi des choses à dire là dessus, mais c’est un autre sujet.
[***] Ca aussi c’est interessant, on pourait parler de Darwin, de génétique et de supériorité de la croyance populaire sur la vérité scientifique. Mais ça aussi, c’est un autre sujet.
Grippée
La grippe s’est installée à la maison. Pour l’instant elle loge chez Marie, on verra bien si elle se tape l’incruste ailleurs.
Et, oui : c’est la grippe A* ; la terrible on-va-tous-mourir.
Bon.
A priori, je pense que, pour ce qui nous concerne, l’on devrait survivre. Au prix de quelques cernes supplémentaires pour nous, pauvres parents maintenant et à l’heure de notre mort. Amen !. Et j’avoue que l’état de Marie aurait tendance à me conforter dans l’idée qu’il y a un peu surmédiatisation, surcrainte et emballement gouvernemental dans cette histoire. Je m’arrête là.
Du coup, si j’étais un peu plus underground et pas si mauvais graphiste, je crois que je lancerais une campagne de street-art s’inspirant ça :

Ce qui me ramène aux affiches de the sheepest, qu’on trouve en bas de chez moi. Je pensais cette campagne quasi internationale à la space inviders mais à fouiller un peu plus, il semble que cela soit quelque chose de relativement Grenoblois. Qu’importe.
Et un petit lien d’info sur la grippe que je trouve assez pertinent.
* Il semble impossible de diagnostiquer avec certitude une grippe A sans un dépistage en labo, mais notre médecin nous dit que, renseignements pris auprès d’épidémiologistes, certains symptômes sont spécifiques et permettent un diagnostic humain. Dans le doute, on gonfle donc les statistiques de la grippe A.
Gooooood morning de me**e
Il y a trois jour, par une merveilleuse répétition du quotidien, mon réveil sonne. Enfin je dis sonne, mais comme tout le monde on a un radio-réveil, merveilleuse invention qui permet de remplacer les insupportables dring-dring, buzz-buzz et autres titititi-titititi par de plus subtils « 300 morts dans un attentat à la voiture piégée », « le réchauffement climatique contribue à la disparition des espèces d’oiseaux » et autres « la bourse de Paris cloture en baisse, mais grâce à l’exploitation de la main d’oeuvre des pays du tiers monde les entreprises du CAC40 se font un max de blé ». Bon j’exagère à peine, mais vous voyez l’idée. D’autant que vous devez subir la même chose. A moins d’être branché sur SkyFun, mais, comment dire : non rien.
Bref, on m’annonce un projet de loi pour punir les délinquants sexuels qui refusent de se soigner.
Soit.
Trois jours après, j’y pense encore: Qui dit soins dit maladie ; si maladie il y a : où est la culpabilité ?
Si un juriste passe par là, je suis preneur d’explications.
L’agriculture expliquée aux enfants
Julie fait preuve d’une passion pour le raisin. Donc ce soir au dessert: raisin.
Décloisonnons
La semaine dernière, mes parents et moi sommes allés voir un concert à la Maison de la Culture: Valses et préludes de Frédéric Chopin, interprétées par Alexandre Tharaud.
De qui se moque-t-on ?
Il y a des jours où je me demande pourquoi l’on cherche absolument à me faire prendre des vessies pour des lanternes.
Je l’ai eu
Je viens de finir l’inénarrable, l’incomparable, l’incommensurable et surtout l’imbitable Fête à Venise de Philippe Sollers.
Mind the gap
Boris nous a parlé de Gapminder, une application en ligne qui permet de voir les pays du monde placés en fonction de différents paramètres : PIB, pourcentage du PIB utilisé pour les dépenses militaires, espérance de vie…
