
EDIT: je précise que c’est pour le boulot et que je ne pars pas me faire quinze jours de surf sur la barrière de corail.

EDIT: je précise que c’est pour le boulot et que je ne pars pas me faire quinze jours de surf sur la barrière de corail.

Gros craquage pour un hasselblad 503CXi et ses un kilo cinq de Suède et d’Allemagne. Merci ebay.
Moi qui suis dans le trip du petit, compact et léger, je me retrouve avec un béhémoth entre les mains. Moi qui suis fatigué de l’intendance diapo/noir & blanc, je viens de signer pour quelques années. Ne cherchez pas, aucune logique.
Je commence à comprendre la traîtrise de l’objet. Des bruits d’engrenage, un viseur tellement clair qu’on a envie d’y regarder n’importe quoi -Hey ! Un pot de yaourt, génial !- et le déclencheur qui fait un bruit pas du tout discret mais terriblement moelleux. D’une certaine manière le boucan me fait penser à un FM2 obèse. Organique.
Ne reste plus qu’à emmener la bête en balade.
…que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Quand on a emménagé dans Notre appartement, il y a presque sept ans, je me voyais transformer le grenier en labo photo de luxe électricité-eau courante. Le temps étant ce qu’il est, mon agrandisseur est resté au placard et l’eau n’a jamais couru là haut.
J’ai poussé hier soir le bordel de bricolage, calfeutré la lucarne avec une couverture et deux cartons et monté l’agrandisseur d’un étage. J’ai ensuite tiré de sous la table le carton du déménagement sur lequel j’avais écrit labo au marqueur noir, en lettres capitales. J’en ai sorti un vieux carnet avec des notes de tirage, deux boites de papier RC*, les filtres de contraste et l’ampoule inactinique.
De l’odeur de l’hydroquinone et du thiosulfate.
Ce que la vidéo ne montre pas c’est la montée de l’image dans son premier bain. Magie.
A regarder avec du son !
Je constate a posteriori que j’avais anticipé le révélateur il y a un an et demi. Comme quoi tout arrive.
* Après sept ans de conservation dans des conditions de grenier chaud l’été-froid l’hiver, le papier Ilford mulgigrade IV se comporte comme du neuf. Surprenant !
Hier soir c’était la dernière séance de modèle vivant avant les vacances de Noël. Je voulais faire un petit bilan de ces deux mois et quelques cours, le dessin au fusain et l’étrange sensation de dessiner dans une grotte avec un bout de charbon, le côté bizarre et pourtant naturel d’être assis en face d’une femmeàpoil mais vu l’heure je vais m’abstenir.
Un homme nu donc. Encore.

Il faut avouer que modèle a plutôt l’air d’être un boulot a consonance féminine mais bizarrement je trouve mes bonhommes plus réussis.
Hey bordayl j’ai une carte étudiant ! Ma précieuse*.
* Non ceci n’est pas un craquage de trentenaire.
En fait non. Je suis en ce moment sur de jolis rails bleu azur -le quotidien- avec un moral d’acier, un boulot de fou, des trucs à droite à gauche et ma petite famille. Je scanne les photos de Bali du mois de mars, je dessine, je lis vaguement un bouquin trouvé dans une poubelle l’été dernier, on joue aux cartes, on mange des ravioles à la crème en parlant de Sam-Sam. Tranquil whé.
J’ai aussi ressorti le moyen format pour faire des portraits de mes filles. Ilford HP5, viseur à main et visée inversée. uh uh ^ ^
J’ai conscience qu’avoir le moral me fait parler comme un débile et que je dois passer pour l’idiot du village. Don’t care.
Evidemment tout ceci ne marche qu’à l’unique condition de s’abstraire de l’actualité et des gens en détresse qui fleurissent un peu partout. Il sera temps de déprimer quand le sol sera couvert de pensées noires et qu’il deviendra impossible de marcher sans écraser viola black.
En attendant fuck you if you don’t like christmas, it’s not even about Jesus, you gotta respect the holiday. Mon grand-père doit en avoir les oreilles qui bourdonnent. Pardon papy !
J’ai suivi hier soir un premier cours de dessin « Modèle Vivant » aux Beaux-Arts. Après une inscription ratée de peu il y a un mois -il reste de la place en gravure-, je me suis retrouvé sur liste d’attente. La secrétaire m’avait annoncée une liste d’attente longue et sans espoir, j’avais donc rangé carnet, crayon et envie. Epic win quand elle m’a rappelé mi octobre pour m’annoncer que oui ça allait être bon pour le « Modèle Vivant » du mercredi soir 18h.

Le modèle est un homme entre cinquante et soixante ans, étrangement j’étais venu au cours avec l’espoir de dessiner un homme. Allez savoir pourquoi.
Des poses de deux minutes, puis cinq, puis dix. J’ai chaud, je suis tendu et je me vois dessiner principalement du bof et du bof bof. Et plus les poses sont longues, plus c’est bof. Le dessin ci-dessus que je ne trouve pas trop mal est d’ailleurs un des tous premiers, issu d’une pose courte. En plus on dessine sur du A3 donc un truc moche c’est un truc moche en énorme. Le trait qui hurle « Hey ! Regardez comme je suis raté. » au moment où le prof passe à côté.
L’avantage c’est que du coup, j’ai une marge de progression énorme.
Note: J’aurais encore beaucoup de choses à dire sur l’ambiance, le fait de reprendre des cours et cette odeur d’école mais je sens que l’écriture ce soir, ça n’est pas ça. Donc stop.
Ca fait quelques temps déjà que la lourdeur des processus diapo et noir&blanc me pèse. Ce n’est pas tant les contraintes de prises de vue (sensibilité identique pour toutes les images du film et autres balance des blancs -oh mes photos sont vertes, ah oui c’est du néon-) que l’intendance associée qui devient pénible. Faire développer, trier, scanner, stocker, dater, retoucher. Chiant.
Même si à chaque fois que je sors la loupe pour regarder la provia sur la table lumineuse je me dis que ça vaut le coup (les deux dernières images que je vous ai montré ici et là notamment), objectivement il faut bien avouer que le ratio qualité/emmerdements a depuis longtemps changé de camp.
Aujourd’hui le choix de la raison c’est le petit reflex. C’est l’appareil qui offre la meilleur polyvalence et la meilleur qualité pour un tarif abordable (dans son contexte de loisir de riche s’entend). Mon cas est un peu bancal car j’ai déjà plein d’objectifs et ceux-ci sont non compatible avec les boitiers d’entrée de gamme -eh Nikon quelle bonne idée !-.
De toute façon, comme je suis un gros bobo j’attends un truc discret genre Yashica Electro 35 avec un capteur dedans.
Nouveau Fuji X100: OMFG.

Cher Monsieur Fuji,
Noël approchant, n’oubliez pas mes petits souliers.
Bien à vous,
Francois
Un jour il sera mien ! …sauf si il coute un bras.
Note: Petit article matos sans autre intérêt que celui de me répandre et parce que ça fait juste un ou deux ans que j’attends ça. Hell yeah!
Hier Magali et moi avons couru pour la deuxième fois l’Ancilevienne, run & bike de 46 kilomètres autour du lac d’Annecy.
Dans le principe le run & bike c’est un sur le vélo et l’autre à pied. Quand celui qui court en a marre il prend le vélo et inversement. Le changement régulier de coureur fait qu’on peut globalement tenir un rythme de malade mental.
J’ai un peu oublié les chronos intermédiaires mais de tête je dirais qu’on a bien envoyé sur le début de course et que les dix derniers kilomètres ont été trèeees difficiles. Je finis avec une quasi tendinite au genoux droit aka syndrome de l’essuie glace, ce qui nous fait quand même bien baisser le rythme en fin de parcours: le boulet, c’est moi.
Nous terminons en 3h32 ce qui nous classe 353 sur 807 au général et 41 sur 160 en catégorie mixte-senior (senior c’est déprimant).
Hell yeah !
Note: Cette année, pas de photo de moi en collant: j’avais un short.