Archive for the ‘C’est bon ça’ Category
Nan un dragon je te dis
Des bières avec des copains (et les enfants) dans un parc, un grand tour de vélo, une randonnée dans des montagnes couvertes de jonquilles et un Green Curry Thaï par Steph selon la recette de Khé, Thaïlandaise rencontré à Singapour via Sophie. La phrase est trop longue mais le week-end était trop bien.

Clouds, Col de porte – Isère, France – Panasonic DMC-TZ7
Vendredi en sortant du boulot, j’ai aussi (re)réalisé que les nuages c’était magique et qu’il serait facile de retomber dans le jeux des formes de mon enfance. Du coup dimanche j’ai photographié du bleu et du blanc.
Note: Sur la photo il y a un avion qui gâche un peu mais l’enlever serait tricher. Toutes les joies de la visée sur l’écran. Viseur, mon beau viseur.
Blanc et vert (jaune et rouge ensuite)
Aujourd’hui c’était journée off, sans enfants, sans travail, liberté, liberté chérie. Journée de tous les possible, journée idéale pour bricoler donc. Pinceaux, rouleaux, peinture et white spirit.
Repeindre des portes c’est long et a peu près aussi passionnant que le récit que j’en fais jusqu’à présent.
Mon pinceau à la main, j’ai repensé au paradoxe rap-thé vert en écoutant IAM, je me suis demandé si la pensée de Lavoisier s’appliquait à la biosphère et s’il était possible de représenter ça joliment avec quelque chose qui ressemblerait à Space Inviders. J’ai repensé à cet Ubiquity Photo Project dont la v2 n’aura pas lieu, au bruit du scanner et à la pile de négas qui attendent. Je me suis aussi dit qu’il faudrait s’atteler à mon idée d’Identités nationales avant que le débat ne soit caduc. S’il ne l’était pas déjà.
Ensuite mon pinceau a gouté, j’ai du descendre de l’escabeau pour frotter la tâche blanche.
En attendant que tout ça prenne forme, voici une photo pleine de vert. Couleur espoir.

Back to Ubud, Bali, Avril 2010 – Panasonic DMC-TZ7
Fierté du soir, sans lien avec le blanc et le vert, mes filles ont monté leurs premiers Lego. Julie a fait un hydravion, jaune; Marie une voiture de pompier, rouge.
Rentrés
Lundi soir vingt-et-une heure trente : pas de nouvelles. On s’envoie les mi-cuits au chocolat de Sophie dans des petits plats en porcelaine blanche en buvant de la bière. A petites gorgées, évidement.
A vingt-deux heures un message sur le site internet de la Lufthansa annonce que le vol LH791 pour Munich est pour « ce soir ». L’horaire normal de départ est vingt-trois heures ; ça sent l’échec. On appelle l’aéroport pour savoir si ça a un sens de réveiller les deux minettes qui dorment à l’étage. La dame au bout du fil doit nous rappeler pour confirmer ça. Dix minutes passent et le téléphone n’a toujours pas sonné. Quinze minutes : sonnerie et confirmation.
La suite, pour faire court : valises bouclés à l’arrache, taxi, décollage en bout de piste à trois heures du matin, douze ou treize heures de vol dans un avion surchargé en carburant en prévision d’un éventuellement changement de cap, correspondance pour Lyon annulée, location de voiture, huit heures de route à travers l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse et la France, arrivée mardi soir vers vingt-deux heures sur Grenoble. Vingt-quatre heures de marathon.
Welcome back home.
Et sinon, c’était bien. Une photo floue pour prouver ça :

Boîtes, Singapour, Avril 2010
Sensations totalement différentes de l’année dernière. On en reparle bientôt, mais il va falloir un peu de temps pour digérer les images, les sons, les goûts et les odeurs. Et développer mes sept rouleaux d’acros aussi.
Un merci interplanétaire à Xavier, Sophie et les deux loulous pour les bons moments, les belles découvertes et la porte ouverte.
Sur le départ, ter
On a enregistre. On a passe la douane, tap-tap deux coups de tampons. On a passe les bagages aux rayons-x et nos corps aux detecteurs de metaux. On s’est assis dans la salle d’embarquement. Derriere nous l’avion.
Une tele diffuse un film indien en noir et blanc. Musique enjouee et visages contrits. Nous sommes assis sur une rangee de sieges, bleus, a quelques metres de la porte qui mene a l’avion. Julie dessine avec sa maman sur le cahier de vacances que Sophie lui a offert. Marie fait le petit chat et rampe a quatres pattes sur la moquette horrible. Je prends des notes dans le Moleskine de voyage. Derriere nous l’avion.
Une eruption volcanique en Islande perturbe le traffic aerien ; un volcan balance des poussieres a haute altitude et l’on craint pour la sante des avions. Pour l’instant c’est un nuage de cendre qui s’etend de l’Islande jusque le nord de l’Europe. Pour l’instant notre vol est maintenu.
Il est vingt-deux heures trente, nous sommes censes embarquer dans dix minutes. Derriere nous l’avion. Maintenant toutes les lumieres sont eteintes.
Une voix dans les hauts parleurs nous annonce que le vol est annule.
Douanes, bagages, taxi.
De file d’attente en file d’attente il est minuit quand on arrive chez Xavier et Sophie. Dormir.
Sur le depart, bis
Il est assez etrange de voir son retour suspendu aux vents et aux poussieres qui s’agitent a vingt-mille bornes d’ici.
Pour l’instant notre vol Singapour-Munich est maintenu.
… pas d’accents because le qwerty
Sur le départ
J’ai beaucoup de mal à gérer le stress des voyages. Plus la date approche, plus la tension monte. Je fais des listes sur papier, je fais des listes dans ma tête, je réutilise celles de l’année dernière. Je fais et je défais mais rien à faire : j’ai toujours l’impression d’oublier quelque chose ou, pire, de me surcharger en superflu.
Demain, nous partons pour 16 jours en Asie. Singapour-Bali-Singapour.
Un Moleskine rouge, un feutre, un crayon à papier, des crayons de couleurs et un taille crayons. Le tout dans une trousse Barbapapa rose. Des livres pour les filles et des livres pour les grands. L’année dernière je m’étais perdu en Alaska : Into the wild de Jon Krakauer. Cette année j’ai attrapé un peu au hasard un bouquin de nouvelles japonaises : Saules aveugles, femme endormie de Haruki Murakami. Voilà pour l’essentiel.

Bougies et fleurs, Singapour, Avril 2009 – Nikon F100, 35mm 2, Velvia 100F
Quel(s) boîtier(s), quel(s) objectif(s) et quel(s) film(s) ? Pour éviter les questions sans réponses : back to basics. Un boîtier, deux objectifs, un film. Je bourre mon FM2 dans la besace, le 24, le 50 et de la Fuji Acros.
Noir & Blanc donc. Après New-York ça n’est, bizarrement, que mon deuxième voyage entièrement monochrome.
Il reste à ne pas succomber à la tentation de glisser les deux rouleau de diapo qui attendent au frigo et ne pas se poser la question de la différence entre la photo de vacance et la Photo. Il n’y en a pas.
Une petite matinée de boulot, encore une après-midi de stress et c’est parti pour quatorze heures de vol.
Lorsque nous vivions ensemble
Ma lecture de ces deux derniers jours a été Lorsque nous vivions ensemblede Kazuo Kamimura. Un gros bouquin tout rose qui nous décrit pendant sept cents pages la vie d’un jeune couple dans le japon des années 1970. A 21 et 23 ans, Kyôko et Jirô vivent en couple, font l’amour et doutent. Dans une époque traditionaliste ils semblent craindre le mariage comme le couperet qui mettra fin à leur relation. Inexorablement.
Aux vues du volume et du sujet, j’ai eu peur de subir l’attaque des Feux de l’amour Japan style, mais l’auteur a pris le parti de morceler l’histoire en micro chapitres. Histoires dans l’histoire, ils ressemblent à un chapelet d’haïkus que l’on égraine un à un.
La neige tombe,
Je la regarde,
Elle tombe encore.

Kazuo Kamimura – Lorsque nous vivions ensemble
Le couple est une petite barque sur l’océan ; ils font des rencontres, le plus souvent des gens étranges et pervers tueurs d’oiseaux, se cherchent, vivent le quotidien et tout son poids. Bien souvent le sexe semble être le seul ciment de leur union : ils baisent. Et ce, même s’il est avant tout question d’amour.
Nous détestons notre père et notre mère.
Pourtant, un jour, nous leur ressemblerons.
Comme mon père, j’étreindrai ma femme avec une haleine qui pue l’alcool.
Comme ma mère, je ferai le dos rond et je supporterai cette vie.
Puis un jour, devant le mot « Jeunesse », nous nous sentirons couverts de honte.
Encore 2 tomes à venir. Good !
Petite parenthèse graphique : c’est assez fort, les cases laissent régulièrement la place à des doubles pages sombres pleines de hachures ; les personnages inquiétants perdent leur pupilles et se zombifient ; le vent hurle. En blanc, en noir, en gris.
Hip Hop Sucks
Suite à une petite discussion sur Twitter (comprendre deux ou trois phrases de moins de 140 signes chacune) avec Bob et parce que Brice nous a gavé de hip-hop, j’ai commencé à écrire un post sur la musique. Celle qu’on aime, celle qu’on apprend à aimer et celle qui pue.
Et comme je traine et que la glande sur internet reste ma grande spécialité, je suis tombé sur ça :

Hip Hop Sucks, via iammeltron
Just thought I’d post this. Starting to get tired of hearing about all the shows these rappers do and then getting the news of how someone was shot and killed at a « …hip hop concert ». Those f**kers are ruining hip hop…true hip hop.
Hip hop is about talent, lyrics, sometimes positive, sometimes grimey, but always true and never about killing constantly or how many b**ches you f**ked. Hip hop is for linguists and those that love words flowing like poetry. The juxtaposition of daily life and random thought paint vivid pictures. THAT is what hip hop is. This other b**lsh*t on the radio f**king drives me nuts!
I can’t stand when I hear radio stations that proclaim in their interstitials « …home of the real hip hop and r&b… » then immediately start playing T.I., 50Cent or some other dumb sh*t no talent j*ck*ss. Annoyed I am, ANNOYED!
J’aime beaucoup. Voyez ça comme une introduction à ce qui suivra peut-être.
Toujours courir
Il est des choses qui tiennent du mystère. Comme par exemple, se lever à 6h30 un dimanche pour manger des pâtes. Courir dans les bois en short / t-shirt au mois de novembre aussi, c’est bizarre.
Bref, dimanche se tenait la première édition du Trail du buis de La Buisse. Petite promenade sympathique de 21kms pour 800m de dénivelé positif sur laquelle nous avons quelque peu transpiré, Sam, les 243 autres coureurs et moi.
Sam se classe 149ème en 2h20, je finis 135ème en 2h17.
Je pourrais vous parler des crampes qui m’ont chatouillé les mollets dans les 2 derniers kilomètres, mais comme une bonne photo vaux mieux qu’un long discours, admirez l’effort; ça sent la bête:
Pour vous moquer de Sam, c’est par ici.
Plus d’info sur le trail par là.
Photos via photos la buisse.
Acide Ascorbique – C6H8O6
Si je vous dit XTol, Ilfostop, Rapid Fixer et Multigrade IV FB, vous pensez à quoi ?
Pour ceux qui pensent à pollution maximale, je précise que l’XTol est à base d’acide ascorbique, donc ça n’est pas (encore) trop l’horreur. Pour le reste c’est probablement de la belle me**e pas green-friendly pour deux sous: c’est là que la déchetterie entre en jeux.
Sur ce, il faut faire de la place, je m’en vais ranger le grenier. J’espère que mon ampoule inactinique marche encore.