Back to la base #2 – Sensibilité

100 ou 400 ASA ? On a tous acheté un jetable en se posant la question. On ne parlait ni diaphragme, ni obturateur, mais lumière et beau temps. La simple sensibilité. A mon sens c’est une part de l’inconscient photographique commun.

En deux mots, la sensibilité c’est la différence entre vos yeux et ceux d’un hibou. Les yeux de chat aussi, la nuit ça marche beaucoup mieux. La sensibilité c’est la quantité de lumière nécessaire pour voir quelque chose correctement.

Plus la sensibilité est élevée, moins les besoins en lumière sont important. Pour reprendre l’exemple du jetable, quand il faisait beau on prenait une sensibilité de 100 ISO, quand le temps s’annonçait couvert ou qu’on allait au mariage du cousin Guillaume on prenait 400 pour pouvoir faire des photos dans l’église.

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Pour indiquer la sensibilité d’une pellicule ou d’un capteur on utilise des nombres. Plus le nombre est grand, plus la sensibilité est élevée. Les valeurs courantes varient entre 25 et 6400 bien qu’avec les reflex numériques actuels la plage de sensibilité tend à s’étendre.

Le petit point théorique qu’il faut retenir c’est que pour passer d’une valeur de sensibilité à l’autre on fait des multiplications par deux. Pour utiliser un vocabulaire de mathématicien qui fait peur, ce petit monde constitue une suite géométrique de raison deux.

25
25 x 2 = 50
50 x 2 = 100
100 x 2 = 200
200 x 2 = 400
400 x 2 = 800
800 x 2 = 1600
1600 x 2 = 3200
3200 x 2 = 6400

En d’autres termes, avec 400 ISO je gagne deux valeurs de sensibilité et j’ai besoin de quatre fois moins de lumière qu’avec 100 ISO.

A la sensibilité sont indirectement attachées des histoires de bruit, taille de capteur, modelé et qualité d’image. On en reparlera.

Note: Je parle indifféremment ASA et ISO car j’ai, on a, longtemps employé le premier. Ensuite la norme Internationale est venue remplacer les ASA Américains. En pratique c’est la même chose.

Note 2: Je viens de me relire et je me demande si tout ceci est bien clair. Anyway.

Sur le même sujet:

  1. Back to la base #3 – Vitesse
  2. Back to la base #4 – Ouverture
  3. Back to la base #1 – La boîte

6 Commentaires

  • 17 juin 2010 - 21 h 02 min | Permalien

    je n’arrive plus à suivre mais je lirai la suite avec curiosité.

  • 18 juin 2010 - 9 h 33 min | Permalien

    J’avais oublié qu’avec l’argentique on était contraint à la même sensibilité pour toute la pellicule! Ah, souvenirs…

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  • Francois
    18 juin 2010 - 10 h 17 min | Permalien

    @nocfish dommage que tu aies décroché, j’avais l’inquiétude de ne pas être clair… ça semble être le cas.

    @Snae c’est vrai que c’est un des aspects « pénible » de l’argentique mais on reparlera un jour de la contrainte comme source de motivation/inspiration. J’ai ça en tête depuis quelque temps déjà. ;-)

  • LN
    18 juin 2010 - 14 h 55 min | Permalien

    comment ça « mathématicien qui fait peur » ?! il faut ménager la « sensibilité » des mathématiciens… c’est au moins du 25x2x2x2x2x2x2….

    pour parler plus sérieusement, je ne savais pas qu’on pouvait choisir le nombre de ASA (ISO as you prefer) avec les appareils numériques… c’est vrai même pour les petits compacts ou est-ce réservé aux appareils plus sophistiqués ?

  • Francois
    18 juin 2010 - 16 h 31 min | Permalien

    @LN coucou sister. Normalement, même sur les petits compacts tu peux le faire… mais en général c’est ISO AUTO et l’appareil fait un mix entre sensibilité pas trop élevée et vitesse d’obturation pas trop lente pour éviter le flou.

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