Lorsque nous vivions ensemble

Ma lecture de ces deux derniers jours a été Lorsque nous vivions ensemblede Kazuo Kamimura. Un gros bouquin tout rose qui nous décrit pendant sept cents pages la vie d’un jeune couple dans le japon des années 1970. A 21 et 23 ans, Kyôko et Jirô vivent en couple, font l’amour et doutent. Dans une époque traditionaliste ils semblent craindre le mariage comme le couperet qui mettra fin à leur relation. Inexorablement.

Aux vues du volume et du sujet, j’ai eu peur de subir l’attaque des Feux de l’amour Japan style, mais l’auteur a pris le parti de morceler l’histoire en micro chapitres. Histoires dans l’histoire, ils ressemblent à un chapelet d’haïkus que l’on égraine un à un.

La neige tombe,
Je la regarde,
Elle tombe encore.

Kazuo Kamimura - Lorsque nous vivions ensemble
Kazuo Kamimura – Lorsque nous vivions ensemble

Le couple est une petite barque sur l’océan ; ils font des rencontres, le plus souvent des gens étranges et pervers tueurs d’oiseaux, se cherchent, vivent le quotidien et tout son poids. Bien souvent le sexe semble être le seul ciment de leur union : ils baisent. Et ce, même s’il est avant tout question d’amour.

Nous détestons notre père et notre mère.
Pourtant, un jour, nous leur ressemblerons.
Comme mon père, j’étreindrai ma femme avec une haleine qui pue l’alcool.
Comme ma mère, je ferai le dos rond et je supporterai cette vie.
Puis un jour, devant le mot « Jeunesse », nous nous sentirons couverts de honte.

Encore 2 tomes à venir. Good !

Petite parenthèse graphique : c’est assez fort, les cases laissent régulièrement la place à des doubles pages sombres pleines de hachures ; les personnages inquiétants perdent leur pupilles et se zombifient ; le vent hurle. En blanc, en noir, en gris.

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2 Commentaires

  • 23 mars 2010 - 22 h 08 min | Permalien

    La citation donne envie…. j’m'en vais investiguer…

  • 27 mars 2010 - 15 h 12 min | Permalien

    @doudette un point dont j’ai complètement oublié de parler est que, dans ce bouquin, la condition de la femme reste très japonaise. Pour brosser un portrait grossier: en retrait, en cuisine et souvent soumise. Dur donc.

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