Dans mon grand trip noir & blanc (je vous en reparlerai probablement) et la perspective de dépoussiérer mon agrandisseur, la tentation est grande de passer sur un format de négatif plus grand : plus facile à tirer, plus velouté, plus de bokeh, plus élitisteclassieux.
6×4.5, 6×6 ou 6×7.
Pour l’instant je fais du carré avec mon Yashica Mat, mais l’absence de cellule et la visée peu claire de la bête ne sont pas une invitation au voyage photographique quotidien. Enfin si, mais rustique le voyage.
L’avantage quand on cherche un moyen format c’est que la liste est finalement assez courte. Hasselblad, sexy mais un peu cher. Et pas vraiment moins rustique. Mamiya RB67 ou autres Pentax 67 hyper lourds. Et puis les télémètriques[1] Mamiya 6/7, Fuji et Bronica RF645.
Et ce Bronica justement il me fait de l’oeil depuis quelques temps déjà. A peine plus volumineux qu’un Leica, sensiblement comparable à un reflex donc ; bien construit ; très discret au déclenchement ; un très bon viseur et des optiques piquées. Les optiques justement, elles sont malheureusement un peu le point faible de l’ensemble.On passera sur le fait que Tamron, propriétaire de Bronica, est fabriquant d’objectifs.
Outre la focale standard de 65mm (équivalent 40mm en 24×36), on trouve grand-angle de 45mm (équivalent 28mm) qui nécessite l’utilisation d’un viseur externe. Sooooooo pratique #1. Il y a aussi un petit télé de 100mm (équivalent 70mm) qui vient remplacer le 135mm d’origine avec lequel il était trop difficile de faire la mise au point. Pour le coup si l’appareil date d’avant l’introduction du 100mm, il faut qu’il soit passé par le SAV pour remplacer les cadres de visées 135 par ceux du 100. Inutile de dire qu’avec la fermeture de Bronica, c’est peine perdue. Sooooooo pratique #2.
Trois focales donc, c’est assez limité mais personnellement je suis heureux entre 28 et 50 (pour du 24×36 s’entend) donc je pourrais vivre 65mm only.
Un autre détail embêtant sur ces optiques c’est que l’ouverture maximum est de F:4. C’est à priori peu gênant en terme d’utilisation en faible lumière car l’absence de miroir (nécessaire à toute visée reflex) et l’obturateur central (dans l’objectif) permettent des descendre très bas en vitesse sans flou de bougé dues aux vibrations de la machinerie. Au pire on poussera d’un ou deux diaphs, mais le gain en terme de finesse de grain disparait. Reste aussi que cette ouverture réduite augmente la profondeur de champ et limite le bokeh. Adieux aux flous démesurés.
Pour le reste, je ne doute pas que cet appareil soit du genre à te réveiller la nuit par un « Hey ! si on allait faire des photos. » ou un « Prends moi ! Maintenant ! » (hum). Celui qu’on glisse a l’arrache dans le sac avant de partir en week-end quand le gros reflex reste à la maison.
Et donc :
Ne pas craquer, ne pas craquer, ne pas craquer.
[1] Pour un topo sur les télémètriques, allez voir chez lense
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Un commentaire
Ne pas craquer, ne pas craquer, ne pas craquer.
=> c’est dommage, craquer et tirer du moyen format c’est tellement mieux…