Dans la toute petite nuit
Je voulais parler de l’étrange sensation que celle d’aimer travailler le soir à la maison ; la lumière diffuse de l’écran éclairant ma gueule en nuances de blanc ; un brin de musique, latine en l’occurrence ; deux brins de fille qui dorment à côté, les poings fermés.
Mais l’histoire me paraissant so boooring, je vous évite la grande envolée (mélan)colique et vous propose un petit moment de culture (via bienbienbien). Si votre anglais est moisi, il se parle de consonance et dissonance, de ce goût universel[1] pour la consonance, de Thelonious Monk, d’utérus et des langues à clics. Et Bobby Mc Ferrin de nous parler d’attentes et de connaissance commune. Prenez le temps, c’est a tomber.
World Science Festival 2009: Notes & Neurons, Part 4 of 5 from World Science Festival on Vimeo.
Pour ajouter ma pierre, une consonance c’est un interval musical agréable, pour ne pas dire facile, à écouter. A l’inverse une dissonance induit une tension, pour ne pas dire une certaine envie de changer de station.
Dans mon petit exemple, une tierce majeur Do-Mi agréable-et-facile suivie d’une seconde mineur Do-Ré bémol je-t-herisse-le-poil, après quelques notes moisies mais faciles, et connues, avant de finir sur notre seconde mineur. En bref, un grand moment de musique !
La dissonance c’est le vinaigre et l’amer, c’est le coup de marteau sur le pouce alors qu’on voulait juste enfoncer un clou, c’est le cailloux au fond de la chaussure, c’est le nez au milieu de la figure. Je n’ose pas finir sur une note politique, la dissonance : c’est Arlette.
Indispensable donc pour ne pas tous finir au pays des bisounours, mangeant des sucettes en écoutant du *****[2].
D’autres infos chez wikipedia.
[1] Il semble qu’il y ait aussi un goût inné pour le sucré.
[2] Pas de nom s’il vous plait.
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