Au fil des lectures on attrape des mots.
Comme je suis loin derrière pour tout ça, je demande souvent à Robert : il m’explique.
En général j’oublie. Des fois non, je mets ces trucs dans ma boîte à mot, la crânienne.
En ce moment, il y a ça dedans : pusillanime, iconoclaste, philanthrope, dithyrambique, se goberger, conséquent.
Avec tout ça, le photographe verra que le français est une langue qui possède un beau grain, le musicien y entendra une certaine tonalité, le pervers et le poète[1] regarderont une langue qui a du sexe (sic), le cuisinier goûtera un plat de mots savoureux, le sculpteur touchera un beau modelé et l’étranger se dira que putain, c’est vraiment une langue compliquée et élitiste
.
Notes
[1] Merci Léo.
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