bzzzzzzzzzz bzzzzzzzzzz bzzzzzzzzzz ti di di di

Un micro, un kazoo, un piano, une flute et un métalophone et c’est parti. Tout à fait le genre de truc que j’aimerais avoir le temps de faire avec mes poulets. Les quelques mots d’espagnol à la fin c’est frisson garanti.

Descente

Je voulais écrire, depuis un bout déjà. Présenter les quelques bouquins que j’ai lu dernièrement, parler de la Portra, de la mort de Kodak, parler, encore, du Bosphore ou d’ailleurs, parler, toujours, de la normalisation, de nos jardins d’enfants qui ressemblent maintenant aux jardins d’enfant du bout du monde avec leur sols en mousse recyclée. De plus en plus pareil.

J’ai chargé des flux RSS, lu des gens qui parlaient de leur bouquins, de leurs voyages et de leur réflexions. J’ai parcouru l’onglet inspiration, vu des images que j’avais déjà vues, lu d’autres gens présenter le travail d’autres gens. J’ai ouvert twitter, lu des petites phrases, de bon mots, des gens qui s’y connaissent. « See what I can do. » « Watch me. Watch me. »

J’ai fermé tout ça. Les prescripteurs me fatiguent. Cet article me fatigue.

Café.

Under the bridge

J’ai cherché dans mes archives de la tri-x en « souvenir » de kodak. A dire vrai j’ai trouvé surtout de l’HP5, la tri-x est venue sur le tard. Mon photographe m’avait conseillé son grain mythique, j’ai dû en acheter quelques cartouches.

Voyage au Quebec en 2003. On est marié depuis deux mois.

Les négas sont restés 9 ans dans les pochettes avant que j’en scanne des bouts ce soir. J’ai oublié certaines images et d’autres sont parfaitement là. Etrange mémoire photographique.

Bridge

En passant #7

Le soleil, des nuages et des bateaux. Avec le brouillard d’aujourd’hui le paysage me paraît impossible. Les filles sont quelque part sur le pont à regarder l’eau du détroit qui monte à la mer noire, chargée de méduses translucides.

Istanbul, je crois que tu m’as marqué.

Soleil et Nuages

J’ai quelques autres vues avec le soleil mieux placé, mieux dans le sens de suivant les règles, nombre d’or, tiers et autres, mais c’est celle-là qui fait mon souvenir.

Retour à Prague

Petit retour à Prague, même hotel, même resto, même ambiance. La pluie en plus, ce qui au fond ne change rien. Sensation toujours agréable d’être coincé entre l’art nouveau, le moyen âge et l’ancien bloc soviétique.

Traditionnelle séance de déambulation pré-sommeil, le mieux est encore de laisser tomber la cellule et de se caler au trentième, à F2 dans les indécents isos d’aujourd’hui.

Fenêtre sur rue

Il y aurait plein de choses à dire, notamment sur le mec à côté de qui j’ai passé ma journée et qui de son anglais inexistant se démène pour qu’on puisse discuter, ou sur la bouffe tchèque si euh nourrissante.

Sans rapport, si ce n’est les longues heures de correspondances, d’avions et de bus, j’ai enfin attaqué le roman de l’été que m’a prêté Sophie. C’est plein de justesse et de traits d’esprits. Je voulais en citer quelques passages mais à 23h20 il ne faut plus trop en demander. D’autant que j’ai peur que sortis de leur contexte tout ces mots ne perdent en saveur.

Time is nothing

Étrange de recroiser ces mêmes endroits qu’on a foulé. Voilà une vidéo qui me met entre le bonheur niai, la dépression et l’envie de bouger. Il y a probablement un peu de la musique améliepoulainesque dans l’affaire.


Time is Nothing // Around The World Time Lapse from Kien Lam on Vimeo.

Envie de noir et de vert (ou autre)

J’ai fait un petit retour arrière sur mon Flickr et je suis pris d’une grosse envie de retourner en Islande. 2006, ça va faire six ans. La petite fille qui marchait sur les rochers près de Stykkisholmur a bien grandi.

20060802-169-Islande

Avec le dernier voyage, on a ajouté à la carte du monde un point sur Istanbul, mais force est de constater qu’il y a encore beaucoup à découvrir avant de refaire un endroit. Si tant est que faire ait un sens pour le voyage.

Le prochain se tirera probablement au hasard. Un grand chapeau et des papiers. Vivement les vacances !

Je viens de relire cette dernière phrase et je me rends compte que dire ça à 4 jours du retour va rendre le temps bien long. :)

Bleu

Attaquons l’année avec un peu de bleu. Celui de Murakami, celui du coeur, le ciel est encore gris. Après une probable scène de défonce, regarder par le carré de la porte restée ouverte la pluie tomber.

Sur ce fond de noirceur, je distingue clairement la pluie fine qui tombe. Au dessus du toit, le ciel est gonflé de nuages lourds, que l’on dirait badigeonnés de plusieurs couches de peinture grise. Dans l’étroit rectangle du champ visuel qui s’offre à moi, ce ciel est ce qu’il y a de plus lumineux.

Les gros nuages gris sont bourrés de fièvre. Ce sont eux qui imbibent l’air comme une éponge et qui nous mettent en sueur, Lili et moi ; ceux qui font que les draps sont tout froissés et collent à la peau.

Une ligne noire, extrêmement fine, strie en biais le ciel restreint. Sans doute un fil électrique ou une mince branche d’arbre. Mais la pluie se renforce et gomme ce trait noir.

A relire ce passage, je vois l’image un peu sombre de la scène sur le dépoli d’un TLR ancien. Il ferait un peu chaud, moite et on s’assiérait sur le bord du lit. Poésie de la sieste, bien plus douce que certains autre passage du bouquin. Je vous chercherai le t-shirt Mickey et la barre en acier.

Merci à Laurent pour l’extrait!

Hey !

Faire des liens d’année en année devient ma grande spécialité. Donc n’oubliez pas les bonnes résolutions et souquez ferme ! Bonne année !

Note: Je constate que voir tant de points d’exclamation en deux lignes a tendance à m’épuiser.

En vrac #3

En vrac donc, et parce que je n’aurai pas le temps d’ici à quand, voici une petite liste de fin d’année:

  • Primates par Ruben Brulat, qui m’a mis un petit coup au moral ce matin en me rappelant une série que j’ai imaginée, voulu, mais pas fait. Comme souvent. J’aime beaucoup. Jalousie.
  • Du coup, il faudra que ça se fasse. Et ça. Et encore ça.
  • Rentrés de quelques jours à Istanbul, il est:
    • Réconfortant de constater encore que nous sommes tous pareils, tous différents, et qu’on aspire globalement à la découverte de l’autre. J’ai déjà écrit là dessus, mais je n’arrive plus à remettre la main dessus.
    • Marrant de croiser des gens en wayfarer, converse et lomo.
    • Intéressant de discuter avec d’anciens expats, ayant vécu dix ou quinze ans en France et rentrés au pays.
    • Obligé de constater qu’Istanbul, niveau histoire, ça envoie. Niveau architecture aussi d’ailleurs. Ah, et la bouffe n’est pas en reste non plus.
  • Après ce deuxième voyage numérique, je vais finir par faire une review du X100. Ou pas.
  • Trop de pensées tue le sommeil.
  • Trop de choix tue le choix.
  • Trop fatigués pour faire un réveillon. Ce soir couchés avec les enfants.
  • Il est des gens pour croire en la fin du monde par le calendrier maya. J’en ai vu un hier soir au monop.
  • Si je ne surveille pas le crumble il va bruler.