Instantanés

Where do the children play

J’ai eu des enfants et j’ai commencé à collectionner les balançoires. Dans tous les pays : des parcs, des balançoires et des toboggans. Universalité des jeux et des rires. Rencontres fortuites le temps d’une glissade dans une langue qui chante différemment.

Istanbul.

Playground

Et on écouterait Cat Stevens en pleurant sur nos fesses qui ne rentrent plus dans les balançoires en plastique. Nous avons beaucoup perdu avec l’âge.

General

Joie

La mélancolie, c’est le bonheur d’être triste.

Heureusement que Hugo n’a pas dit nostalgie, ça m’aurait fait bizarre d’être gai tout le temps.

C'est bon ça

Capitaine Pirate

Aux dernières vacances, ça date un peu, nous sommes allés voir Les Pirates ! Bons à rien, mauvais en tout avec les filles. Parce que les pirates c’est bien et puis aussi peut-être que je fais une petite fixation.

Voir un film d’animation à l’ancienne à la Wallace et Grommit, genre pâte à modeler et prise plan par plan, ça fait du bien. Même si en réalité c’est du latex posé sur des squelettes métalliques avec juste quelques grammes de playdoh sur la face pour les expressions et une intégration d’image de synthèse pour enrichir les décors. Pas totalement old school donc.


Une sorte de réappropriation des clichés de la piraterie, oh toi pirate étonnamment plantureux, où le meilleur de la piraterie ce n’est ni le pillage ni d’avoir un sabre. Ce n’est pas l’alcool, ni le scorbut, ni les sirènes à demi nues. Ce qu’il y a de mieux dans la vie d’un pirate, c’est la Soirée Jambon !. Un peu, voir complètement, barré. Je suis ressorti avec des filles qui faisaient des combats de sabres avec leur parapluies en criant « Ah ah ! Je suis le Capitaine Pirate et je viens prendre votre or ». Priceless.

Mention spéciale à Charles Darwin et à l’équipage du Capitaine Scientifique. On en reparlera (peut-être).

Café de la gare

School

Forgot Algebra

Il y a toujours eu des cours, sans intérêt, chiants, inutiles.

Au lycée pour moi c’était l’analyse de texte, je ne comprenais pas qu’on puisse désosser le travail d’un auteur comme on désosse un poulet. L’écrit devait faire naître quelque chose dans sa globalité et la puissance du tout ne pouvait venir de la somme des parties. Au bac j’ai eu 8 à l’écrit, j’ai pris des cours particuliers, j’ai repassé, j’ai eu 4. Ma mère (coucou maman) avait demandé à l’académie ma copie de français pour vérifier l’étendue du désastre. J’ai retrouvé l’enveloppe il y a peu dans un carton. C’était vraiment mauvais, j’aurais mis 2.

Je n’étais pas grand fan d’histoire/géographie non plus. Jeune j’étais con.

Darth Vador Lightsaber

En école d’ingénieur j’ai fait de l’optique. Avec la perspective de finir informaticien (coucou algorithme du tri fusion), cela me semblait juste une perte de temps. Je me souviens d’un TP, dans une petite salle de deux mètres par deux, noire, où on avait fait un laser. Quatre heures dans le noir avec des machines compliquées pour au final avoir un point vert, preuve d’un faisceau lumineux concentré, sur un carton, ça m’avait gonflé. Maintenant que je relis ça, je me dis ON AVAIT FAIT UN LASER !

Tout ça pour dire que cette utilité, ou inutilité suivant le point de vue, qui nous est si chère, est bien ridicule. Si on ne devait apprendre que des trucs qui servent, l’école se cantonnerait à des cours de couture et de cuisine. Éventuellement une option cric-changement de roue pour ceux qui voient la vie motorisée.

Par ailleurs, il me semble que la volonté de vouloir arrêter les apprentissages généraux de plus en plus tôt (coucou le bac d’histoire-géo en première) ne va pas dans le bon sens: c’est le genre de matière dont on voit l’intérêt avec l’âge. Quoique j’étais incollable en préhistoire quand j’étais petit. Et c’était avant Jurassic Park. Comme quoi je raconte bien n’importe quoi. Le temps ne fait rien à l’affaire.

via (le toujours très bon) xkcd

C'est bon ça

Good loops, good vibes

Je crois que j’avais dit que je parlerais un peu musique – je, j’, je, egoman. Dont acte.

Il y a quelques jours rencontre de Bernhoft au détour d’un flux RSS. Depuis je boucle dessus, la voix, l’utilisation vraiment juste du looper (un truc pour faire des boucles donc) et des overdubs pour devenir un one man band et : l’énergie. En plus les filles (les miennes) adorent sa coupe de cheveux.

On branche le casque, monte le son et on appuie sur play. C’Mon talk !

 

 

Le looper me renvoie à un autre concert. Il y a deux, trois ou cinq ans, j’ai oublié, en première partie de John Butler : Kaki King. Jusqu’à présent les premières parties ça avait toujours été : vite que ça finisse, qu’on puisse voir le vrai concert. Pas là. Gay sons of lesbian mothers. Trip total.

La vidéo n’est pas top mais c’est mon titre préféré. D’ailleurs on peut prendre deux minutes pour y réfléchir, à ce titre. On remet le casque, et on appuie. Enjoy !

 

 

Un peu plus d’énergie par ici et de choupitude par .

Depuis que j’ai vu ça je lorgne du côté des boites magiques. Materialman :)

 

Note: Et voilà que je repars avec des titres en anglais. Damned!
Note 2 : Moins j’écris, plus j’écris mal. Ca c’est fait
Note 3 : La mise en page est un peu étouffante, il faudrait prendre le temps de coller un autre thème à ce wordpress

General

Résonance

Toujours ce double déménagement et ces choses qu’on retrouve. Voilà un film qui parle et me parle, au moins partiellement, du rapport aux objets.

via

Instantanés

Etrange mois d’avril

Un peu, beaucoup, absent ces derniers temps. Entre autres pour cause de déménagements, avec un s, voir deux.

On a quitté notre appartement, celui dans lequel on a galéré, celui qui avait vu pousser nos filles déjà si grandes. Il a fallu mettre en carton, vider cave et grenier, faire un dernier tour dans l’appartement vide. Ça résonne ici. Donner les clés. Une page se tourne.

Mes parents déménagent. Il a fallu trier, jeter ou garder. Après coup je constate que dégager les objets de son enfance, qui attendaient sur des rayonnages, a été beaucoup plus facile que ce à quoi je m’attendais. Retrouvée la voiture radio-commandée, retrouvée la mega-drive, retrouvés un joystick et quelques jeux pour le CPC464, retrouvés les cahiers du primaire, de l’élémentaire et de la suite, retrouvés des lettres, des petits mots, des photos, des petits trucs. Une fois les premiers mis, avec retenue, dans le sac poubelle de 150L, les autres suivent tranquillement. On réalise alors qu’on ne meurt pas avec les objets qu’on balance même si le fait est que le support de mémoire qu’ils offrent disparaît. Une deuxième page se tourne.

Avec tout ça j’ai récupéré mes amplis, mes guitares et des mètres de câble. Ceux achetés ado, adolescent tardif jusque dans le supérieur, à grand renforts de jobs de plusieurs étés et d’économies de rien sur l’argent de poche. Trois plus cinq, va s’en dire qu’il y en a trop. Ca fait longtemps que le côté la guitare est une compagne blah blah m’est passé mais, support de mémoire, l’idée d’en vendre est un peu difficile. J’imagine qu’il va falloir faire comme avec le sac poubelle de 150L et en vendre une, puis deux, puis… Cela va impliquer de choisir entre sonorité, utilité et histoire personnelle. Une troisième page à tourner.

Encore un peu de guitare : mon père (coucou papa) m’a donné sa guitare. Peut-être à cause du déménagement, peut-être qu’il n’en joue plus trop, peut-être pour d’autres choses. Je ne sais pas. Je me retrouve donc avec une guitare qui sonne incroyablement, facile à jouer, belle, qui sent bon le vernis. Tenir le manche sous ses doigts, caler la caisse contre les côtes, ça a vraiment un petit côté la guitare est une compagne blah blah. Très tactile tout ça. Par contre il y a un petit côté héritage avant l’heure que je ne sais pas encore trop comment gérer. Pas d’effusions qu’il avait dit.

Peut-être que, quelque part, toutes ces pages qui se tournent c’est de l’avance pour plus tard, faite dans un bon mood et pour aller vers le mieux. Quelque chose de bien donc, on devrait déménager plus souvent.

Damned ! Voilà des mots biens décousus, avec un s, voir deux. Désolé.

Instantanés

En passant #10

Untitled

J’avais oublié cette photo de Québec et son ambiance un peu étrange. L’homme en fauteuil, son chien, l’homme en vélo, la route, la fumée, et (comme souvent) le poteau.

2003, ça nous rajeunit pas.

General

We are in

Bon, on a emménagé dans un appartement d’une surface indécente et on a (enfin) récupéré une connexion internet.

Plus qu’à pousser les cartons restants dans les coins et on y est.

Café de la gare

Orwell n’aurait pas rêvé mieux

Entendu ce matin à la radio : la mise en place de la vidéoverbalisation dans quelques villes de France. Dans l’idée un système de vidéo surveillance permet à un agent assermenté de repérer les voitures mal garées, de faire un gros zoom avec sa caméra et clic-clac c’est dans la boite.

Je vois bien le besoin de punir les mauvais comportements, les mecs garés sur les voies de bus, les passages piétons ou les pistes cyclables mais je me demande dans quelle mesure on n’est pas entrain de se monter un joli parti de l’Amour.

Ah tiens.